05/11/2006 : SCOOP : Woody Allen, jette une pierre dans le jardin des médias.


la mort de l’investigation journalistique tuée par l’efficacité du vice et de la vertu de gens de la “vraie vie”

Ou comment un attelage amateur va résoudre une énigme policière.
Woody Allen en parfait illusionniste ( normal pour un cinéaste) sur le retour, vend du mensonge, et utilise son art dans le vice du jeu ( de cartes), et se retrouve associé, malgré lui, à une innocente jeune vraie-fausse naïve, destinée à devenir orthodontiste, mais qui en attendant, se fait les dents sut tout ce qu’elle trouve.

Là ou un journaliste devait travailler des mois pour gagner la confiance des uns et des autres, il se retrouve aujourd’hui enclavé dans les convenances mondaines et sociales, réduisant ainsi progressivement son rôle. A l’inverse nos héros vont trouver, sans scrupules, leurs propres raccourcis, en négociant habilement avec l’honneteté, abusant de la confiance des uns et des autres, pour démêler le vrai du faux, bénéficiant de l’invisibilité de leur agissement sous le couvert de la normalité, mais sans pour autant faire partie du monde qu’ils observent, qu’ils scrutent sournoisement. Ils en transperceront les secrets les mieux gardés, aidés en cela de l’outil, redoutable, qu’est l’enfant terrible issu d’internet ; Google.

Curieusement cette fable sur cette inversion des rôles, passe complètement à la trappe de nos amis critiques de cinéma de l’ensemble des médias nationaux. ce qui est étonnant, tout de même, avec un film nommé “SCOOP”, qui commence par une scène d’enterrement de l’éthique journalistique.

Au mieux les critiques semblent détecter un film sur la mort. ( Oui mais de quoi ?), ou bien l’obsession amoureuse de Woody Allen avec les femmes. La mort et l’amour, c’est une révélation pour l’histoire du cinéma mondial.

le site du film :
http://www.tfmdistribution.com/scoop

Les critiques dans la Presse

Libération 01/11/06
«Scoop», la mort en farce
Auteur : Philippe AZOURY
http://www.liberation.fr/culture/cinema/214320.FR.php
“ Woody Allen revient avec sa muse Scarlett Johansson dans une intrigue moins légère qu'il n'y paraît.”
“ s'apercevoir, par exemple, que si Broadway... était un film (morbide ?) sur le spectacle, Scoop est un film (spectaculaire ?) sur la mort. L'un et l'autre appartiennent chez Allen au même registre. Il regarde la mort comme ce numéro de trop qui n'aurait pas fonctionné. Il filme même l'accident de voiture fatal à son propre personnage comme un gag encore une fois catastrophique.”


Le Monde 30/10/06
"Scoop" : le magicien, la greluche et le journaliste fantôme
Auteur : Thomas Sotinel
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-829408,0.html
“ La conclusion un peu noire de Scoop, son humour macabre montrent de toute façon qu'il ne s'agit que d'une pause (tout à fait relaxante) dans le parcours du cinéaste, et que ses obsessions, qui servent ici d'accessoires comiques, sont prêtes à repasser au premier plan.”


Le Figaro 01/11/2006
Woody Allen : "Je me trouve très facile à diriger..."
Auteur : Jean-Luc Wachthausen
http://www.lefigaro.fr/culture/20061101.FIG000000009_woody_allen_je_me_trouve_tres_facile_a_diriger.html


L’Humanité 31/10/06
Temps de pause
Auteur : D.W
“ Comédie . Tandis que Match Point permettait de renouer avec le meilleur de Woody Allen, Scoop ne passe pas le filet.
Scoop, de Woody Allen”
http://www.humanite.fr/journal/2006-10-31/2006-10-31-839615
“ Sid et Sondra incarnent à merveille tous les clichés des impulsifs ressortissants de la jeune nation face au vieux pays stratifié, et toutes les balourdises du genre.”