| Optimisme : Béatitude présente et permanente sans responsabilité de ce qui peut advenir. |
15/05/2008 La revendication de l’optimisme exprime une nécessité de se réfugier dans un irrationnel rassurant. Ils pourraient se revendiquer Zen, mais l’affirmation de l’état optimiste avoue de facto .... Une mauvaise conscience ?
Quelle peut-elle bien être ?
Dépossédée de commande consistante ( la commande de l’Auditorium de Paris a été à celui qui disposait du meilleur réseau social, et qui était le mieux organisé, logiquement c’est un sexagénaire, un vieux routier. ) Dans une société bien portante, et confiante en elle même, confiante en son avenir, la commande aurait été à un quadragénaire... quinquagénaire imaginatif.
La situation se résume pour cette génération qui se voudrait montante, à devoir assumer l’inassummable... la sécession urbaine, c’est la génération qui va mettre en place la sécession urbaine.
Le vivre ensemble vole en éclat, et tous les concepts urbains en vogue autour du monde : ( des “murs “ “séparations”, aux gated communities ( ghettoïsation positives ( positif = optimisme ) ), aux gratte-ciel, sans oublier l’explosion à l’automne 2005 des délaissés des banlieues françaises, tous ces événements ou choix urbains ou architecturaux sont compatibles ou annonciateurs, ou carrément déjà un résultat de la “ sécession urbaine.” C’est déjà le non partage, et l’interdiction faite à certaines catégories de population de se déplacer librement dans la Cité.
Pour la première fois, dans la société contemporaine, sans doute, des parties de la population, deviennent inutiles, au bon fonctionnement de la Cité.
Curieusement le mot est tabou, même parmi nos “optimistes” qui semblent préférer jouer les “imbéciles heureux” plutôt que d’assumer une conscience sociale et politique. Plutôt que de dire NON.
Ils ne s’opposent pas, puisque ‘ils courent après la commande de la prochaine trésorerie à concevoir 100% optimiste.
Pour accompagner cet égoïsme, ils se moquent de l’urgence. Leur apport se résume à prôner l’optimisme, à grand renfort de couleurs ( la couleur est un pis aller des pauvres. Burano, l’île vénitienne, illustre parfaitement cet état de fait. )
L’arrondi comme non-détail d’architecture. ( le détail d’architecture est un synonyme de civilisation, ) une construction sans détail d’architecture est des plus rustres ou des plus nomades. ) C’est le détail d’architecture qui pérennise une construction en lui permettant de devenir symbolique et visible. Le détail d’architecture est la rencontre forcée et accidentelle de différents matériaux, de différents plans, de différentes enveloppes. C’est l’élégance et l’ingéniosité pour concilier un inconciliable supposé. Bref c’est de la culture ... et la culture c’est de la vie. Ici pas de culture, pas de vie, ils sont froids glacials et déjà morts.
NAJA un jour, NAJA toujours !
On devine aisément que pour répondre à la fabrication ( Le ministère de la culture, avec les NAJA, ne faisant que répondre aux attentes des autres ministères qui demandent : “ Mais à qui donc confier la conception de nos prochaines Trésoreries ? “ )
Et le ministère de la Culture de répondre : “Mais Bien sûr, voici nos champions ! ”
Il y a donc un trauma NAJA ...... c’est l’après NAJA.
Après avoir été encensé, pendant deux ans, et voir déjà une nouvelle génération se pointer , voir que Nouvel et son club, rafle tout ce qui peut bien être commande de prestige ( en France, ) et enfin, voir les juteux P.P.P promis aux Plus Puissants Prestataires.
Il est donc vital pour eux de redevenir NAJA, d’une manière ou d’une autre. Les architectes optimistes, ces auto-proclammés "touch", c’est un peu cela : NAJA à vie.
Jérôme Auzolle
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