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Rédaction

Mise en examen, après une garde à vue, mardi soir, de l'architecte Rudy Ricciotti pour travail dissimulé à l'occasion d'une enquête visant un entrepreneur toulonnais fraudant l'URSSAF.

Pas de chance pour Rudy Ricciotti, c'est sur son propre chantier d'une propriété sur la presqu'île de Cassis, avec vue sur mer, qu'ont été constatées les infractions, à savoir ; ouvriers non déclarés et sans papiers ainsi qu'infractions au code de l'urbanisme.

L'auditeur attentif avait pu récemment écouter Rudy Ricciotti, interviewé par Laure Adler sur France Culture, expliquer qu'il fallait toujours commencer par dire “S'il vous plait“ et “merci“ aux ouvriers sur ses chantiers,

Dans la Presse
La Provence 15/05/2013
Marseille : Rudy Ricciotti mis en examen pour travail dissimulé

 

Dans son édition du mercredi 15 mai 2013, l'hebdomadaire “Le Canard enchainé“ affirme avoir lu le rapport classé “confidentiel défense“, commandé par l'actuel ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, concernant l'attribution du Partenariat Public Privé du “Balardgone“ (3,6 Milliards d'euros en tout,) au groupe de BTP Bouygues, sous le gouvernement Sarkozy (Gérard Longuet étant alors ministre de la Défense.)

Au menu ; soupçon sur l'ancien gouvernement d'avoir fermé les yeux sur les irrégularités dont ils avaient pourtant été informées, dont des fuites d'informations confidentielles des différentes offres des candidats au moment de la procédure, ainsi que des mouvements financiers sur des comptes au Portugal, liés à des personnes ayant accès au dossier.

 C'est une vision comme une autre ! archicool.com vous en propose une autre.

L'Histoire commence, en 1986, avec l'arrivée de Pierre Méhaignerie au ministère de l'Equipement (20 mars 1986 – 10 mai 1988) ; dans ses bagages;  des conseillers, des directeurs de cabinet, dont une femme, Luciana Ravanel (MIQCP). Ici dans ce type de ministère se déroule chaque jour les venues de tout le CAC 40, de quoi se constituer un carnet d'adresses des hautes sphères économiques, et de se forger une crédibilité sans faille.

L'alternance politique arrivant, Luciana Ravanel est casée en 1988... à la direction de l'IFA (Institut Français d'Architecture,) alors rue de Tournon, (Paris 75006), et bien qu'association, mais largement subventionnée, les postes de direction se décident au niveau des cabinets ministériels, surtout en partance.

Cahin caha, Luciana Ravanel se forge une réputation ; “Elle savait trouver de l'argent lorsqu'il en manquait pour une exposition, c'est à dire très souvent.“ ! explique un cadre de cette époque.

Cette époque prendra fin de façon assez brutale avec l'arrivée au poste de directeur de l'architecture (1998 Ministère de la Culture) de l'énarque François Barré.

Luciana Ravanel rebondit très vite et fonde une agence de communication spécialisée dans l'architecture et l'édition d'ouvrages; Ante Prima Consultants. D'un coté un carnet d'adresses de grands industriels ( comme Léopold Lombard pour Lafarge,) mais aussi EDF, des administrations, voir des villes ( Béthune, Valenciennes,) qu'elle saura séduire, de l'autre un panel d'architectes clients qu'elle saura également séduire (Jacques Ferrier, Rudy Ricciotti, 5+1 (italie), Combarrel et Marrec, LAN architecture, Francis Soler.

Ainsi lorsque un grand industriel cherche un architecte démonstrateur, c'est tout naturellement qu'il s'adresse à l'agence Ante-Prima pour lui trouver les oiseaux rares... généralement disponibles dans son fichier clients. On organise éventuellement pour la forme un petit concours, et on participe à mettre en avant un si brillant maître d'oeuvre. Il en ira ainsi de Jacques Ferrier avec sa fameuse tour Hypergreen et son exosquelette, qui ne fit que trois petits tours et dont plus personne ne parle... (présentée à l'époque comme un “partenariat“ avec Lafarge,) il obtiendra cependant la conception du pavillon français à l'exposition de Shanghai (un échec coté Ductal®) mais largement soutenu par Lafarge...

Encore du Ductal® avec Combarel et Marrec (Centre RATP Thiais), ou surtout Rudy Ricciotti et ses fameuses résilles et sa soudaine sur-médiatisation (invité dernièrement chez la bienveillante Laure Adler, ou le tout aussi bienveillant Frédéric Taddei,) pour quelqu'un dont on cherche encore le discours et la mise en théorie de sa pratique professionnelle … il est vraiment très fort si Lafarge n'a pas été dans le coup !

En Fait Lafarge a été dans le coup, et c'est même écrit noir sur blanc dans une thèse de Doctorat

Le tribunal administratif de Grenoble a tranché suite au contentieux opposant des enseignants de l'ENSAG (Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble,) initiée il y a Sept ans contre les pratiques du directeur de l'Epoque ; M Vincent Michel, et dont ils reprochaient un harcèlement moral à leur encontre.

En 2009 plusieurs articles avaient relatés ici-même la situation et l'enfermement dans lequel la tutelle (Le ministère de la Culture et de la communication) s'était enfermé.

Questionné, le nouveau directeur alors nommé par intérim de l'ENSAG, M Paul Léandri, avait répondu par mail une de ces formules toutes prêtes que l'administration édite spécialement pour eux. Parlant d'honneur d'un homme jeté aux chiens... mais faisant abstraction des requérants.

Démissionné de l'ENSAG en 2009, M Vincent Michel a été nommé dans la foulée directeur de l'ENSAV (Versailles,) par le ministère de la Culture et de la communication, cela dans une certaine opacité et sans tenir compte des souhaits des enseignants.

Le tribunal administratif de Grenoble, dans son délibéré du 16 avril 2013, reproche

L'architecte est-il encore nécessaire au delà de la couleur des vêtures ?
La terre ne s'arrêtera pas de tourner, et le monde ne s'adaptera pas aux architectes, et rien n'y changera ! La judiciarisation de la Société, mais aussi le véritable progrès d'établir des responsabilités sur des actes, ainsi que l'empilement permanent et infini de règlementations, transformèrent en moins d'une génération la pratique professionnelle de l'architecte. Hier encore démiurge omnirôle dans sa cuisine, façon Nouvel ; aujourd'hui engrenage d'un mécanisme complexe au service de causes qui le dépassent.

L'architecte est aujourd'hui souvent au mauvais endroit au mauvais moment !
A la croisée entre

La courte exposition (au pavillon de l'Arsenal,) du grand projet immobilier, du territoire dit des Ardoines, de Vitry sur Seine présente en introduction un résumé historique du territoire en cinq cartes géographiques assez passionnantes.

Cela commence vers 1750 avec une carte dressée par l'abbé de la Grive. L'ambiance semble champêtre ; Pas de villages, mais seulement des lieux-dits reliés entre eux par des allées qui semblent bordées d'arbres. Ce qui attire l'attention, c'est que chaque lieux-dit semble doté d'une propriété jouissant d'un luxueux jardin à la française, ou d'un potager grandiose, sans doute la distinction entre nobles et clergé. Cette représentation paradisiaque de “terroirs“ les uns à coté des autres, est en fait un pieux mensonge faisant abstraction de la réalité de l'époque ; (famines, épidémies, guerres, hordes, asservissement.)

La seconde carte, dressée environ un demi siècle plus tard vers 1800, est une carte d'Etat major. Adieu poésie et ambiance champêtre, place aux champs de bataille. Mais une bataille en cache une autre, celle de la prise de possession du territoire par le pouvoir central. La Monarchie est morte la République unifie le territoire.

La troisième carte,

Réponse de Super-Rédaction : Ma foi tout s'y prête à merveille, d'autant plus que les qualités d'ensoleillement garantissent un cuisson rapide et 100% naturelle, ajoutez-y une pincée de sel (de Camargue hein ! pas de Guérande,) et profitez du Mistral pour étaler le plus naturellement du monde la pâte sur l'ensemble du moule.

La quantité produite devrait pouvoir alimenter dans un rayon de 50Km à la crique d'oursins, tous les revendeurs au noir de chupas, gaufres, et autres confiseries de plages.

Attention cependant ! Un MUSEE n'est pas toujours un moule à gaufres ! Mais un MUCEM peut présenter des moules à gaufres.

Etonnante affaire développée par le quotidien régionale “La Provence“ (Lien) sur fond d'architecture et de plagiat supposé.

En voici le résumé ; Mohamed ali Chafter, diplômé en 2001 de l'École d'architecture de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée, avec comme directeur d'études l'architecte Yves Lion,(ce dernier étant chargé de l'aménagement du boulevard du Littoral au droit du J4). M.A.Chafter choisit comme site le J4 (Marseille) et propose un projet de mosquée contemporaine, dont la vue en coupe correspond à une équerre,  (avec un gigantesque porte à faux au dessus de l'eau,) idée dans l'air du temps de l'époque comme en témoigne les projets CCTV (gagné par OMA le 20 décembre 2002) , ou plus près de nous; la tour observatoire de la cité du Design

Cherchant du travail à Marseille il explique avoir alors présenté son book en 2003 à l'agence Jean-Pierre Manfrédi.

En 2004 trois architectes sont sélectionnés par l'AREA PACA (Agence Régionale d'Equipement et d'Aménagement,) pour présenter un projet pour le site J4 (mitoyen du futur MUCEM,) il en ressortira l'attribution du projet à l'équipe Boeri-Manfrédi-Di Pol, projet qui s'achève actuellement et se retrouve au cœur de la réclamation de M.A.Chafter.

Le Plagiat en architecture
Hélas Courant ! mais très difficile à prouver ! En effet “les idées sont de libre parcours“ et qui plus est, l'air du temps se construit sur l'inspiration des uns et des autres sur les uns et les autres.

Le plagiat se construit donc sur l'appropriation à l'insu du plagié et sans son accord, de l'unicité d'une œuvre ou projet architectural.

Qu'est ce qui est plagiable ? - Ni la finalité d'un lieu, (par exemple le même programme sur un même site,)  - ni l'emprunt de formes génériques ; Par exemple une équerre est une forme générique qui en architecture est à la mode depuis une vingtaine d'années. Ni non plus un principe constructif (comme un porte à faux, même le fait d'être le plus grand du monde, ce dont rêve tous les architectes,)

Le plagiat va donc se déterminer par contre en fonction de l'addition sur une même œuvre ou projet d'éléments originaux et distinctifs dont l'assemblage ne peut laisser aucune trace au hasard. (La suite de cet article est réservé aux abonnés.) abonnez-vous

[+ Bonus édition abonnés lire “Rappel :  L'architecture eut son “affaire“ de plagiat en 1994 avec la querelle François Chaslin/Jean-Marie Charpentier“]

Tonitruante proposition de la présidente du front National (France) en ce début mai 2013, de “raser les Cités“, pour y édifier à la place “un habitat de taille et d'esthétique traditionnelles.“ Derrière les idées cousues de fil blanc, dont chacun devinera où les protagonistes veulent en venir, se cache une grande virginité des questions sur la ville en France de la part de l'ensemble de la classe politique.

L'esthétisme
Lorsque la politique s'empare de l'esthétisme, c'est toujours inquiétant parce que cela définit en creux une dualité avec ce qui ne serait pas esthétique, avant même de parler d “esthétique traditionnelle“.

Il faut préciser que l'architecture n'a rien à voir avec l'esthétisme. Par exemple, l'esthétisme c'est la couleur du ruban du nœud (du paquet,) l'architecture c'est l'art du nœud.

L'esthétisme ; c'est juste une apparence et un code culturel.
Le résultat peut être jugé plus ou moins esthétique mais il ne préjuge pas de la justesse et de la résistance du nœud, par contre il renseigne sur le goût de celui qui choisit le ruban...

L'architecture ; c'est un moteur et un liant à la croisée de problématiques multiples. Comme l'expression de la science acquise dans l'art du nœud, l'économie de moyens, la résistance des matériaux, mais aussi l'expression d'un ressenti ( maigre, étriqué, large, étouffant...)

Prenant l'exemple de la Seine-Saint-Denis, Marine Le Pen ajoute ; ( propos tels qu'ils sont rapportés par le journal “Le Point“ le 7 mai 2013) : “En Seine-Saint-Denis, il y a moins de culture architecturale que dans d'autres régions“.

C'est une appréciation comme une autre qu'il faudrait étayer en définissant la “culture architecturale“. Est-ce la résilience et l'addition, des styles historiques à travers les époques ? Ou la diversité actuelle des typologies contemporaines ?

De même, la réaction de Stéphane Troussel, président (PS) du Conseil Général de Seine-Saint-Denis étonne, citation : "Non, l'histoire de l'architecture ne s'est pas arrêtée aux huttes gauloises !" …/.... “Sans doute n'a-t-elle jamais entendu parler de Le Corbusier ou de Niemeyer. Peut-être pourrions-nous résoudre aussi la question énergétique en revenant au silex et au feu de bois"

Appeler en 2013, Le Corbusier et Niemeyer à la rescousse de la Seine Saint-Denis et de l'évolution de l'histoire de l'architecture sonne un peu ...démodé et semble s'arrêter à il y a 60 ans... En fait La Seine Saint-Denis, souffre justement que tout se soit arrêté, pour elle, il y a cinquante ans, alors que les gens doivent continuer aujourd'hui à y vivre dans un certain délaissement.

Dans un communiqué de presse, daté du 7 mai 2013, l'Institut français (émanation du ministère des affaires étrangères) confirme la nomination de l'architecte historien Jean-Louis Cohen au commissariat du Pavillon français de la 14e exposition internationale d'architecture de Venise (2014).

Citation : “Le choix de Jean-Louis Cohen s'est imposé pour apporter une contribution au thème Fundamentals proposé par l'architecte néerlandais Rem Koolhaas, commissaire général de cette 14e Biennale.

La thématique du pavillon 
A partir de l'histoire de l'architecture de ces cent dernières années, Rem Koolhaas suggère aux pays participant à la Biennale d'interroger leurs modèles d'architecture locale ou nationale et notamment de constater leur éventuelle disparition au profit d'une architecture mondiale qui s'exprimerait dans un répertoire unique de typologies et une esthétique universelle.
Cette vision révèlera, dans le même temps, malgré la globalisation, la survivance de caractéristiques nationales uniques.
Pour le pavillon français, il s'agira de porter un regard sur les fondamentaux de l'architecture française depuis un siècle, en s'appuyant à la fois sur des réalisations et des travaux théoriques, avec une visée prospective.“ fin de citation

Jean Louis Cohen a élaboré et conduit entre 1998 et 2003 le projet de Cité de l'architecture et du patrimoine dans le Palais de Chaillot à Paris, avant d'en être brutalement écarté, en 2003, par le ministre de la culture et de la communication de l'époque, Jean-Louis Aillagon, au profit du journaliste du figaro, Francis Rambert, avec l'approbation alors du conseil d'administration de la Cité de l'Architecture.

Jean Louis Cohen est un historien de l'architecture aussi érudit que prolifique il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages de référence dont :

- Le Corbusier et la mystique de l'URSS, Liège, Pierre Mardaga, 1987.

- Des fortifs au périf, Paris : les seuils de la ville, Paris, Picard, Pavillon de l'Arsenal, 1992 (avec André Lortie). 

- Scènes de la vie future ; l'architecture européenne et la tentation de l'Amérique 1893-1960, Paris, Flammarion/Montréal, Centre Canadien d'Architecture, 1995.

- Casablanca, mythes et figures d'une aventure urbaine, Paris, Hazan, 1998 (avec Monique Eleb).

- Alger, paysage urbain et architectures 1800-2000, Paris, Éditions de l'Imprimeur, 2003 (dir., avec Nabila Oulebsir et Youcef Kanoun).

- Le Corbusier, la planète comme chantier, Paris, Textuel, 2005.

- Mies van der Rohe, Paris, Hazan, 2007.

- New York, Paris, Citadelles-Mazenod, 2008.

- Architecture en uniforme ; projeter et construire pour la seconde guerre mondiale, Paris, Hazan, 2011.

- L’architecture au futur depuis 1889, Londres, Paris, Phaidon, 2012.

- Interférences / Interferenzen – architecture, Allemagne, France, Strasbourg, Musées de Strasbourg, 2013 (dir., avec Hartmut Frank).


 

Au sujet de l'institut français : ( http://www.institutfrancais.com) Citation : “Depuis 1948, l'AFAA, puis Culturesfrance et à présent l'Institut français ont eu en charge, en qualité d'opérateur, l'organisation de la participation française aux Biennales de Venise considérées comme les plus prestigieux rendez-vous internationaux d'art contemporain et d'architecture.

Au sujet du comité de professionnels appelé à choisir le présent commissaire

Membres experts :

Marc Bedarida, Architecte et professeur d'histoire de l'architecture et urbanisme à l'ENSA de Paris La Villette

Patricia Falguière, Philosophe et professeur agrégé à l'EHESS ;

Valéry Didelon, Architecte et théoricien de l'architecture, fondateur de Criticat ;

Marie-Ange Brayer, Directrice du Frac centre.

Membres institutionnels :

Sylviane Tarsot-Gillery Directrice générale déléguée représentant l'Institut français ;

Guy Amsellem, président de la cité de l'architecture et du patrimoine, représentant Vincent Berjot, Directeur général des patrimoines ;

Bertrand-Pierre Galey, Directeur, adjoint au Directeur général des patrimoines, chargé de l'architecture ;

Jean-Paul Lefèvre, Chef de la Mission des échanges culturels et de l'audiovisuel extérieur, représentant Hélène Duchêne, Directrice en charge de la coopération culturelle, universitaire et de la recherche.

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