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Visite : Une maison habitée dans le sud-ouest
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07/10/2004 |
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Cest une histoire étonnante, déjà racontée dans la presse. Suite à un accident de voiture, M Lemoine ne pouvant plus marcher, dut avec son épouse se rendre à lévidence, leur lieu dhabitation familial un hôtel du XVIIIe devenait impossible à vivre. Il fallait donc construire ou déménager. Exigeant et connaisseur en architecture le couple Lemoine pensa dabord à un architecte japonais, Après avoir été au Japon rencontrer Toyo Ito, madame Lemoine explique : La communication savérait difficile, il ny avait pas dinternet, finalement on sest dit quun architecte européen cela serait bien. Par complicité intellectuelle il ressort Que Rem Koolhaas, qui était disponible, nous sommes au milieu des années 90, était le bon choix. Lidée de Mme Lemoine, maître douvrage de cette maison était de rendre à son mari la vue des choses par le dessus, lui faire oublier les contraintes de la position assise, et ces vue des autres en contre-plongée. La maison serait donc en surplomb, offrant des vues en surplomb, utilisant pour ce faire le porte à faux comme fil rouge de lédifice. Largement publiée, cest une oeuvre aujourdhui inscrite dans lhistoire de larchitecture autant pas ses qualités exceptionnelles, la dimension de son histoire, que par la personnalité des maîtres douvrage et de larchitecte.
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La maison a souffert de la tempête de 1999 et de la sécheresse de lété 2003, cest une maison fragile.
Comment cela tient-il ?
La première chose qui intrigue en entrant dans la cour est un tirant qui vient comme une signature esthétique, comme une descente deau pluviale des années 70. Cependant Rem Koolhaas est plus attiré par les années 60, il ne peut donc sagir dune EP.
Fort heureusement le jeune architecte dopération de ce chantier de lépoque ( 1996-1997) , Julien Monfort, mentionné spécial au prix de la première oeuvre 2004, nétait pas très loin. Contacté par mail, Interrogé sur la structure du bâtiment, il explique :
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| Les planchers de la boîte en béton sont portés par les façades marron trouées -des poutres en fait-, qui sont suspendues à la poutre en métal, qui repose sur le cylindre en béton de l'escalier hélicoïdal. Quand tu ajoutes les déflexions -vent, neige, surcharges, fluage- de tous ces éléments, avec les tassements des pieux (le sol n'était pas bon), tu trouves à peu près 8cm! Ça veut dire qu'il est impossible de mettre un vitrage sous la boîte tellement elle bouge. C'est Cecil Balmond qui a trouvé la parade: En décalant le cylindre en béton de l'escalier vers le nord, on déséquilibre la boîte qui veut tomber vers le sud. Il suffit alors de la retenir par un contrepoids par l'autre coté. |
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L'ensemble de la structure est mis en tension (comme une structure précontrainte) et les charges variables deviennent "négligeables" en regard des efforts déjà en place. La déflexion est ainsi réduite de manière drastique -quand même encore de 4 cm au niveau du patio central...- Au bout du tirant, il y a un contrepoids en béton - de 70 tonnes ! - suspendu sous le gazon. De cette manière, la tension dans le tirant reste toujours identique, indépendamment des dilatations thermiques, déflexions, etc! Le contrepoids a été coulé sur un lit de sable, soufflé à l'air comprimé pour suspendre le truc. On avait tellement peur de cette phase du chantier que personne de l'agence n'a voulu y assister ! f
Après, c'est le génie de Robert-Jan Van Santen, qui nous a aidés à réaliser des vitrages sur structures fines, mais qui sont tous articulés. J-François nous avait raconté que pendant l'énorme tempête de 2000, il sentait la maison bouger dans tous les sens !" Fin de citation. |
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