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M.A.J le: 24, Avr, 2014 18:40 PM +02:00
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Rédaction

Linna Choi, d'origine coréenne et Tarik Oualalou, marocain, fils de Fathallah Oualalou, ancien ministre et maire de Rabat, sont à l'origine de l'agence Kilo architecture, basée à Paris et Casablanca. Tarik Oualalou eut pour enseignant à l'école d'architecture de Paris Malaquais, Jean Louis Cohen, et, par la suite, concouru à différents concours avec Rem Koolhaas. Il était donc naturel de retrouver l'agence Kilo-architecture, comme commissaire du pavillon marocain à la XIVe biennale internationale d'architecture de Venise.

Lourde tache et exercice périlleux pour une première participation nationale marocaine à une biennale. Le Maroc se voit attribuer à l'Arsenale un espace, petit, et difficile, le premier que rencontre les visiteurs après s'être enfilée toute la Corderie (plus de 300m), qui cette année promet d'être intense sous la férule de Rem Koolhaas.

A charge pour ces jeunes architectes, de moins de 40 ans, de concevoir, en ces lieux, une installation pertinente là ou d'habitude le visiteur se dépêche de passer à l'étape suivante.


affiche-pav-maroc-venise2014


18 M3

posées sur du sable venu du désert marocain ; 18 maquettes d'un mètre cube représentant diverses expérimentations architecturales depuis un siècle, ainsi que les projets lauréats d'un concours d'architecture ouvert à tous les architectes et étudiants marocains, sur le désert.

Au plafond ; “la vidéo retraçant le cours d'une journée, sera composée d'images de jour et de nuit. Pendant la période de nuit, le ciel étoilé du désert marocain surplombera le spectateur, le plongeant dans une atmosphère immersive et intimiste, propice à la découverte des projets éclairés individuellement.

Tarik Oualalou promet que l'on servira le thé à la menthe aux visiteurs, ainsi invités à se prélasser et à s'ouvrir à la contemplation … comme au cœur du Sahara, sur le sable chaud.

Intitulé énigmatiquement fundamental(lism)s La première participation du Maroc à une biennale d'architecture de Venise, entend bien se jouer des évidences. Citation texte de présentation ; “Intitulé Fundamental(ism)s en clin d’œil au thème général proposé par Rem Koolhaas, le Pavillon du Maroc est une exploration de ce que le territoire a appelé comme démarches radicales et expérimentales.

Présent pour la première fois à l’Exposition Internationale d’Architecture de la Biennale de Venise, le Maroc développe dans son pavillon un thème autour de sa contribution unique à la grande aventure architecturale du XXe siècle. Au-delà d’avoir été une terre d’accueil, le Maroc a surtout été un territoire d’exploration, un véritable laboratoire pour le Projet Moderne. Le territoire marocain a ceci d’extraordinaire qu’il a permis et peut-être appelé des recherches architecturales uniques (constructives et matérielles, formelles et architectoniques, mais aussi domestiques et sociales), qui ont contribué

de manière tangible à l’Histoire pour la première fois mondialisée de l’architecture. Au-delà des conditions historiques très particulières qui ont permis cette émergence, le génie marocain s’est aussi d’avoir absorbé, digéré et enfin métabolisé le projet moderne. C’est peut-être aussi cela la tradition marocaine. Une tradition de modernité et de radicalité, mais aussi de détournement et d’intégration.“ fin de citation.


Présentation du pavillon du Maroc à la XIVe biennale internationale d'architecture de Venise

Paris mercredi 23 avril 2014 - I.M.A
Présentation du pavillon du Maroc pour la XIVe biennale internationale d'architecture de Venise
Emplacement du Pavillon (Arsenale)
1954 - nid d’abeille / Sémiramis / CasaBlanca Réalisation : 1951-1952 - Architectes : ATBAT Afrique - Georges Candilis, Shadrach Woods, Vladimir Bodianski, Henri Piot
Aujourd'hui
1934 - l’îlot assaYaG / CasaBlanca Réalisation : 1930-1932 Architecte : Marius Boyer
1974 - l’hôtel du dadès / Boulemane Réalisation : 1974 - Architectes : Patrice de Mazières, Abdeslem Faraoui
Aujourd'hui
1914 - la médina de Fès / Fès Réalisation : VIIIe siècle > XXIe siècle
Venise dans le sahara
Groupe 3 omar tijani et skander amine nés au maroc vivent et travaillent à rabat, maroc www.groupe3architectes.com
Boucraa, une ville invisible
MIKOU DESIGN STUDIO selma mikou et salwa mikou, nées au maroc vivent et travaillent à paris, France www.mikoustudio.com
Floraison
x-tu architectes anouk legendre et nicolas desmazières nés à meknès, maroc / aureilhan, France vivent et travaillent à paris www.x-tu.com


l'histoire du Sahara
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Sahara_occidental

www.ultraarchitettura.com

 
 
 
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Vous avez jusqu’au 15 mai 2014 pour candidater au nouvel appel à projets spécifique “Constuire ensemble la politique de la ville” lancé par la Région Ile-de-France.

Dans le cadre de la refonte de la politique de ville au niveau national, une importance particulière est donnée à l’implication des habitants dans la définition des actions à mettre en place en direction des sites qualifiés par un label politique de la ville.

S’inspirant du rapport Bacqué-Mechmache « Construire ensemble la politique de la ville », la Région souhaite encourager les démarches de co-construction avec les habitants et favoriser leur capacité d’agir (capacitation citoyenne, empowerment).

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Disparition le 21 avril 2014 à Vienne (Autriche) de l'architecte Hans Hollein (né le 30 mars 1934,), véritable commandeur de l'architecture en Autriche durant ces quarante dernières années.

Théoricien de l'architecture, baroque, post-moderne, Hans Hollein deviendra vite une référence théorique en Europe, puis un véritable commandeur intellectuel en Autriche ou il trustera tous les honneurs jusqu'à en étouffer les jeunes pousses, la visite régulière du pavillon autrichien des cinq dernières biennales d'architecture révélait la main-mise et l'influence permanente du Maître.

Pritzker Prize 1985, commissaire général de la biennale internationale d'architecture de Venise en 1996, c'est d'abord un grand sens de l'image et de la formule on lui doit “Tout est architecture“, entendez mise en perspective et construction intellectuelle s'établissant sur une trajectoire.

En France, il sera choisi à la fin des années 90 par l'ex-président de la République Valery Giscard D'Estaing, pour édifier le centre Vulcania dans le Puy de Dome. Qui pouvait mieux que lui signifier, et imager, la forge tectonique de la nature à la rencontre des hommes ? Homme de Récit, et de récits comme pouvait l'être le post-modernisme tentation séduisante et séductrice d'une réalité qui ne l'était pas spécialement mais qui se révèlera vaine, parce que portant en elle même les gênes de son épuisement et de son non renouvellement. Hans Hollein préfigurait inconsciemment la société du coup visuel médiatique. La ville se réduisant à l'addition d'images isolées pour elles mêmes.


Liens

http://www.hollein.com

http://cargocollective.com/ornament-and-crime/Everything-is-Architecture

http://www.moma.org/collection/object.php?object_id=636

Article du Washington Post 24/04/2014
http://www.washingtonpost.com/entertainment/austrian-architect-hans-hollein-dies-at-80

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Le site “courrier de l'architecte“ en péril, décime son équipe rédactionnelle.

Composée essentiellement... de trois personnes, l'équipe rédactionnelle du site; “Le courrier de l'architecte“ vient de se voir décimer de 66% avec le départ un peu précipité de son rédacteur en Chef ; Christophe Leray, et de la journaliste Emmanuelle Borne.

Il ne reste donc plus

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Conçue initialement par le Centre Canadien d'Architecture (en 2011), l'exposition “Architecture en Uniforme“ fait une halte à Paris, à la Cité de l'architecture et du patrimoine, avant de partir à Rome ou elle s'établira au MAXXI.

C'est une somme de travail extraordinaire, due à la sagacité de l'historien architecte Jean-Louis Cohen*, sur une période jusqu'à présent laissée volontairement blanche dans les livres d'architecture du XXe siècle. Elle couvre une période assez courte ; 1937 (Bombardement de Guernica,) à 1945 (Hiroshima et Nagasaki,) en englobant les deux principaux camps occidentaux qui s'affrontèrent.

L'exposition commence par une impressionnante galerie de portraits, essentiellement des hommes, alignés comme à la parade et regroupant à peu près tous les noms connus et reconnus de l'histoire de l'architecture du XXe siècle (excepté Frank Llyod Wright pacifiste convaincu).

De Aalto à Neutra, de Speer à Syrkus, de Prouvé à Perret. Tous oeuvrèrent dans une sorte d'union sacrée aux missions liées à l'urgence de la guerre et les multiples questions posées par les capacités des nouvelles armes, et des nouveaux moyens de communication.

Epoque intense d'innovation, le régime Nazi en sera le maître, époque intense d'ingénierie à très grande échelle, Américains et allemands feront jeu égal, époque intense d'échanges, les américains s'appuieront sur le capital de recherche de leurs universités, les allemands sur leur puissants industriels.

Epoque intense de progrès technologiques, de la simple colle permettant des assemblages ultra résistants et légers à la mise au point de complexes fusées, de l'industrie de la Chimie à la production en très grande quantité d'objets de plus en plus complexes fusionnant les technologies d'avant garde.

Mais c'est aussi une époque intense pour les architectes confrontés à “l'économie de guerre“ avec ses multitudes de défis à relever ; l'urgence, l'économie de moyens, de nouveaux matériaux alors inconnus, de nouvelles méthodes comme la préfabrication, mais aussi l'illusion, avec l'art du camouflage, l'architecture moderne avait pour défaut, vue d'avion, d'être très blanche et donc facilement perceptible. La nécessité de concevoir en quelques mois des villes entières pour des populations déplacées, soit volontairement (les ouvriers américains devant travailler dans de gigantesques usines militaires à protéger d'hypothétiques bombardements allemands ou japonais,) ou les populations déplacées de force dans des camps. Plus que l'espace, les architectes doivent gérer le temps, et surtout le manque de temps.

Mêmes internés et prisonniers, certains architectes s'organisent et conçoivent, en captivité, la reconstruction future des villes. Parce que la seconde guerre mondiale c'est d'abord la guerre des villes, la guerre faite aux villes, dont les images de destruction entières laissent encore aujourd'hui pantois devant ces véritables crimes de guerre et la réelle responsabilité du prix à payer des uns pour la liberté des autres.

Guerre de l'image, de la propagande, de l'intox et de la désinformation, l'architecture en sera aussi le témoin, l'actrice, justifiant son utilité comme nous le rappelle les célèbres images de situation-room, très étudiées, immortalisées, quelques années pus tard, magistralement par Stanley Kubrick dans Dr Folamour, mais aussi en fabriquant des décors incroyables de vérité, des maquettes reconstituant les batailles navales, photographiées et publiées dans Life, de Norman Bel Geddes, célèbre pionnier du design industriel d'après guerre, et (comme le remarque Guy Amsellem, président de la Cité de l'architecture et du Patrimoine,) père de l'actrice star hollywoodienne Barbara del Geddes. Etonnant raccourci de la réalité à la fiction. De la guerre au divertissement.

Mais c'est aussi la nécessité d'inventer des normes industrielles, C'est l'heure de gloire des Neufert en Allemagne, de l'AFNOR en France. La rationalité a t'elle tué la générosité et la liberté de faire ?

A peine le silence des canons obtenu, les architectes concourent à de nouvelles missions, les lieux de mémoire, et surtout une autre invention contemporaine, le recyclage.

Opportunisme ou complicité ? De tous bords les architectes n'avaient guère le choix, cette exposition met en lumière leur apport et leur utilité. Même si certains projets ou réalisations ne restèrent qu'à l'état de prototypes.

ofcoursican


 *Jean-Louis Cohen est architecte et professeur en histoire de l'architecture et des villes à l'institute of fine arts de New York University.
La scénographie de l'exposition : Frenak + Jullien architectes.
Graphisme : Baldinger et Vu-Huu

Exposition jusqu'au 8 septembre 2014, Cité de l'architecture et du patrimoine, Palais de Chaillot, 1, place du trocadéro, Paris 75016.

Un luxueux ouvrage accompagne l'exposition, un pilier de bibliothèque d'architecture incontournable. Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre Mondiale. Lire l'article écrit lors de sa parution ici.

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Renzo Piano, dans une autre vie, aurait été sans conteste horloger suisse, tant son art semble courir après la perfection technique des assemblages soignés. Assemblage des matériaux, assemblage tout court soigneusement étudié. Mais aussi assemblage inlassable du temps que Renzo Piano semble vouloir arrêter dans chacune de ses monographiques-expositions qu'il promène à travers le monde en prenant soin d'organiser la rareté du prêt de ses œuvres maquettes, dessins, prototypes.

Chacune de ses expositions révèle une certaine prétention à l'universalisme, comme il se pratiquait à la fin du XIXe siècle. Où, dans de grandes nefs, tout était présenté selon le précepte; “en un même lieu, d'un seul coup d'oeil“. Comme on peut encore le percevoir dans les antres du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Cette volonté de rassembler, assembler, collectionner, inventorier signait, à une époque charnière, la fin de l'exploration du monde, et le début de la science contemporaine ou l'on passait de l'inventaire, la comparaison raisonnée, à la compréhension, la déduction et l’échafaudage de théories.

Cependant si Renzo Piano a commencé sa carrière très jeune par une œuvre manifeste, sans doute l'oeuvre manifeste de l'architecture occidentale de la seconde moitié du XXe siècle, (le centre Georges Pompidou,) il semble se contenter aujourd'hui à se réfugier dans l'accomplissement sans cesse répété du bel ouvrage pour lui même. Bel ouvrage pour fortunés de tout poils, mais très loin des problématiques contemporaines. En fait Renzo Piano n'est déjà plus tout à fait de notre monde, de notre temps, seul le temps des mécaniques parfaites l'intéresse.


Renzo Piano Biennale Barbara Cappochin

©Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano


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Vêtu(e) de noir, posant fièrement devant l'Institut du Monde Arabe... non ce n'est pas Jean Nouvel, mais une vraie locomotive à vapeur ! Et comme toute les histoires qui commencent par “il était une fois“,  le mystère tient ici du songe et du mensonge.

Véritable star de cinéma ! En effet c'est cette locomotive hymself qui fut l'héroïne cinématographique de Sydney Lumet dans “Le crime de l'Orient Express“ (1974). A sa décharge, elle n'a jamais tractée réellement le moindre Orient Express. En fait 230G353 qui est son nom de jeune fille et sa véritable carte d'identité ; ( 2-3-0 correspondant à la disposition des essieux en partant de l'avant, le G-353 correspond à une nomenclature propre à la SNCF qui récupéra l'engin en 1938. (la SNCF ayant été créée le 31 août 1937, n'avait rien à voir avec la CIWL (Compagnie internationale des wagons-lits, créée elle, en 1872 par l'homme d'affaires belge, Georges Nagelmackers.)

Mise au rebut, au début des années 70, elle restera cependant en état de fonctionnement et à ce titre sera utilisée pour le tournage de films... pour se retrouver ensuite en pièces détachées au milieu des années 2000. Elle devra sa résurrection via une association qui la remontera et la restaurera, sans plans, en moins de huit mois à partir de l'été 2013. Cependant elle n'est pas encore en état de marche.*

Tout cela pour en venir à l'invention des mythes, comme peut l'être l'Orient Express, (A partir de 1883,) que proportionnellement pratiquement personne n'a jamais pris, mais qui relève d'une invention savamment entretenue. Il y a d'abord le voyage (imaginaire,) en train à une époque ou un voyage était une aventure dont on ignorait l'issue à l'avance, il y a ensuite la durée du voyage qui obligeait tout un chacun à adopter une posture à la vue des autres dans un espace contraint dont on ne pouvait s'échapper autrement que dans des volutes de fumée, vapeurs de cognac et autres tenues envoutantes propres à dénouer l'imaginaire le plus étroit face à l'ennui. Enfin, bien entendu, la destination à une époque encore bien mystérieuse pour la plupart, le passage de l'Occident à l'Orient (et son inverse,) tout cela accroché au déchainement vibrionnant, le bruit, et la fureur, d'une machine surchauffée suintant son huile, ses scories, ses vapeurs brulantes déchirant inlassablement la nuit et le jour en un peu plus d'un tour entier de cadran.

Enfin il y a le choix du parcours, de l'insulaire Londres en traversant tous les empires d'Europe, (sauf la Belgique,) parfois en guerre, pour arriver aux portes de l'Orient. Aventure si facile à imager, si confortable en apparence, mais qui signifiait déjà l'indifférence complète aux particularismes traversés.

Hercool Poirot

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La tentation est forte, chez certains acteurs de la ville, architectes mais aussi opérateurs de la construction, de signifier l'énergie débridée de la ville en affichant dans le béton une fausse virulence.... finalement statique à jamais.

A l'ordre ; parfaitement et magnifiquement codifié et répétitif voulu par les contemporains d’Haussmann, succède de nos jours et de façon modeuse, son exact contraire ; l'expression imagée, caricaturée, d'un désordre apparent qui serait devenu un esthétisme hype et bobo. L'affaire est sérieuse puisqu'il ne s'agit rien de moins que d'immobilier, avec ses enjeux économiques conséquents pour ses investisseurs, et ceux qui édifient ces réalisations, mais aussi ceux qui se porteront acquéreurs par la suite de ces logements, bureaux, immeubles.

Dans la réalité la pression économique des opérateurs que sont les promoteurs et financiers réduisent considérablement la marge de manœuvre ; le degré de liberté des concepteurs, qui vont donc, comme ici sur cette photo, réduire leur bravoure héroïque, au plissement façon faussement anarchique, des balcons et autres avancées de façades.

Le “balcon,“ hier décoratif et peu visible, devient

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[Communiqué] : La 14ème édition de la Biennale d’Architecture de Venise investira du 7 juin au 23 novembre prochains les quartiers de l’Arsenale et les pavillons des Giardini, mais aussi la Cité avec des présentations nationales, dont le Pavillon du Luxembourg, installé à la Ca’ del Duca dans le quartier de San Marco.

Le vernissage de l'exposition du Pavillon luxembourgeois aura lieu le vendredi 6 juin 2014 à 19:00.

"Modernity - loved, hated or ignored?"

Comment la modernité s’est-elle imposée dans notre quotidien ? 
Quel regard portons-nous sur les bâtiments que nous côtoyons chaque jour ? Rejet, appropriation ou indifférence ?
A la manière de l’agent Dale Cooper débarquant en terre inconnue dans la petite ville frontalière de Twin Peaks dans la célèbre série de David Lynch, Jane Doe arrive à Luxembourg. Cinq enquêtes l’attendent. Toutes poursuivent le même objectif : retracer le chemin sinueux emprunté par les hommes dans leur insatiable quête de nouveauté. Ces parcours dans le temps et dans l’espace croisent progrès et résistance, ouverture et repli.

En contrepoint à l’amnésie contemporaine, l’objectif est de faire ressurgir, par le biais des articles de presse, des témoignages, des documents oubliés au fond des archives, les évènements qui ont construit la mémoire d’un lieu.
Chacune des  informations recueillies au fil des enquêtes forment autant d’histoires parallèles qui finissent par s’assembler dans un puzzle géant.

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Ce 15 avril 2014 se tenait dans les salons du ministère de la culture et de la communication, rue de Valois à Paris, la conférence de presse de présentation du Pavillon Français de la 14ème Exposition internationale d’architecture – la Biennale di Venezia ; “La modernité, promesse ou menace ?“ dont le commissariat a été confié cette année, et de façon collégiale, tenait à rappeler Aurélie Filippetti, à l'historien-architecte Jean-Louis Cohen.

Partant de la thématique choisie par le commissaire général de cette XIVe Biennale internationale d'architecture de Venise ; Rem Koolhaas, “Fundamentals 1914-2014“ (lire ici,) Jean Louis Cohen centrera son propos sur une période précise de l'histoire de l'architecture et des idées, en France, entre 1930 et 1960.

Après avoir rappelé la “générosité dévoyée de cet idéal de la Modernité“ il s'agit aujourd'hui non plus de “reconstruire“ mais bien de “construire“ rappelant à cette occasion l'objectif annoncé par le Président de République de mettre en chantier près de 500 000 logements par an, ce qui ne s'était plus vu depuis 1973 et la fin des trente glorieuses.

Mais la présence française ne sera pas visible seulement au pavillon français (scénographiée par l'agence parisienne Projectiles,) mais également dans la partie centrale de l'exposition, donc sous la coupe de Rem Koolhaas, avec notamment la présentation de travaux de l'architecte Claude Parent (Commissaire du pavillon français en 1970,) mais aussi l'exposition des études de l'AUC(Djamel Klouche), de même que la remise du Grand Prix d'architecture à l'architecte Christian de Porzamparc pour sa réalisation de la Cité de la musique brésilienne de Rio, sans oublier d'autres manifestations comme le concours organisé par la fondation Wilmotte, ou encore l'exposition des projets lauréats du AYA “Africa Young Architects“ présenté dans le palais vénitien d'Architecture Studio.

La présence française sera riche assure Aurélie Filippetti, et sera l'occasion de lancer une “véritable recherche architecturale française“ et de “contribuer quotidiennement au dialogue entre les cultures “

Jean-Louis Cohen centrera sa présentation-interrogation autour de quatre chapitres.

  • - La villa Arpel, véritable,vedette critique, du film de Jacques Tati, “Mon Oncle“.

  • - L'aventure industrielle et intellectuelle de Jean Prouvé, de l'espérance à son échec industriel…“

  • - La préfabrication lourde dans le bâtiment, réponse industrielle à l'urgence face au baby boom

  • - La Cité de la Muette à Drancy, préfiguration d'avant guerre des Grands ensembles qui fleuriront,eux, à partir des années 60. “ Déjà porteuse d'une hétérotopie meurtrière.“

En lieu et place d'un éphémère numéro spécial d'une revue d'architecture, Jean-Louis Cohen a proposé et obtenu la rédaction d'un ouvrage plus pérenne intitulé “101 bâtiments 1914-2014.“ livre sur l'architecture en France, (autour de 101 bâtiments choisis par une sélection d'architectes,) sélection de réalisations devant renseigner le lecteur sur la;  “relation entre l'attente et la réponse, et la réponse et l'attente…“


 

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