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A l'heure de la désintermédiation, laissez tomber book et agences de com' architecture

Couteuses et inutiles ! les agences de communication en architecture sont défraichies et proches de la retraite. Idem pour les luxueux books d'agence qui flattent davantage l'ego de leurs auteurs, et enrichissent les agences de com', que les attentes des décideurs pressés et submergés de centaines de ces books finalement tous identiques, creux et neutres. De toute façon tout cela pour avoir un huitième de page dans une revue des Travaux Publics !

Ne soyez pas générique... mais éthique !
A quoi cela sert tout un barnum avec show médiatique et expo offerte par un fabricant, si une mise en examen met tout par terre ?

La Communication est souvent signe de vacuité du contenu, si l'oeuvre ne parle pas d'elle même, pourquoi les communicants seraient ils mieux placés pour le faire ? Mais il ne s'agit pas de devenir un phénomène de foire faisant rire la planète entière, mais bien au contraire de montrer en quoi votre travail ou approche apporte des solutions concrêtes, et non des applications gratuites du dernier produit inventé par un fabricant.

Comment Faire ?

D'abord il faut aller à la rencontre

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Variable d'ajustement, l'architecte devient fusible... interchangeable, mais refuse de faire évoluer  sa pratique professionnelle !

L'architecte est-il encore nécessaire au delà de la couleur des vêtures ?
La terre ne s'arrêtera pas de tourner, et le monde ne s'adaptera pas aux architectes, et rien n'y changera ! La judiciarisation de la Société, mais aussi le véritable progrès d'établir des responsabilités sur des actes, ainsi que l'empilement permanent et infini de règlementations, transformèrent en moins d'une génération la pratique professionnelle de l'architecte. Hier encore démiurge omnirôle dans sa cuisine, façon Nouvel ; aujourd'hui engrenage d'un mécanisme complexe au service de causes qui le dépassent.

L'architecte est aujourd'hui souvent au mauvais endroit au mauvais moment !
A la croisée entre

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La concertation sur l'enseignement et la recherche en architecture accouche de 29 propositions

Texte du communiqué (Culture) : “Vincent Feltesse a remis le 8 avril [2013] à Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, le rapport de la concertation sur l'enseignement et la recherche en architecture qu'il a présidée, en présence des 39 membres du comité d'orientation de cette concertation.

La Ministre de la Culture et de la Communication, qui assure la tutelle sur le réseau des 20 Écoles nationales supérieures d’architecture (ENSA) avait annoncé en août 2012 cette vaste concertation, visant à conforter l'excellence d'un enseignement qui s’interroge sur son évolution et son  positionnement au moment où le monde universitaire est en pleine restructuration et où la transition écologique et la crise du logement imposent de revoir nos modes d'habiter.

Vincent Feltesse, député de la Gironde, président de la communauté urbaine de Bordeaux, et rapporteur du projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche, a présidé cette concertation,  qui, six mois durant, a permis de faire réfléchir l'ensemble des acteurs concernés : les écoles, les étudiants, la profession, les syndicats, l'Ordre des architectes ainsi que les départements ministériels.

Au total ce sont plus de mille personnes qui ont débattu à l’occasion de cinq journées organisées en région et de trois réunions du comité national d'orientation, permettant d'établir un diagnostic partagé de la situation, des enjeux et des besoins et de faire émerger de nombreuses propositions.

Aurélie Filippetti souhaite s'appuyer sur les conclusions du rapport pour définir les nouvelles orientations réglementaires, statutaires et budgétaires dans les champs de l'enseignement et de la recherche en architecture.“


 

Ci dessous Citations du Rapport et titre des 29 propositions

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“Au-delà de la question des moyens, les écoles d’architecture doivent en outre faire face comme tous les acteurs qui contribuent à façonner notre cadre de vie, à un certain nombre de mutations économiques, sociales, environnementales, culturelles très profondes, qui affectent la pratique de l’architecture et invitent à reconsidérer la manière dont elle est enseignée et étudiée en France.

C’est l’urbanisation et son cortège de conséquences plus ou moins heureuses (métropolisation, périurbanisation et étalement urbain, urbanisme commercial débridé, crise du logement). C’est le réchauffement climatique et la raréfaction des sources d’énergie fossiles, qui appellent des modes de construction et d’habitation plus sobres, plus durables et plus respectueux de l’environnement. C’est la complexité et la financiarisation croissantes de la fabrique de la ville, face auxquelles les collectivités, que la décentralisation a placées en première ligne, restent trop souvent démunies et impuissantes. C’est l’évolution des modes de vie, qui nécessite de réévaluer notre approche de l’habitat à l’aune des mutations du modèle familial, de l’avènement de la mobilité, de la révolution numérique, du vieillissement de la population. Ce n’est ni plus ni moins une crise des modes d’occupation de l’espace qui ont dominé le XXe siècle.

Situé à la croisée de ces tendances structurelles, le métier d’architecte a profondément changé en l’espace de quelques décennies et s'est considérablement diversifié. L'architecture n'est plus ce savoir-faire isolé, centré sur la maîtrise des techniques constructives associée à la créativité et au sens esthétique, mais nécessite désormais la mobilisation de connaissances diverses et étendues qui embrassent l'ensemble des champs scientifiques, techniques, culturels, historiques et sociologiques. La critique de certaines architectures comme celle des grands ensembles, auxquelles on n'hésite pas à imputer une part de responsabilité dans un délitement du lien social qui relève de facteurs multiples illustre, dans son injustice même, une attente considérable vis-à-vis de ceux qui ne construisent plus seulement des bâtiments mais dessinent un cadre de vie en organisant l'espace bâti et non bâti, le logement et les lieux de travail, les intérieurs des familles et les espaces publics.

Cette évolution du métier suscite aujourd'hui jusque dans les rangs des architectes une interrogation de plus en plus pressante sur l'identité de leur discipline par rapport aux savoirs toujours plus nombreux et parcellaires mobilisés dans la production du cadre de vie. Que font au juste les architectes ? De quoi sont-ils les spécialistes ? Qu'est-ce donc qui les distingue de l'urbaniste, de l'ingénieur, et fonde leur légitimité propre ? Si la portée de ces questions dépasse bien entendu le cadre de ce rapport, elles n'en dessinent pas moins son indéniable toile de fond.“ fin de citation.

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Le concours d'accès aux ENSA : Un vrai succès d'estime

“47 851 candidatures en 2012 pour 2 580 reçus, même si ces chiffres doivent être utilisés avec précaution, les candidats pouvant postuler dans plusieurs écoles.“

“80% des architectes diplômés accèdent à un premier emploi en moins de trois mois en France ou à l’étranger.“

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“la concertation a mis en exergue des souhaits d’amélioration :

1. Faire baisser le taux d’échec ou d’abandon en cours de cursus

2. Développer la pratique des évaluations internes

3. Mener des actions permettant de promouvoir l’insertion internationale des diplômés et l’attractivité internationale des formations. “

Les 29 Propositions du rapport de concertation :

Développer les atouts et les identités des ENSA tout en renforçant l’intégration au sein de l’enseignement supérieur.

Proposition n° 1 : Faciliter les modalités d’entrée au sein des ENSA

Proposition n° 2 : Conforter le premier cycle

Proposition n°2 bis : Parfaire l’adéquation de la formation initiale avec les évolutions de la profession

Proposition n° 3 : Effectuer un bilan de l’habilitation à l’exercice de la maîtrise d’œuvre en son nom propre (HMONP) en vue d’une réforme éventuelle

Proposition n° 4 : Améliorer la vie étudiante

Proposition n°5 : Généraliser les offres de formation tout au long de la vie

Proposition n°6 : Inscrire l’ouverture internationale comme une dimension du cursus Mise en œuvre : Promouvoir les politiques d’établissement (cf. infra) favorables à la mobilité entrante et sortante vers et de l’étranger afin que la mobilité européenne et internationale devienne une partie intégrante des cursus et se banalise. Favoriser la mobilité des enseignants. Améliorer l'enseignement des langues et développer des enseignements directement en langues étrangères (réflexion à mener sur leur valorisation au sein des crédits ECTS et plus largement dans les différents diplômes délivrés.). Promouvoir les doubles diplômes avec des écoles étrangères.

Proposition n°7 : Mener en lien avec le ministère de l’Education nationale des actions de sensibilisation sur les études d’architecture à partir du niveau BAC -3 ;

Proposition n° 8 : Développer la diffusion des informations relatives aux différents types de débouchés professionnels, tout particulièrement auprès des étudiants de premier cycle ;

Proposition n° 8 bis : Mener des travaux prospectifs et comparatifs sur les besoins de formation et de recherche

Favoriser la recherche.

Proposition n° 9 : Mettre en place un statut d’enseignant-chercheur

Proposition n° 9 bis : Mettre en place des décharges de service pour les enseignants participant activement à des activités de recherche

Proposition n° 10 : Conforter le doctorat

Proposition n°11 : Améliorer l’insertion des écoles d’architecture dans les écoles doctorales

Proposition n° 12 : Renforcer la coopération entre les écoles en matière d’activité de recherche

Proposition n°13 : Développer des programmes de recherche sur les enjeux de société

Développer les politiques de site.

Proposition n° 14 : Favoriser les collaborations contractuelles pluriannuelles avec les collectivités territoriales

Proposition n° 15 : Renforcer les liens institutionnels, les partenariats et le travail collaboratif avec les structures présentes sur le territoire d’une école et les différents réseaux

Proposition n° 16 : Développer les contrats de recherche, tant avec les collectivités territoriales et leurs établissements publics, qu’avec les entreprises locales

Proposition n° 17 : Améliorer la diffusion de la culture architecturale

Proposition n° 18 : Promouvoir et développer les actions de formation tout au long de la vie proposées par les ENSA en lien avec les professionnels et leurs représentants ainsi qu’avec les collectivités territoriales

Proposition n° 19 : Renforcer les collaborations des ENSA avec « les plates-formes Bâtiment- Energie-Grenelle » (ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’Energie)

Proposition n° 20 : Systématiser et développer les modes d’associations avec les écoles, les universités et les organismes de recherche rattachés au ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche dans le cadre des politiques de site.

Proposition n° 21 : Promouvoir les initiatives des ENSA en matière d’expérimentations de travail en commun, et de regroupement territorial à la fois thématique, fonctionnel ou autre

Adapter les modes de gouvernance.

Proposition n° 22 : Instaurer dans un délai rapproché des instances consultatives pérennes pour les ENSA aux différents niveaux territoriaux, notamment le Collège des directeurs et des Conseils scientifiques, mais aussi des instances consultatives de concertation pour les étudiants et les personnels administratifs

Proposition n° 23 : Modifier les règles relatives à l’élection des présidents et à la désignation des directeurs des Ecoles nationales supérieures d’architecture;

Proposition n°24 : Mettre en place une contractualisation entre les ENSA et la tutelle qui permette de définir une stratégie partagée de l’école

Proposition n° 25 : Faciliter la gestion

Proposition n°26 : Créer des fonctions communes à plusieurs écoles pour prendre en charge des besoins non assurés

Proposition n° 27 : Instaurer des règles pour garantir le respect de la parité au sein des instances de gouvernance.

Proposition n° 28 : Vise au respect du principe de parité au sein du corps enseignant des écoles

Proposition n° 29 : Mettre en place des programmes interministériels dont les écoles d’architecture pourraient bénéficier


 

“Mais il importe plus généralement de souligner que la formation et la recherche en architecture relèvent d'une problématique interministérielle plus large encore. Les écoles formant non seulement des théoriciens mais des praticiens de l’architecture qui seront amenés à participer à la construction effective de notre cadre de vie, ce qu'on y étudie concerne aussi le ministère de l’Egalité des territoires et du Logement, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, ou encore le Ministère en charge des collectivités territoriales, pour lesquelles urbanisme et architecture sont des enjeux majeurs.

Cette dimension interministérielle fondamentale a notamment été soulignée, en parallèle de la concertation, dans une déclaration commune formulée à l'issue d'une rencontre, inédite jusqu'alors, entre les représentants des ENSA et des Conseils régionaux de l'Ordre des Architectes.

Le cœur du problème et la source du malaise actuel des écoles est que cette nature interministérielle de la formation et de la recherche architecturale n’étant pas aujourd’hui prise en compte, les écoles d’architecture se retrouvent dans une situation à la fois paradoxale et pénalisante. Alors que nous sommes entrés dans une économie de la connaissance, dont les moteurs sont la recherche et l’innovation ; Alors que le logement, la transition énergétique,

l’aménagement durable des territoires sont reconnus comme des priorités de l’action publique et que l’Etat, en dépit de la situation dégradée de ses finances, s’efforce de continuer à dégager des moyens pour entreprendre les réformes qui s’imposent dans ces domaines stratégiques ; Alors que l’importance sociale de l’architecture et de l’architecte est partout réaffirmée ; les écoles d’architecture, qui sont pourtant des acteurs de la recherche nationale et forment les professionnels de la fabrique de la ville et du cadre de vie, ne bénéficient pas aujourd’hui de ces efforts budgétaires. La faute n’en revient à personne en particulier, nulle mauvaise volonté n’est à l’origine de cette situation. Il s’agit d’un effet aussi mécanique que malencontreux de notre architecture (si l’on ose dire) institutionnelle.

Cette dimension interministérielle doit faire l’objet d’une véritable reconnaissance. Sinon les écoles d’architecture, qui ont un rôle prépondérant à jouer dans l’invention de « modes d’habiter » plus durables, ne pourront pas se développer, et c’est au final non seulement nos architectes mais notre économie et notre cadre de vie qui en pâtiront.

Au-delà de la question de la cotutelle Culture-Enseignement supérieur et Recherche, cette reconnaissance pourrait prendre la forme d’un programme national interministériel de formation et de recherche en architecture, élaboré en lien avec les départements ministériels concernés, les entreprises du secteur et les collectivités territoriales, et piloté par le ministère de la Culture et de la Communication. Les thèmes à investir d’urgence ne manquent pas : les économies d’énergie et la mobilisation des ressources locales, en lien avec le ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie ; La baisse du coût de production des logements et l'enjeu de la réhabilitation, en lien avec le ministère de l'Egalité des territoires et du logement ; La qualité d’habiter en milieu dense etc.

Concrètement, ce programme national pourrait se traduire par un plan quadriennal stratégique national, validé par le Premier ministre en Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT), et décliné pour chaque école dans un document cadre signé avec les ministères et les partenaires concernés, qui apporteraient en contrepartie des moyens financiers nouveaux. Un tel document signerait plus qu'une ambition retrouvée pour l'enseignement et la recherche architecturale. Il constituerait l'amorce de ce qui nous fait depuis trop longtemps défaut : une véritable politique nationale de l'architecture.

Inscription claire et définitive des écoles d'architecture dans la sphère de l'enseignement supérieur et de la recherche ; Reconnaissance de l'enjeu interministériel de l'enseignement et de la recherche architecturale; Ouverture internationale et ancrage territorial des écoles par le développement des partenariats ; Adaptation de l'offre et des outils pédagogiques aux nouvelles conditions d'exercice des métiers de l'architecture ; Accroissement des moyens matériels et humains des écoles : telles nous semblent être, au terme de cette concertation, les grandes orientations qui devront dans les années à venir guider l'évolution de l'enseignement supérieur et de la recherche en architecture pour garantir durablement leur excellence à long terme.

Ceci dit, repérer ces orientations n'est pas une fin en soi, et ce rapport n'aura atteint son but que s'il contribue à impulser une mise en mouvement des écoles d'architecture qu'il faudra se donner les moyens de pérenniser. Le dialogue est renoué entre les acteurs. Il ne doit plus cesser et doit pour cela trouver un cadre permanent.

Si toutefois le diagnostic formulé ici est juste, il suggère d'entreprendre, parmi les nombreuses propositions opérationnelles formulées lors de la concertation, des actions prioritaires qui peuvent être énumérées (et non classées) comme suit :

  1. Placer les écoles d'architecture sous la cotutelle du ministère de la Culture et de la Communication d'une part, du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche d'autre part, pour faire droit à la double nature scientifique et culturelle des écoles.

  2. Faire évoluer le statut des écoles d'architecture vers un statut proche de celui des EPSCP, pour favoriser la reconnaissance scientifique des écoles, accroître leur autonomie et faciliter ainsi leur adossement à l’université.

  3. Mettre alors en place une pratique de la tutelle fondée sur un contrat pluriannuel passé sur la base d'un projet d'établissement validé collectivement, intégrant une stratégie territoriale et la planification des travaux immobiliers.

  4. Instaurer dans les ENSA l’élection du président du Conseil d’administration et la nomination du directeur par le ministre après avis du Conseil d’administration, et des durées limitatives de mandat, afin de créer les conditions d’une gouvernance plus démocratique.

  5. Reconstituer dans une instance unique les commissions nationales, supprimées par la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui assuraient la représentation nationale des ENSA, et le pilotage de la recherche et de la pédagogie, en tenant compte de l'expérience de la concertation.

  6. Faire en sorte que le rapprochement avec l’université assure aux étudiants des écoles d’architecture les mêmes droits et avantages, notamment sociaux, qu’à ceux de l'université, et aux effectifs administratifs et de service la même stabilisation qu'à ceux du reste de l'enseignement supérieur.

  7. Assurer progressivement l’accès au statut d'enseignant-chercheur aux enseignants des écoles d'architecture pour créer les conditions d'une recherche architecturale ambitieuse et reconnue.

    8. Etablir un référentiel commun des compétences délivrées par les écoles d'architecture pour accroître la lisibilité des diplômes, diversifier les débouchés professionnels des étudiants et favoriser ainsi la diffusion des compétences architecturales à travers la société.

   9. Mutualiser les épreuves d'admissibilité aux concours d'entrée dans les écoles d'architecture pour en favoriser l’accès et renforcer la cohérence et la visibilité du réseau des ENSA.

    10. Définir et faire adopter en CIADT un programme national interministériel de formation et de recherche en architecture pour assurer à long terme la qualité de notre cadre de vie. Aborder dans ce cadre la question des moyens que la nation entend y affecter, notamment un plan de rattrapage des investissements immobiliers compensant l’oubli des ENSA par le Plan Campus.


 

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Scandale ! Pratique illégale d'une profession protégée. L'Ordre des architectes ne contrôle donc rien ?

Une incroyable dépêche AFP (à lire sur le site du Figaro) révèle ce 28 mars 2013 la pratique à la vue de tous, d'un faux architecte... depuis 30 ans. Réussissant à remporter concevoir et construire des écoles et même une polyclinique.

Plus étonnant est que même les confrères locaux de cet architecte, ou de ses chantiers, n'y virent que du feu ou ne s’interrogèrent pas. Pire que les compagnies d'assurances et autres contrôleurs n'y trouvèrent rien à redire.

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Qualification des architectes européens  : Bruxelles veut une carte professionnelle sous forme de certificat électronique, et veut optimiser la durée des études

Bruxelles 3 mars 2013 [Communiqué] : Conseil des architectes d'Europe : Révision de la Directive Qualifications professionnelles : le Conseil des Architectes d’Europe accueille favorablement le rapport adopté par la Commission Marché Intérieur

Les négociations sur la modernisation de la Directive de Qualifications Professionnelles sont sur le point de débuter entre les institutions européennes. Bien que le rapport adopté par la Commission Marché Intérieur (IMCO) du Parlement Européen est loin de combler toutes les attentes du Conseil des Architectes d’Europe, le CAE tire dans l’ensemble un bilan positif de ce rapport.

Suite à l’adoption en janvier 2013 du rapport de Bernadette Vergnaud,  la Commission Marché intérieur (IMCO) a décidé le 21 février d’entamer des négociations avec la Commission Européenne et le Conseil des Ministres afin de trouver un accord en première lecture.

La révision de la Directive Qualifications Professionnelles est l’une des douze priorités identifiées par l’Acte pour le Marché Unique – le plan d’action de la Commission Européenne pour améliorer le fonctionnement du marché unique. Cette Directive, adoptée en 2005, réglemente la reconnaissance automatique de sept professions sectorielles en Europe, dont la profession d’architecte.

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Architecture : Vague de pessimisme chez les architectes européens en ce début 2013

60% des 3 000 architectes européens ayant répondu en janvier 2013 au sondage semestriel du CAE* (Conseil Européen des Architectes), sont pessimistes sur la situation actuelle. Seulement 10% font preuve d'optimisme.

46 ,5 % des architectes sondés prévoient, dans les prochains mois, une diminution d’activité dans les secteurs des logements privés et des bâtiments publics, cœur de leur métier.

Selon le CAE ; “L'enquête de janvier 2013 montre donc qu’une vague de pessimisme et d’incertitude frappe toujours la profession d’architecte, et qu’aucun secteur d'activité n'est épargné. Il semble que la profession s’attende à ce que la situation reste difficile dans les mois à venir.“

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Etc, saprophytes, fabricatoire, ANPU, Coloco, le bruit du frigo, Exyzt, Atelier d'architecture autogérée, Guérilla gardening ; Attention les guérilleros du râteau arrivent !

Discrets, fuyants les sunlights du marketing, une multitude de collectifs fleurissent ces derniers temps. Un seul objectif ; redonner un peu de la fabrication de la ville et de son environnement à ceux qui la subissent habituellement. Moyenne d'âge ; entre quarante et trente ans, parfois moins. Le plus simple est de les citer; par exemple le collectif etc: “La manière de faire la ville aujourd’hui en France suit essentiellement une logique verticale et hiérarchique faisant intervenir les différents acteurs de l’aménagement urbain dans des temps et des espaces déterminés et figés. Nous pensons que les différents usagers de la ville (habitants et professionnels) peuvent tous être acteurs de son aménagement à des échelles très variées. Nous souhaitons nous immiscer dans cette structure verticale en mettant en place un réseau souple d’interactions artistiques et sociales, de rencontres et de débats.“ fin de citation.

De leur coté Les saprophytes se veulent un collectif poético-urbain et rappellent “Un organisme est dit saprophyte (σαπρός pourri, φῠτό plante) s'il est capable de se nourrir de matière organique en décomposition."

http://www.les-saprophytes.org

 

« L'Homme est un être biologique comme les autres. »

Généralement leur action revendique ; la générosité, le plaisir, la culture, le progrès social et l'épanouissement des individus, sans oublier l'histoire Lire ici (http://jil.daniel.free.fr)

D'autres veulent “coucher la ville sur le divan“ comme l'ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) qui explique sur son site : “La psychanalyse urbaine peut être considérée comme une sorte de science poétique d’un nouveau genre : elle consiste à coucher les villes sur le divan, détecter les névroses urbaines et proposer des solutions thérapeutiques adéquates.“ fdc, dont son fondateur Laurent Petit, explique ; “ « Il y a une bonne dizaine d’origines à la psychanalyse urbaine. » Mon lourd passé d’ingénieur où le jeu consistait à ingurgiter un lourd stock d’informations pour en faire la synthèse en quelques lignes. La rencontre avec Eric Heilmann et ses travaux sur les liens entre Mickey la souris et Michel-Ange, cette rencontre a permis de jeter les bases d’une science poétique qui allait devenir plus tard la psychanalyse urbaine… Sans doute le professeur Blurp et ses micro-conférences para-scientifiques qu’on retrouve dans "Les rubriques à brac" de Marcel Gotlib ../...“ Lire la suite ici (http://www.anpu.fr/L-equipe.html)

Laurent Petit, brillant et hilarant one-man show sera au théâtre du Rond-Point ( Paris VIIIe) ce jeudi 21 février 2013 à 18H, si vous voulez passer un grand moment de leçon de fabrication de la ville et vous déstresser, n'hésitez pas. (9€)

De son coté l'AAA ( Atelier d'Architecture Autogérée ) ( à l'honneur à la XIIIe biennale internationale de Venise,) explique “L'architecture autogérée » provoque des agencements de personnes, de désirs, de manières de faire… Ces mises en relation ne sont pas toujours consensuelles, le rôle de l'architecte étant aussi de construire à partir des confrontations et d'accompagner des productions subjectives. Une telle architecture ne correspond pas à une pratique libérale, ne passe pas par des contrats bâtiment après bâtiment ; elle s'inscrit dans des nouvelles formes d'association et de collaboration, basées sur des échanges et des réciprocités tant avec les habitants qu'avec les institutions intéressées, à quelqu'échelle qu'elles se situent."

Des dizaines d'autres collectifs existent ou se créent tous les jours... Un autre monde, ils ne le rêvent pas, mais le font.

( Lire également à ce sujet “Les Entretiens du Patrimoine et de l’Architecture 2011“ )

 

Liens des collectifs cités.

Guerilla Gardening

http://www.guerrillagardening.org

Les Saprophytes

http://www.les-saprophytes.org

Le fabricatoire

http://jil.daniel.free.fr

l'ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine)

http://www.anpu.fr

Le bruit du frigo

http://www.bruitdufrigo.com

Coloco

http://www.coloco.org

collectif etc

http://www.collectifetc.com

Atelier d'Architecture Autogérée (AAA)

http://aaa.web.free.fr/aaa.htm

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Enseignement de l'architecture : Une concertation bien silencieuse !

Annoncée par Aurélie Filipetti lors de la conférence de presse d'inauguration du pavillon français à la XIIIe biennale internationale de Venise fin août 2012 (Photo ci-dessus), la concertation sur l'enseignement supérieur et la recherche en architecture ne semble pas faire beaucoup de bruit ! C'est dommage parce que les enjeux professionnels en sont conséquents et le devenir d'une filière est en jeu.

Dans un périmètre financièrement contraint toute réflexion engageant des deniers publics ne peut que se résumer, aujourd'hui, à “comment faire mieux avec moins“ ! Ce qui écarte d'emblée les envolées lyriques et naïves proposant simplement de “rattraper“ quantitativement la moyenne architecte/habitants de certains pays d'Europe, mieux nantis à l'avantage numéraire des architectes, mais qui différent du fait de l'histoire propre de chacun de ces pays et du partage ou de l'abandon entre culture, ingénierie et responsabilités professionnelles endossées. En fait il n'y aurait pas besoin de concertation si il suffisait d'augmenter les moyens publics disponibles …

 

Les architectes français souffrent d'abord d'isolements professionnels et culturels, trop longtemps nourris de commandes publiques, ils s'en sont gavés jusqu'à oublier toute projection future, cherchant à se réfugier, comme le revendique l'architecte parisien Jean Nouvel, comme des “Directeurs Artistiques“... . Entre temps les frontières se sont ouvertes, avec ces flopées de jeunes professionnels compétents, la technique du bâtiment s'est complexifiée, la réglementation n'a eu de cesse de règlementer, l'ingénierie financière a transformée l'échelle d'intervention, marginalisant ces mêmes “directeurs artistiques“ en décorateurs urbains, et la Société s'est sensibilisée sur le devenir de la planète.

 

A ces erreurs de stratégie, cet aveuglement savamment entretenu par les instances professionnels sensées défendre le périmètre d'intervention et le devenir des architectes (Ordre et Conseils régionaux, syndicats (UNSFA), Associations diverses ( Société Française des architectes,) mais aussi les écoles elles mêmes se confortant dans un immobilisme, comme si le monde ne changerait jamais ! Comme si nous pouvions revenir en arrière, comme si le basculement n'était pas inéluctable mais une simple mode passagère.

 

Faudrait-il alors fermer les écoles d'architecture en France  et abonner dorénavant les décorateurs aux revues d'architecture nordique ?

 

L'enjeu est bien de définir un périmètre d'intervention utile à la société pour les générations à venir. Mais les frontières étant tombées c'est une déferlante de jeunes professionnels étrangers, plus professionnels, qui débarquent en France et risque de ravaler les diplômés français en simples techniciens.

 

Sans doute conscient de ces périls, le ministère de la Culture, en lançant cette consultation, cherche t'il à faire prendre conscience d'une réalité défavorable, d'autant plus que la réforme LMD bute sur le “D“. Que faire d'un Doctorat en architecture et quelle place la Société consent-elle à donner à ces futurs docteurs ?

 

Parmi les interventions spontanées de la Société Civile (en France on aime bien ségréger,) on remarque celle de

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Drôle d'ambiance au Forum Européen des Politiques Architecturales (EFAP)

Un mail daté du 15 décembre 2012, signé du président de l'EFAP, (http://efap-fepa.eu) Rob Docter, signale comme nulle et non avenue la convocation à Paris courant Janvier d'une assemblée générale de cette même EFAP. Invitation lancée par un non membre du conseil d'administration.


Rob Docter annonce saisir la Justice ; “La situation actuelle est en conflit avec l'intérêt de notre association. ../... “C'est pourquoi j'ai déposé ce contentieux entre les mains de nos avocats afin de mettre fin à cette situation antidémocratique et néfaste au sein du conseil d'administration.“

 

Ci dessous texte du mail de Rob docter (En anglais)

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