| Outil privilégié de la ville durable, le génie urbain a son école : l'EIVP |
27/08/2009 Du 31 août au 4 septembre prochain se déroulera l'Université d'été de l'Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris (EIVP). Créée en 1959 pour répondre aux besoins de recrutement de la ville, cette école, seule habilitée à délivrer le diplôme d'ingénieur en génie urbain, célèbre donc son cinquantenaire. Dotée depuis 2006 de nouveaux statuts, l'EIVP a développé sa recherche sur la ville durable, privilégiant les énergies nouvelles, la mobilité et la résilience des villes. Aujourd'hui, cette grande école, déjà active au sein de réseaux associant de prestigieux établissements d'enseignement supérieur, franchit une nouvelle étape en se rapprochant de l'Ecole des Ponts Paris Tech.
Jusqu'en 1986, l'EIVP formait exclusivement des ingénieurs fonctionnaires de la ville de Paris. Mais les besoins de cette dernière étant stables, autour de vingt à trente ingénieurs par an, il a été décidé alors que l'école formerait également des ingénieurs "civils". Au total, l'EIVP a délivré un diplôme à près de 1.500 ingénieurs, dont 60% travaillent aujourd'hui à la ville de Paris, 26% au sein des collectivités locales et des sociétés d'économie mixte, et 14% dans le secteur privé, principalement des activités de services. Précisons que depuis janvier 2006, cette école acquis un nouveau statut qui lui confère une plus grande marge de manoeuvre dans sa gouvernance et sa démarche de développement. Aujourd'hui, l'EIVP forme environ 80 élèves par an, dont une vingtaine pour la ville de Paris. "Pour répondre aux besoins des collectivités territoriales mais aussi à la demande que génère le développement durable, notre objectif est de doubler le nombre de nos diplômés afin d'atteindre une taille critique, que ce soit sous la forme de formation initiale, de mastères spécialisés ou de formation continue", explique Régis Vallée, le directeur de l'EIVP.
L'union du génie urbain au génie civil
Au sein de cette école, la recherche occupe depuis quelques années une place prépondérante qui s'articule autour de trois thématiques majeures : les énergies nouvelles, la mobilité et la résilience des villes. L'école est impliquée dans plus d'une dizaine de projets de recherche dont certains sont des projets financés par l'ANR, ce qui représente près de 1,7 million d'euros de contrats répartis sur quatre ans. Par ailleurs, l'école a des relations privilégiées avec des équipes étrangères comme celle de Delft (Pays-Bas) ou de Tessaly (Grèce), en particulier dans le cadre de projets européens. "En matière d'énergie, nous travaillons notamment sur un concept visant à stocker en nappe phréatique profonde l'énergie produite par des usines d'incinération", précise le directeur de l'école. Côté mobilité, les projets en cours portent principalement sur l'impact des chantiers sur les villes et les problèmes de mobilité qu'ils peuvent entraîner. Enfin, la résilience des villes qui se définie comme la capacité de ces dernières à se relever et à redémarrer suite à une catastrophe, naturelle ou pas, génère de plus en plus de réflexions et de travaux de recherche dans un contexte de ville durable.
Pour poursuivre cette politique de développement, en particulier dans le domaine de la recherche, et l'optimiser, l'EIVP a donc décidé de se rapprocher de l'Ecole des Ponts Paris Tech. Un moment "émouvant", à n'en pas douter, que cette union du génie urbain au génie civil. "Certes, les deux établissements conservent leur autonomie juridique, financière et pédagogique. Mais le projet de convention de partenariat entre les deux écoles, qui porte sur l'ensemble des thèmes de nos activités, et en particulier la recherche, va nous permettre de faire une demande d'intégration au sein du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) de Paris-Est. Plus généralement, cette convention de partenariat permettra à ces deux écoles de travailler ensemble sur le recrutement des élèves, qui s'effectue sur le concours "Mines-Ponts", et en particulier des élèves étrangers, mais également d'initier en commun des formations, qu'il s'agisse de formations initiales ou de formations continues, ou encore dans le cadre de mastères spécialisés. "Notre objectif à l'horizon 2011 est de compter 15 à 20% d'étudiants étrangers dans nos effectifs".
Une formidable opportunité pour l'EIVP
L'EIVP et l'Ecole des Ponts Paris Tech ont aussi une très belle carte à jouer à l'international. "Nous allons travailler sur les réponses à apporter au développement des métropoles. Ainsi en associant nos compétences à celles des laboratoires de l'Ecole des Ponts Paris Tech, nous pourrons alors élargir très largement notre capacité à répondre à des appels d'offres", indique Régis Vallée. Dans un contexte de prise de conscience au niveau mondial des problèmes de développement durable et du Grenelle de l'environnement, c'est donc un grand virage que prend l'EIVP. Le génie urbain étant cette capacité à mettre en oeuvre les techniques qui permettent le développement durable des villes, cette école a donc une formidable opportunité au moment même où elle va fêter son cinquantenaire, d'autant plus que, parallèlement, elle réfléchit avec l'Ecole Supérieure d'Architecture de Paris-La Villette (EAPLV) et l'Ecole Spéciale des Travaux Publics (ESTP), à la création d'un double diplôme ingénieur-architecte, "un profil qui manque dans le secteur de la construction, mais plus particulièrement au niveau des collectivités territoriales", note le directeur de l'EIVP.
EIVP - Régis Vallée : tél. +33 (0)1 56 02 61 11 - email : regis.vallee@eivp-paris.fr
Code brève ADIT : 60162
ADIT - Jean-François Desessard - email : jfd@adit.fr
BE France numéro 230 (30/07/2009) - ADIT / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60162.htm
|
| Accueil l BTP l Emploi l Forum l Concours l Agenda l Abnt newsletter |
|
|