
Frédéric Borel, né en 1959, fait partie de cette poignée d’architectes français capables d’une écriture architecturale qui leur soit propre. Ici pas d’air du temps emprunté sur une étagère.
Le ministère de la Culture ne s’y est pas trompé et a tenu à couronner Frédéric Borel de la plus grande récompense publique dédiée à un architecte, le grand prix d’architecture 2010, remis en 2011, venant saluer l’oeuvre d’une exigence de vingt ans.
Diplômé de l’ESA ( Ecole Spéciale d’Architecture) en 1982, il y rencontrera alors en visiting professor, Christian de Portzamparc, pas encore Pritzker, mais auréolé des “Hautes formes” (1979) qui réinventèrent l’urbanité à l’heure ou Chemetov voulait imposer son gris béton et sa raideur autocratique.