Menu
A+ A A-

Paris

Urbanisme à Paris : Huit ans déjà que la Samaritaine est fermée ; Les travaux ne sont pas commencés !

La conférence, annoncée le 27 mai 2013, de SANAA (avec les architectes Sejima Kazuyo, Ryue Nishizawa, et Yoshitaka Tanase,) au pavillon de l'Arsenal (Paris IVe) venant débattre du projet de la transformation d'une partie de l'ex grand magasin parisien “La Samaritaine“ (coté rue de Rivoli,) invite à rappeler les péripéties d'un projet qui dure depuis maintenant plus de huit ans.

L'histoire a basculé au milieu de la dernière décennie ; le 6 juillet 2005 à Singapour. Paris, après deux échecs cuisants, “candidate“ fébrilement, pour la troisième fois, à l'organisation des Jeux Olympiques avec pour objectif ; 2012.

Mais avant il faut se souvenir de la première tentative en 2001, (pour l'organisation des J.O de 2008 (dont Pékin remporta la mise,) de l'incroyable slogan officiel ; “ Paris n'a pas besoin des Jeux, les Jeux ont besoin de Paris ! “ La réponse fut cinglante.... élimination de Paris dès les premiers tours de vote...

Cette fois ci ! juré craché ! la candidature sera modeste et professionnelle. Paris décore ses symboles ; le 12 juin 2005, il était remarqué ici même : “Outre les ponts de Paris, trois bâtiments sont présentement illuminés aux couleurs des anneaux olympiques. L’hôtel de ville qui symbolise la ville hôte, l’Assemblée Nationale qui symbolise l’Etat hôte, et ...... La Samaritaine. 

Ce qui n'empêche pas, en plein milieu de la phase finale de sélection, LVMH, propriétaire de la Samaritaine, de fermer définitivement, du jour au lendemain, le grand magasin historique fondé par Ernest Cognaq et Marie-Louise Jay en 1900.

La Presse se fait l'écho de rumeurs ; LVMH voudrait implanter un hôtel de luxe dans l'immeuble conçu par l'architecte Henri Sauvage, celui qui fait face à la Seine.

Retour à Singapour, le 6 juillet 2005 ; Chaque ville candidate présente un film promotionnel d'une trentaine de minutes. Le film promotionnel de Paris donna une vision consternante de la France. Citation du Livre “Sauve qui peut“ de Eric Brunet : “De leur coté, les Français avaient fait appel à Luc Besson qui réalisa un film, certes très beau, mais focalisé sur une vision onirique et touristique du Paris d'autrefois, le “Paris Village“ d'Amélie Poulain, avec en guise d'accompagnement “Revoir Paris“ et “Douce France“ de Charles Trenet. Très peu de sportifs en activité figuraient dans le film professionnel, le réalisateur leur préférant Jean-Claude Killy ou Jean Galfione, que l'on voyait dans une scène surréaliste, tournée au Fouquet's avec un Johnny Halliday et un Jean-Paul Belmondo vieillissants, qui consterna une partie de l'assistance.

La perfide Albion tacla une fois de plus le coq gaulois.

Le troisième échec passé, Paris

En savoir plus...

Restauration et aménagement du Grand Palais : sélection de quatre équipes de concepteurs

[Communiqué]  OPPIC / Paris 17/05/2013 : Le Grand Palais va faire l'objet d'une vaste opération de restauration et d’aménagement qui concerne la totalité du site, y compris le Palais de la Découverte, et s’échelonnera sur une dizaine d’années.

Le schéma directeur de restauration et d’aménagement répond à trois ambitions ;

  • -  restaurer le monument historique qu’est le Grand Palais ;

  • -  aménager le monument, tout en retrouvant sa volumétrie originelle voulue par les

    concepteurs de 1900 et en assurant son insertion dans le tissu urbain ;

  • -  favoriser la coexistence d’activités culturelles et évènementielles de haute qualité, ainsi

    que le développement et l’élargissement des publics.

    Une partie de l'opération, consistant en la restauration au titre des Monuments Historiques, est confiée à l'architecte en chef des monuments historiques, M. François Chatillon. Le reste de l’opération, pour un montant prévisionnel de travaux de 130 M€ HT, financé sur les ressources propres de l'établissement, sera confié à un maître d’œuvre choisi à l’issue d’une procédure de dialogue compétitif.

    Une attention particulière sera portée à la maîtrise des coûts de ce projet, tant dans sa réalisation que dans l’exploitation future du bâtiment.

    Dans un premier temps, un jury, présidé par Jean-Paul Cluzel, Président de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, et composé de représentants du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Ville de Paris, d’Universcience, de l’Oppic (Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture), de la MIQCP (Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques) ainsi que d’architectes et de représentants du maître d’ouvrage, s’est réuni le lundi 13 mai 2013 pour désigner les équipes invitées à participer au dialogue compétitif.

    79 candidatures françaises et étrangères ont été reçues, parmi lesquelles le jury a retenu les quatre équipes suivantes :

En savoir plus...

PPP : Balardgone  - Favoritisme : Le Canard enchainé a lu le rapport “confidentiel-défense“

Dans son édition du mercredi 15 mai 2013, l'hebdomadaire “Le Canard enchainé“ affirme avoir lu le rapport classé “confidentiel défense“, commandé par l'actuel ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, concernant l'attribution du Partenariat Public Privé du “Balardgone“ (3,6 Milliards d'euros en tout,) au groupe de BTP Bouygues, sous le gouvernement Sarkozy (Gérard Longuet étant alors ministre de la Défense.)

Au menu ; soupçon sur l'ancien gouvernement d'avoir fermé les yeux sur les irrégularités dont ils avaient pourtant été informées, dont des fuites d'informations confidentielles des différentes offres des candidats au moment de la procédure, ainsi que des mouvements financiers sur des comptes au Portugal, liés à des personnes ayant accès au dossier.

En savoir plus...

Les Ardoines (94) les invasions et destructions racontées par deux siècles de cartographie

La courte exposition (au pavillon de l'Arsenal,) du grand projet immobilier, du territoire dit des Ardoines, de Vitry sur Seine présente en introduction un résumé historique du territoire en cinq cartes géographiques assez passionnantes.

Cela commence vers 1750 avec une carte dressée par l'abbé de la Grive. L'ambiance semble champêtre ; Pas de villages, mais seulement des lieux-dits reliés entre eux par des allées qui semblent bordées d'arbres. Ce qui attire l'attention, c'est que chaque lieux-dit semble doté d'une propriété jouissant d'un luxueux jardin à la française, ou d'un potager grandiose, sans doute la distinction entre nobles et clergé. Cette représentation paradisiaque de “terroirs“ les uns à coté des autres, est en fait un pieux mensonge faisant abstraction de la réalité de l'époque ; (famines, épidémies, guerres, hordes, asservissement.)

La seconde carte, dressée environ un demi siècle plus tard vers 1800, est une carte d'Etat major. Adieu poésie et ambiance champêtre, place aux champs de bataille. Mais une bataille en cache une autre, celle de la prise de possession du territoire par le pouvoir central. La Monarchie est morte la République unifie le territoire.

La troisième carte,

En savoir plus...

Paris : La double mandature Delanoé a t'elle été trop bankable* de la part d'un maire socialiste ?

A un an de l'achèvement du second mandat de Bertrand Delanoé en tant que maire de Paris, et alors qu'il se dit qu'il pourrait faire son entrée lors d'un éventuel remaniement ministériel, laissant alors la place de premier magistrat à sa dauphine, la récitante Anne Hidalgo ; il est temps de dresser un premier bilan de son action à la tête de la première ville de France.

D'un coté il y a les réussites dans les services ; Velib', Autolib, Tramway T3. A chaque fois ce sont des opérations très complexes de déploiements et de montées en puissance d'une multitude d'acteurs, voire l'établissement de partenariats (Avec les sociétés Decaux et Bolloré,) ou des concessionnaires comme (le chauffage urbain pour les travaux du tramway, Alstom pour le matériel roulant ( Qui jouit cependant d'un quasi monopole en France.)

Puis il y a les échecs ou les insuffisances lancinantes, le Logement, les places en crèche. Et la politique urbaine dans son ensemble. Si la crise du logement ne sera jamais résolue en France, c'est une volonté politique ! l'échec des grands équipements (Stade Jean Bouin, véritable démonstrateur Lafarge,) les Halles de Paris ( Unibail), Rolland Garros, voire les affinités remarquées avec certains groupes comme

En savoir plus...

Urbanisme : A l'ombre du charbon inondable des Ardoines ; “territoire émergent du Grand-Paris“

Faut-il construire des logements, et lieux de vie, sur une zone inondable, en bord de Seine, polluée par une activité industrielle centenaire (Dont trois sites SEVESO,) et grévée de nuisances multiples ?

La logique voudrait que la réponse soit non ! Celà n'empêche pas la commune de Vitry sur Seine (Val de Marne) au sud de Paris, de rêver d'une grande opération de requalification urbaine à l'aune de la promesse du réseau de super-métro parisien.

Nous sommes au sud de Paris, en bordure de Seine, coincée à l'ouest par le faisceau SNCF desservant la gare d'austerlitz ( Ligne Paris Orléans Vierzon Montluçon Clermont-Ferrand,) promis à un avenir de doublement de la ligne TGV Paris-Sud est. Au sud ; l'A86, au sol ; des terrains inondables, pollués par une activité industrielle centenaire (dont trois sites classés “Seveso“), et encombrés en leur milieu par une gigantesque centrale à Charbon EDF, exhibant comme deux mamelles gigantesques, ses tas de charbon achalandés par voie fluviale. A ces particules élementaires en trop grand nombre, visibles pour qui prend le train depuis Paris austerlitz, viendra se greffer une station du futur métro automatique en connexion avec le RER (Ligne C) aux Ardoines. Il n'en faut pas plus pour aiguiser les appétits des uns et des autres. Et parier sur une requalification du foncier.

S'inscrivant dans le périmètre de l'opération d'intérêt national “Orly Rungis Seine Amont“ Tout est à construire et à imaginer. À la suite de consultations multiples, deux équipes furent retenues afin d'illustrer le “projet urbain“ voulu localement. Le résultat oscille entre slogans génériques et générique de slogans, servis par de jeunes équipes aussi fraiches que duplices, et elles mêmes génériques.

Le tout est actuellement exposé sur la mezzanine du pavillon de l'Arsenal.

Du coté du communiqué de Presse du pavillon de l'Arsenal la présentation est cependant plus

En savoir plus...

Grand Paris : BIG/Bjarke Ingels : Equipe Lauréate pour le dantesque projet “Europa City“ (Triangle de Gonesse)

L'affiche était prometteuse ; deux jeunes agences internationales qui ne cessent de monter ; Snohetta et BIG, une agence française très structurée, qui rassure, et armée d'une solide expérience de gros projets ; Valode et Pistre, et Manuelle Gautrand, une des rares architectes “made in France“ publiables dans les revues internationales. Au milieu ; un triangle.... le triangle de Gonesse, dernier havre agricole d'excellentes terres agricoles aux portes de Paris. Autour ; le désert du Nord parisien, et surtout le mitoyen Hub de Roissy CDG. En dessous, c'est promis ! un peu du “super métro révolutionnaire.“

L'idée qui germe dans les cerveaux des cadres d'Immochan ( la filière Immobilière du célèbre groupe de distribution Auchan,) est de réaliser un gigantesque centre commercial d'un nouveau type sur près de 80 hectares. La distribution ne connaîtrait-elle pas la crise pour se lancer dans une telle opération ? Il faut le croire, et quelque part en apprécier l'audace.

Suffisamment éloigné d'Euro Disney, suffisamment mitoyen de CDG, et de ses millions de “Lost in translation“ en souffrance, mais dotés d'un fort pouvoir d'achat ( T.H.C en langage évolué ; Très Haute Contribution.)

BIG c'est vraiment BIG !

Bjarke Ingels, (dont Arc-en-rêve (Bordeaux) peut se vanter d'avoir exposée en primeur en France (juin 2010) cette agence,) (Voir l'article) s'était fait remarquer lors de la biennale de Venise en 2006 en s'intéressant dans le pavillon Danois à la ville chinoise.

Idole mondiale des étudiants en architecture, c'est le nouveau Koolhaas, il délaisse

En savoir plus...

Pose d’une passerelle au-dessus des voies SNCF dans le centre-ville de Bois-Colombes

[Communiqué RFR ] L’HISTOIRE DU PROJET : Un objectif de la municipalité : développer les circulations douces dans la ville

Avec pas moins de quatre passages de lignes SNCF, la ville de Bois-Colombes, à moins de 10 minutes de la gare Saint-Lazare, bénéficie d’une excellente desserte ferroviaire. La contrepartie est une multiplication des coupures urbaines par les voies ferrées qui sont autant de barrières et d’obstacles à la fluidité des déplacements à l’intérieur de la ville. Seuls les ponts, principalement routiers, permettent de relier les différents quartiers. Relativement distants et peu larges, ils imposent de véritables contraintes au développement des circulations douces (marche, vélo...).

Le choix du lieu de création de la nouvelle passerelle

En savoir plus...

GRAND PARIS EXPRESS : La Société du Grand Paris acquiert la parcelle du marché aux comestibles auprès de la ville de Cachan pour réaliser la gare d’Arcueil-Cachan

Cachan, lundi 25 mars 2013 : [Communiqué] Jean-Yves Le Bouillonnec, maire de Cachan, député du Val-de-Marne et Etienne Guyot, président du directoire de la Société du Grand Paris ont signé, lundi 25 mars, le contrat d’acquisition de la parcelle nécessaire à la réalisation de la gare d’Arcueil-Cachan sur la future ligne 15 (ligne Rouge Sud Pont-de- Sèvres/Noisy-Champs), du Grand Paris Express.

La future gare d’Arcueil-Cachan est située à l’angle des rues Carnot et Eyrolles, sur une surface de 3 513 m2. Pour réaliser ce bâtiment, la Société du Grand Paris acquiert une parcelle dont une partie accueille le marché Carnot de la ville. Le montant de cette acquisition s’élève à 3,513 M€ avec une prise de possession effective le 30 septembre 2014.

En savoir plus...

Présentation : 51 logements à Viry-Châtillon par l'agence Margot-Duclot

Paris, le 11 mars 2013 – [Texte agence Margot-Duclot] : Le projet trouve sa place dans une bande – inondable – entre Seine et voies ferrées, entre berge et coteaux. Ces derniers sont occupés par de belles demeures en meulière, leurs jardins et des parcs. Les rives elles, mêlent dans le désordre des résidences, cossues ou modestes – cabanons auto-construits, pavillons ou maisons d’antan, pâtés spéculatifs –, des usines ou des dépôts, expirantes ou désaffectés.

Stratégie urbaine

Pour ne pas gêner outre mesure les vues prises par les habitations sur les coteaux, et respecter leurs gabarits, les logements se regroupent en quatre plots alignés sur la rue, desservis par deux volumes transversaux en retrait qui les relient deux par deux. Elles abritent les circulations, et sont suffisamment vitrées pour laisser passer les vues et le soleil. Une respiration entre Seine et vues lointaines qui n’est pas seulement un passage mais l’espoir de rencontres de voisinage. Cette disposition, permet aussi de multiplier les orientations offertes aux logements. L’emprise est en outre économe en foncier – le bâtiment n’occupant que 40% du terrain. 

Les surfaces en pleine terre ont été pour partie accordées à des jardins privatifs, pour partie à des jardins vivriers partagés, séparés de l’arrière de l’immeuble par un sentier. Celui-ci permettra de passer de l’école voisine à la maternelle attenante, et au jardin prévu, quand ce dernier sera réalisé. À l’abri du bruit des trains, le sentier est bordé d’une noue qui recueille et absorbe les eaux de pluie du bâtiment.

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Publicité