| Le pavillon français pour l'exposition universelle de Shanghai 2010 |
03/07/2008 Quatre équipes, d’architectes, sélectionnées, par le ministère de la culture, un projet lauréat choisi par L’Elysée. Le pavillon français pour la future exposition universelle de Shanghai en 2010 fait l’objet d’une mini exposition ( gratuite) dans les tréfonds de la Cité de l’architecture et du Patrimoine ( Paris XVIe).
Les 4 projets présentés peuvent se diviser en deux catégories. les adeptes de “la plus belle boîte du monde” ( Rudy Ricciotti et Jacques Ferrier) et les adeptes de la complexité plus ou moins proliférante. ( Périphériques, ARM architecture/Mathieu Poitevin.)
Les “boîtes”
Projet lisse et sobre pour Rudy Ricciotti, patchwork pour Jacques Ferrier. Ces deux projets déçoivent par le coté déjà vu ailleurs des idées qui semblent avoir prévalu ici.
Serions nous passés du “made in france” au “copy in France” ? Le choix du projet de Jacques Ferrier par le président de la République incline à penser que les choix architecturaux sont, en France, avant tout des choix de réseaux sociaux. En attendant le projet est plus “modeux” qu’innovant ou démonstratif. Il en est même maladroit, limite grotesque, et sans génie perceptible. C’est le pavillon du “faire semblant.”
Les “ complexes”
Périphériques essayent de “rester jeune” avec un pavillon s’affichant à l’image d’une multitude de fenêtres d’ordinateurs se superposant les unes aux autres. L’effet est déjà démodé et franchement ne grandirait pas spécialement l’image que l’on peut se faire de la société française et de ses techniques. C’est le genre de projet qui nous rappelle ces affiches promotionnelles avec des centaines de fromages différents.
ARM/Mathieu Poitevin
Le projet semble sortir tout droit de la guerre des Etoiles, une sorte de campement plus ou moins suspendu et fortifié dans un désert quelconque.
On hésite entre champignons atomiques et ombrelles "dinosauresques".
La référence culturelle semble s’arrêter aux videogames, le projet parlera sans doute aux célibataires et jeunes adultes blancs, entre quinze et trente cinq ans adeptes d’heroic-fantasy, mais ce genre de projet n’a aucune chance de s’imposer dans un pays du rationalisme, ou l’image de l’Etat ne peut sortir de la figure de stabilité et d’une perfection géométrique savante.
Le projet présente cependant une qualité, c’est d’être un projet “du dessous”, il n’est perceptible qu’en contre projet, et se laisse approcher en se glissant dessous, ce qui est assez rare en architecture, mais ne répond pas spécialement à la question posée ici.
Finalement, le projet retenu pour le futur pavillon français montrera surtout les failles du système de décision de la société française.
J.A
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