Nîmes : La Romanité se confronte aux arènes !
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Lutte en perspective entre les mythiques arènes romaines, et le futur musée de la romanité, dont la conception a été attribuée à l'équipe AECDP ( Elisabeth de Portzamparc,) à l'issue d'une compétition internationale réunissant les trois équipes finalistes ; AECDP, Richard Meier, Rudy Ricciotti.
Ce 28 juin 2012, Elisabeth de Portzamparc, présentait, au sein de son agence située dans un passage hors du temps du XIe arrondissement de Paris, cet imposant projet de 8380 m2 de surface.
Sans complexes, Elisabeth de Portzamparc opte pour une confrontation contemporaine face aux millénaires arènes.

À l'ovalité des pierres des arènes, s'opposera la géométrie carrée et anguleuse du futur musée drapé dans une toge blanche ondoyante de verre plissé, pas une jupe, mais une toge semblant léviter au dessus du jardin archéologique dessiné autour des vestiges par l'équipe Régis Guignard et la société Méristène. Vestiges étalonnés sur trois époques (pré-romaine, romaine et post romaine.) Témoins de la continuité et de la légitimité séculaire de l'occupation de ce site.
Cette transparence visuelle, à l'échelle du piéton, permettra, au passant, une découverte progressive du site historique.
Cette confrontation a été voulue par l'équipe municipale, comme le révélait en décembre 2011 le quotidien régional “Le Midi Libre“. "Il faut faire quelque chose de fort, une architecture moderne", a répété le maire Jean-Paul Fournier“ fin de citation.
La muséographie.
Elle s'organise selon un parcours ascensionnel débouchant sur une toiture terrasse offrant une vue complète sur les arènes et le paysage nîmois.
Au milieu, un atrium de 17 m de hauteur sera le lieu de la présentation d'un fragment du fronton dans une reconstitution, voulue spectaculaire, du propylé du sanctuaire,
La muséographie opte pour un sentiment d'évanescence qui sied bien, sur le dessin en tout cas, avec une notion de périgée, comme un voyage dans le temps qui permettrait d'approcher “au plus près“ à partir de ce qui n'est plus que fragments et ersatz de pierres épargnés par l'histoire.


L'inauguration est programmée au premier semestre 2017.
Elisabeth de Portzamparc, née à Rio de Janeiro, après des études d’anthropologie, de sociologie urbaine et d’urbanisme, porte son intérêt sur les villes nouvelles, et œuvre à IAURIF, et surtout à la direction de l’Atelier d’Urbanisme d’Antony.
COMPOSITION DE L’EQUIPE LAUREATE
Mandataire - Architecture et muséographie: Elizabeth de Portzamparc
http://www.elizabethdeportzamparc.com
Architectes associés: A + Architecture
Architecte associé / ACMH: Alain-Charles Perrot
Paysagiste: SARL Méristème
Urbanisme (conseil): Christian de Portzamparc
Multimédia: Studio K
Graphisme: Locomotion Sarl
Qualité environnementale: Celsius Environnement
BET Economie de la construction: L’Echo
BET Structure: Sarl André Verdier
BET Fluides: Choulet Louis
OPC: Ateba
www.elizabethdeportzamparc.com
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