Kitsch : “Ville futile” à la Cité de l’architecture(sic) et du Patrimoine
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Plus marketing que jamais, la Cité de l’architecture(sic) et du Patrimoine, propose une opportuniste effluve verte en une montagne d’images verdissantes de paysages urbains soudainement devenus de véritables jungles. Avec Francis Rambert dans le rôle de Tarzan, la Cité de l’architecture tient-elle enfin son succès populaire qu’elle n’arrive pas à trouver, oscillant entre les railleries de la profession, des milieux universitaires, et le désaveu des touristes du dimanche ? En effet si Chaillot est un site touristique de première importance, bien peu passent le seuil de la Cité de l’architecture(sic). La raison tient pour une partie, aux choix du ministère de tutelle, faible coté politique architecturale, et de sa volonté de nommer à des postes clés des personnalités sans bagage architectural. Pas la peine de chercher la fiche de Francis Rambert dans le Who’s who, il n’y figure pas... Cherchez l’erreur ! Indélicatesse ou absence de cursus digne de ce nom ?
L’Expo A-Romantique plus que Aromatique. Nous sommes dans le décor... la ville est devenue une sorte de décor naturel pour un éventuel remake de Blade Runner par les studios Disney. C’est joli et frais, et peut même servir de véhicule à dimension urbaine pour politiques de tout poils. Pire ! c’est digne de RSCG plus que des laboratoires de la recherche architecturale. Mais justement, décérébrée, la cité de l’architecture souffre de myopie en plus d’un opportunisme paresseux à la petite semaine. Kitsch Nous voici donc dans le jardin, mais à la différence des romantiques du XIXe siècle, nous serions plutôt dans le post-romantisme du XXIe siècle. La nostalgie de la génération des années 80 qui, avec sa tondeuse à gazon et sa maison de campagne retapée comme un sou neuf, a paresseusement échouée à imaginer la ville du XXIe siècle. Elle ne cherche plus, en rattrapage, qu’à en prostituer grossièrement les traits avec un vert-à-lèvres des plus criards. La question ne peut pas se réduire à comment faire pour continuer à boire des Pastis à l’ombre des “pommiers” en fleur, mais bien comment transformer la ville pour lutter contre le réchauffement climatique. Il ne s’agit pas de résister, ni de collaborer à l’insouciance réactionnaire et intéressée du CAC40, mais bien d’avoir le courage d’énoncer les changements à venir. Et là il n’y a plus personne à la Cité de l’architecture(sic) et du Patrimoine. Boniments verts ! Affronter la vérité c’est autre chose que collaborer avec l’ennemi. Fuyez cette exposition vous vous y ferez avoir ! (Et vous ferez économiser à la planète quelques tonnes de CO2.) J’émets une théorie; le post modernisme n’était que le signe précurseur d’un post romantisme attardé. Nous sommes aujourd’hui en plein post-romantisme. (en fait le post-modernisme n’a jamais existé, c’était encore une flatterie trop généreuse auto-attribuée par et pour les soixante huitards, ce n’était que de la nostalgie d’un passé qu’il ne voulait pas perdre, ils n’ont fait ainsi que chercher à arrêter les échéances, pour les rejeter sur les générations suivantes. Jérôme Auzolle
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