Brest : Le nouveau quartier des capucins dessine la ville de demain
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[Communiqué] LE PROJET URBAIN : Le transfert des activités industrielles et militaires vers d’autres espaces a libéré 16 hectares en terrasse sur les bords de Penfeld. Le 15 janvier 2009, l’État et Brest métropole océane signent un protocole de cession. L’agglomération dispose désormais de cet espace exceptionnel pour inventer la ville de demain.
En plein cœur de l’agglomération, les Ateliers et le Plateau des Capucins constituent un véritable belvédère. Doté d’un bâti architectural remarquable et d’une vue plein sud sur la cité, les remparts, le château et la rade, cet espace constitue une chance pour Brest. L’occasion, pour la métropole, de bâtir un quartier du XXIe siècle convivial, innovant et respectueux de l’environnement dans toutes ses dimensions.
Conçu dans la dynamique du Grand projet Rive-droite, ce morceau de ville s’articulera autour de 3 fonctions principales : ■ L’habitat, dans un souci de mixité, ■ La culture et les loisirs, ■ L’économie.
Le plateau, Un nouveau cadre de vie
Le Plateau des Capucins s’articule en deux plateformes séparées par un important dénivelé.
La partie haute du site, la plus proche de la station de tramway, sera paysagée et dotée d’espaces communs conviviaux. Elle constituera le quartier d’habitation et d’activités. 560 logements y seront bâtis dans un souci de qualité, d’esthétique, de modernité et de respect de l’environnement.
Comme tous les projets de l’agglomération, ce programme sera représentatif de la diversité sociale : 25 % des nouveaux logements seront constitués de locatif social, 25 % proposés en accession aidée et le reste demeurera en accession libre.
Reliée aux Ateliers par des passerelles et des voies réservées aux modes de circulation « doux », cette partie haute du Plateau accueillera aussi 25 000 m2 de bureaux et de commerces. Répartis dans des bâtiments de 3 à 9 étages, ils seront intégrés à l’ensemble du site et régis par les mêmes exigences architecturales.
Les ateliers et le parvis, lieux de rencontres, de création et d’animation
Les vastes nefs des Ateliers de 25 000 m2 au sol, revisitées par l’architecte Bruno Fortier, pourront accueillir, dans les années à venir, autour d’un grand espace central de rencontre et d’animation, en plus de commerces et de restaurants, des équipements culturels et de loisirs, publics et privés comme : ■ La Médiathèque des Capucins, ■ Un cinéma Multiplexe de 10 à 12 salles, ■ Le Fourneau, Centre national des arts de la rue, ■ Un centre et parcours d’interprétation, ■ La Cinémathèque de Bretagne, ■ Autres projets culturels.
À mi-hauteur entre le Plateau et les Ateliers, le Parvis constituera également un lieu de rencontre et d’échanges. Véritable agora du quartier, il constituera un nouveau point de rendez-vous pour les Brestois.
Une Cité internationale y sera construite qui accueillera des étudiants de 3e cycle et chercheurs étrangers en résidence ainsi qu’un pôle de services et d’associations en lien avec l’étranger. Des animations y prendront place au fur et à mesure que les habitants se saisiront de ce nouvel espace.
HISTOIRE DU SITE
1695-1801 : Du couvent aux ateliers industriels
Le 30 août 1695, Vauban pose la première pierre du couvent dit « des Capucins », qui donne son nom au quartier. La construction du bâtiment et des jardins dure dix ans.
Lors des épidémies de typhus, de 1757 à 1758, de nombreux malades y seront reçus et soignés.
Le 12 mars 1791, dans le contexte révolutionnaire, le couvent et les jardins sont saisis et attribués par décret à la Marine. C’est la fin de la vocation religieuse du Plateau.
En 1801, le couvent est reconverti en caserne pour les apprentis-canonniers.
1840 – 1946 : Les ateliers industriels
Le milieu du XIXe siècle voit le passage de la voile à la vapeur et du bois au charbon. C’est dans ce contexte que le Ministère de la Marine décide de faire bâtir trois grandes frégates sur le site des Capucins.
Proche des forges et surplombant le port, le vaste terre-plein se prête parfaitement aux desseins industriels. Les travaux d’aménagement sont lancés en 1841 et s’achèvent en 1845.
De 1848 à 1850, le môle du viaduc et la grue « Gervaise » sont mis en services afin de desservir le Plateau et d’y faire transiter les énormes pièces forgées dans les ateliers de Pontaniou.
Entre 1858 et 1864, le site est agrandi. Les trois halles parallèles que nous connaissons sont construites. Longues de cent cinquante mètres et larges de dix, elles abritent des ateliers de fonderie, d’ajustage et de montage. Dans un bâtiment adjacent se trouve la chaudronnerie.
1946 – 2004 : Des ateliers industriels au transfert à Laninon
Après la seconde guerre mondiale, de 1946 à 1957, les charpentes sont reconstruites et les espaces de travail réaménagés.
En 1947, le centre de formation technique des apprentis de l’arsenal est créé sur le plateau de Quéliverzan, attenant aux Ateliers Capucins. Il formera des « Arpètes » jusqu’en 1998. Le recrutement est uniquement masculin. En 1978, les premières femmes y sont admises.
Des générations de Brestois et de Finistériens y découvriront les techniques de la construction et la réparation navales. En décembre 2004, l’activité industrielle des Capucins est transférée à Laninon.








