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M.A.J le: 19, Sep, 2014 4:29 AM +02:00
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[Communiqué]  SGP 16/09/2014 : Pour concevoir et réaliser les gares emblématiques de ces lignes, la Société du Grand Paris a choisi :

    • Elizabeth de Portzamparc (AECDP) pour la gare du Bourget RER
    • L’équipe de Miralles Tagliabue (architecte mandataire) et Bordas+Peiro (architecte
associé basé à Paris) pour la gare de Clichy-Montfermeil*

Le groupement qui se verra confier la gare de Saint-Denis-Pleyel sera connu fin octobre 2014.

Par ailleurs, deux groupements conduits par EGIS Rail, composés d’ingénieurs et d’architectes, l’un sur le tronçon Noisy-Champs / Le Bourget RER (ligne 16, 22 km, 7 gares), l’autre sur le tronçon Le Bourget RER / Saint-Denis Pleyel / Mairie de Saint-Ouen (ligne 14 Nord et 17 Sud, 7,5 km, 2 gares), ont remporté les marchés de maîtrise d’œuvre études et travaux des ouvrages de génie civil et des aménagements nécessaires à la réalisation des lignes.

«Quelques semaines seulement après l’autorisation d’investissement votée par son conseil de surveillance, la Société du Grand Paris engage les études d’avant-projets des lignes 14 Nord, 16 et 17 Sud du Grand Paris Express» a déclaré Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris. Il ajoute «Cette année encore, l’attribution de ces marchés va générer de nombreux emplois dans les secteurs de l’ingénierie et de l’architecture avant les phases chantiers qui mobiliseront 15 000 à 20 000 emplois chaque année. Avec ses 128 agents, la Société du Grand Paris coordonne d’ores-et-déjà les travaux de plus de 1 000 professionnels sur le Grand Paris Express. Nous sommes particulièrement satisfaits de pouvoir travailler avec des équipes de renommée internationale, comme avec de jeunes équipes» .

Sur le premier tronçon Noisy-Champs (gare non comprise) – Le Bourget RER (gare incluse) :

EGIS Rail est à la tête du groupement composé de Tractebel Engineering et de cabinets d’architecture qui auront en charge de concevoir et réaliser les gares du tronçon :

 

    • Berranger & Vincent pour la gare du Blanc Mesnil ;
    • Beckmann-N’Thépé pour la gare d’Aulnay-sous-Bois ;
    • Agence Duthilleul et AREP pour les gares de Sevran Beaudottes et Sevran Livry ;
    • Atelier Schall pour la gare de Chelles.


Sur le second tronçon Le Bourget RER (gare non comprise) / Saint-Denis Pleyel / Mairie de Saint-Ouen (gare non comprise) :

EGIS Rail est à la tête d’un groupement composé de Tractebel Engineering pour le conseil et l’ingénierie et de l’agence d’architecture Chartier Dalix pour la gare de la Courneuve.

Les architectes retenus pour concevoir et réaliser les gares travailleront dans le respect de la charte d’architecture et de design élaborée avec le concours de Jacques Ferrier, architecte conseil de la Société du Grand Paris. La Société du Grand Paris veillera à associer les élus et les populations concernés à l’élaboration du projet de gare de leur commune, tout au long du processus de conception.

Au-delà de ces marchés de maîtrise d’œuvre concernant l’infrastructure et les gares, les équipes déjà à l’œuvre depuis un an pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage et pour la réalisation des systèmes de la ligne 15 sud vont être renforcées pour prendre en charge ces nouveaux tronçons. Ces deux groupements de maîtrise d’œuvre travailleront ainsi sous la conduite d’opération du groupement ARTEMIS, réunissant ARTELIA et ses co-traitants ARCADIS et BG Ingénieurs Conseil, qui a remporté le marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de conduite générale d’opération, et en lien avec Systra et le groupement EGIS – Setec pour la réalisation des systèmes. En 2014, l’ensemble de ces études représente un montant d’environ 200 millions d’euros.

* Le groupement Miralles –Tagliabue (EMBT) est une agence barcelonaise qui a rassemblé une équipe multidisciplinaire avec une forte expérience des projets d’infrastructure. Miralles Tagliabue a travaillé sur de nombreux projets d’envergure : la gare pour la Metropolitana à Naples, le pavillon de l’Espagne à l’exposition universelle de Shanghai, le marché de Santa Caterina à Barcelone, ou encore le parlement d’Ecosse à Edinburg.

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[Communiqué] New York : 17/09/2014 : Inauguration ce 18 septembre 2014, des nouveaux locaux de l'université de droit de Fordham et d’une résidence étudiante,  conçus par l’agence américaine ;  Pei Cobb Freed & Partners, avec Henry N. Cobb et Yvonne Szeto comme collaborateurs partenaires pour la conception, 

 

L’inauguration sera menée par l’ancien maire de New York; Michael R. Bloomberg, qui prononcera le discours d'ouverture, et par Sonia Sotomayor, juge de la Cour suprême des États-Unis, qui coupera le ruban. 

 

Cette réalisation est la pièce maîtresse de la première phase du plan directeur, prévu pour s’étaler sur 15 ans de l’université Fordham pour son campus Lincoln Center. 

Le projet se compose d'un bâtiment de 22 étages, vêtu d'un mur rideau de panneaux architecturaux préfabriqués, en métal et verre, en forme d'une série d'arcs ondulés  sensés s’harmoniser avec le Lincoln Center tout en fournissant une identité distincte pour la Faculté de droit. Cette dernière est logée dans la partie inférieure de neuf étages, avec, au dessus,  une tour résidentielle pour les 430 étudiants de premier cycle.

 

Donnant sur la 62e rue, entre Columbus et Amsterdam avenue, le nouveau bâtiment se trouve juste en face du parc Damrosch du Lincoln Center. 

"Le nouveau Hall Law School et la résidence occupent l'un des sites les plus exceptionnels de la ville", a déclaré Yvonne Szeto. 

"Notre objectif était de faire en sorte que ce bâtiment ne soit pas seulement là pour l’enseignement, mais aussi qu’il compléte les installations du majestueux Lincoln Center, et participe à l'animation de l'espace public de la ville. "

 

Le bâtiment 468 000 pieds carrés, fait plus que doubler le programme actuel, et les bureaux de l'école de droit. En plus des 26 salles de classe, salles de conférence, de séminaires et de conférences, la structure dispose d'un atrium de deux étages, d’un centre de plaidoirie et de procès, et une bibliothèque de droit de 562.000 volumes. 

Le “Residence Hall,“ qui abritera les étudiants, comprend cinq suites intégrées de centres d'apprentissage, un studio de danse, des salles de spectacles, et une salle à manger pouvant accueillir 130 élèves. 

 

Rappelant les débuts du projet, Henry N. Cobb, associé fondateur de Pei Cobb Freed & Partners, a observé:  "Dès que nous avons mis le pied sur le site, nous avons compris que le nouveau “Hall Law School“ et sa résidence devaient faire plus que fournir un logement convenable pour les deux circonscriptions importantes, qu’il abrite. Il doit également remplir un devoir civique de deux communautés interdépendantes hors de ses murs: la communauté universitaire dans lequel il est intégré, et ses voisins de la communauté urbaine plus large qui le jouxte ". 

 

L'établissement propose une nouvelle limite nord du Robert Moses Plaza avec trois échelles distinctes: un seul étage “salle à manger“ ouvrant sur  la Plaza centrale verte;  neuf étages pour la  “Law School,“ dont la surface légèrement incurvée, avec son motif en damier distinctif, encadre la Plaza; et la présence plus grande, mais plus calme, de l'Hôtel Résidence, avec une forme convexe mince qui se détourne de la place centrale verte pour répondre à l’extension vers l'est de la Plaza de Columbus Avenue. 

 

En plus,  face à la 62e rue de l'immeuble, donnant sur Damrosch Park et le cœur du Lincoln Center au-delà, se créée une présence vivante et mouvementée dans un cadre urbain spacieux. Les ouvertures généreuses, s’élevant d'un étage, animent le trottoir tout en offrant l'accès à un café public et des vues vers d'autres espaces à l'intérieur. La surface du damier, motif de la Faculté de droit, s'élevant au-dessus d'une terrasse aménagée, prend la forme d'une courbe en S peu profonde ponctuée par un volume vitré stationnaire, tandis que l'orientation diagonale de l'Hôtel Résidence au-dessus répond à l'alignement diagonal complémentaire de la proximité Broadway. 

 

Le bâtiment,  est inscrit à la certification LEED Argent, intègre de nombreuses fonctionnalités durables, y compris une plantation extensive, une consommation d'eau réduite, des matériaux recyclés et locaux, une ventilation naturelle, ainsi qu’une série de mesures d'efficacité énergétique.

 

Lien vers le diaporama (Bas de page)

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*Proaction : comportement actif d'un sujet dans une dynamique de groupe


Fontainebleau : Septembre 2013 : Pétitions, rassemblements, manifestations, tribunes, rien n’y fait la halle municipale de Fontainebleau, dite Halle Esquillan, oeuvre en béton du XXe siècle, est livrée aux démolisseurs, la ville, ne sachant que faire de cet héritage, trop spécifique et unique, rêve d’un projet générique et rassurant comme il s’en construit partout en donnant aux centre-villes des airs de décors formatés et déjà vu partout !

 

Appelée en renfort, la ministre de la culture de l’époque ne cille. Il faut dire que la décentralisation est passée par là et que dorénavant le patrimoine local est sous l’autorité des élus locaux. Difficile pour un ministère de reprendre autoritairement ce qui a été donné auparavant, l’arme du classement relevant un peu de de la dissuasion nucléaire et ne devant être utilisée qu’en tout dernier recours dans des cas autrement plus graves… d’autant plus que l’heure est à la disette financière du coté des ministères, sans parler du manque d’idées.

 

La décision appartient donc aux décideurs locaux.  Décideurs aux croisés des rapports de force locaux, dont la dimension patrimoniale n’est qu’une dimension parmi d’autres, et encore à condition qu’ils en prennent conscience. Et c’est là que les dysfonctionnements apparaissent.  Les villes et les élus locaux préfèrent les solutions génériques, que l’on fait partout,  (ce qui absout par avance, les éventuels reproches)…   à la mise en valeur des spécificités de leurs villes. Des spécificités qui pourtant rendraient leur ville unique et rare. 

 

Il y a un coté caméléon dans l’aménagement urbain des villes aujourd’hui : ressemblons le plus possible aux voisins pour rassurer nos électeurs ! (on fait aussi bien et tout pareil que les autres.)  

 

Au final on obtient une mixture de tissu urbain, véritable Starbuck urbain ou tout est prévisible, attendu, formaté, déjà joué d’avance, sensé rassurer le touriste et le visiteur, et ou rien ne risque de créer une émotion non contrôlée, une surprise, voire même créerait le moindre souvenir.  Pourtant le principe même du tourisme est de se déplacer pour voir des choses uniques, des environnements uniques, des gens uniques.

 

Le Patrimoine, principale valeur ajoutée à une ville, est partout présent ! encore faut-il que les acteurs locaux s’achètent des lunettes.

 
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“Pinnacle design is dead“  titre ce 17 septembre 2014 le site spécialisé (sur abonnement) bdonline.uk.  Le “Bishopsgate Tower“ est un vieux projet conçu par l’agence KPF (Kohn Pedersen Fox Associates) au début des années 2000.  Projet un peu modeux à l’époque, jugé aujourd’hui maladroit. 

Haut de près de 288m, (941 feet) il avait obtenu son autorisation de travaux en 2006, travaux qui seront suspendus en 2012 au 7è niveaux, pour raison économique.

 

Malgré cet arrêt, Londres peut se targuer d’avoir le plus haut gratte ciel européen avec “The Shard“, (310m) oeuvre de l’architecte Renzo Piano inauguré en 2012, et quelques autres projets dont tous ne verront pas le jour (Page Wikipedia)

 

Paris peu ainsi un peu moins rougir avec ses vrais-faux projets de gratte ciel qui restent dans les limbes entre;  crise financière, directives européennes et franche opposition des riverains et associations voire même des élus : La tour Signal, La Tour Phare, Les Tours Duo, la Tour Triangle

Autant de projets imaginés dans le faste ou l’irréalité du marché immobilier tertiaire parisien qui se révèlent aujourd’hui à contre emploi…. et très encombrants !

 

Voir à ce sujet :

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Les premiers exemplaires d’imprimantes produites par la sémillante industrie 3D, laissent entrevoir la révolution probable qui va toucher l’industrie de la construction. On peut résumer ses avantages.

 

  • Durant le temps de l’impression-fabrication, le coût de la main d’oeuvre est égal à zéro, alors qu’il représente entre 40 et 60% sur un chantier.
  • Le coût de la matière première est pratiquement lui aussi égal à zéro
  • Le coût de la conception (l’établissement d’un fichier informatique lisible par l’imprimante,) sera réduit à néant du fait de la reproductibilité infinie de l’objet conçu.)
  • Le matériau, ainsi produit, est apte à constituer à la fois la structure, l’isolant et la capacité à canaliser les fluides, pour peu que les gaines et canalisations soient prévues dans l’épaisseur même du panneau.

    Au final, l’assemblage d’un édifice de la taille d’une cellule unifamiliale, pourra être imprimé-assemblé  sur le chantier en quelques jours, hors fondations et raccordements. (Et qui dit que dans dix ans, les constructions à énergie positive ne seront pas aussi autonomes quant à la gestion de leurs fluides et rejets, évitant alors de couteux raccordements à des réseaux d’assainissement démodés ?)

Explications et analyse

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Disparition de l’urbaniste chercheur, mais surtout enseignant, Bernardo Secchi. Né à Milan en 1934, Bernardo Secchi était diplômé de l’institut polytechnique de Milan, dont il deviendra par la suite enseignant puis directeur.  

En 2005 il devient Directeur du département doctorat en urbanisme de l'IUAV à Venise. 

Il enseignera dans plusieurs universités et instituts d’urbanisme à travers le monde, ce qui sera pour lui le plus important.

 

En 2008 il figurera parmi les dix équipes d’architectes appelées à réfléchir au Grand Paris.

Par  la suite, il sera également invité à réfléchir au devenir de Bruxelles et Moscou.

Son associée, Paola Viganõ (Studio 13), obtiendra le grand prix d’urbanisme en 2013 (France).

Son approche loin de tout dogmatisme était surtout liée à une capacité à voir les forces qui constituent réellement un territoire et la société qui vit dessus.

 

Il faut relire l’interview qu’il accorda en 1999 à Thierry Paquot, dont on s’autorisera ici, trois citations concernant la France.

 

Je dois dire que je voudrais travailler encore plus souvent à l'étranger et particulièrement en France. Je suis horriblement curieux et entrer dans des situations qui diffèrent de celles que l'on rencontre en Italie m'intéresse beaucoup, bien qu'il y ait quelque chose qui ne marche pas en France, avec vos lois du marché public.

 

…/…

 

Ceux qui nous consultent sont toujours tellement pressés... et en même temps, ils vont tellement lentement; ils retournent à la case départ, avec un nouveau mandat, sans jamais laisser le temps aux premiers mandatés de faire mûrir leurs idées. Comprendre une ville, une situation urbaine n'est pas l'affaire d'une journée. Il y a des architectes et des urbanistes qui aiment dire "veni, vidi, vici", "je suis arrivé là et, en dix minutes, j'avais tout compris", mais ils ne sont pas sérieux.

 

…/….

 

Thierry Paquot : Quels sont les auteurs qui vous inspirent, vous font réagir, vous aident à penser?

 

B.S : Dans le cas de la France, je retiendrais trois noms, sans vouloir faire un quelconque palmarès: Roland Barthes, Jean Starobinski que j'ai connu tard, lorsque j'enseignais à Genève et Michel Foucault, surtout Michel Foucault. L'œuvre de ce dernier a été importante pour moi, tant pour la méthode, l'épistémologie un essai comme L'Archéologie du savoir demeure une mine dans laquelle le chercheur trouve toujours une pépite , que pour l'analyse des relations entre les individus, et l'individu et la société. Qu'est-ce qui fait "société"? Et le pouvoir? Et le plaisir? En quoi participent-ils à notre existence, en nous libérant ou en nous enfermant? Il y a, chez Foucault, une attention au jeu des structures qui me fascine. Du reste, quand je serai plus vieux, je me convertirai à l'histoire... Pour "la ville contemporaine", on ne peut pas ne pas dialoguer avec Rem Koolhaas, c'est un urbaniste et un architecte majeur, ses réflexions sont une contribution essentielle à la compréhension de ce qui "travaille" nos sociétés.“

 

Citations extraites d’un interview donné à Thierry Paquot, à Paris, le 15 février 1999. Lien

 

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Le catalogue général
Fundamentals: 14th International Architecture Exhibition-- La Biennale di Venezia (Anglais) Broché – 19 août 2014
de Rem Koolhaas  (Auteur)
Le commander sur Amazon.fr

 
Elements of architecture
Elements (Anglais) Broché – 9 septembre 2014
de Rem Koolhaas  (Auteur)
 
 
La modernité en France Promesse ou Menace (Biennale de Venise 2014)Broché – 1 mars 2014
de Jean-Louis  Cohen  (Auteur)
 
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Le curieux rapport d’information du député Patrick Bloche qui conclut à la nécessité de vouloir créer un désir d’architecture au sein de la société française, revient naïvement à rêver à vouloir changer la Société.  

Cela serait à la Société de s’éduquer aux désirs compatibles avec la production actuelle de quelques professionnels.

Bon courage et bonne chance ! mais dans un contexte économique aussi contraint, il serait peut plus plus raisonnable de rendre désirable les architectes.

 

La vanité de ce type de rapport d’information, pommade sur une cautère de bois, est de ne toucher à rien mais lancer quelques promesses placebos inaccessibles.

 

Quelques industriels géniaux savent conjuguer désir et consumérisme.  On pense à Apple et ses IPhone, mais la leçon à en retenir c’est d’abord un énorme travail d’exigence sans faille, et une capacité à aller au delà de ce que l’on pourrait se contenter de produire pour exister. 

Ce n’est donc pas une politique attentiste se contentant d’atermoiements aux subsides publiques, mais un engagement “industriel“ de longue durée.

 

1 - Un environnement contraint

La première chose est de prendre en considération les contraintes des futurs clients.  La fortune des pavillonneurs ne repose pas seulement sur le fameux seuil qui permet d’éviter l’architecte, mais la capacité à proposer une offre compatible avec la demande….. du banquier.

Parce que l’achat d’une maison individuelle c’est d’abord l’acceptation d’un crédit. Il entraine donc un formatage résultant de la demande des financiers à en évaluer précisément le risque, contrefaçons comprises.

Lorsqu’un banquier voit arriver un plan d’architecte…. il est dans l’inconnu, il ignore combien de dents on va lui arracher et pour combien ? Situation que les banquiers détestent. La réponse serait donc de la part des architectes non pas à répondre en “oeuvre contextuelle,“ mais en “produit calibré.“ Ce qui les obligeraient à se rapprocher de l’ingénierie et de les éloigner de leurs démiurgiques petites cuisines.

 

2 - Une législation contradictoire.

Incruster un projet dans la règlementation existante… c’est devoir se coletiner ; le code du travail, le code Pompier, le code de la construction et pour finir le P.L.U. 

Souvent ces codes,  établis séparément parfois depuis la nuit des temps,  sont en contradiction voire se dédoublent, se chevauchent. Le législateur serait utile à mettre en chantier la coordination de ces textes plutôt que de courir après un hypothétique désir d’architecture.

 

3 - La recherche en architecture

Prévue dans la réforme de l’enseignement; c’est le D de L.M.D.  Mais qu’est ce qu’un Docteur en architecture ?  Curieusement nos faiseurs parisiens, semblent se contenter d’exploiter des étudiants dans les phases concours comme seule R&D.  Cela ne marche pas et le résultat c’est que nos banlieues tiennent dorénavant plus de cartes postales bataves du dernier week-end de l’architecte, que de la résolution des spécificités de chaque territoire.

 

Pourtant, et l’échec des projets parisiens;  de la Canopée à la Samaritaine en passant par Roland Garros, nous rappellent que le champ d’expertise qu’il aurait fallu développer ; c’est le questionnement autour de la transformation de la ville historique constituée.  C’est une affaire sérieuse qui va au delà du courroux de quelqu’uns et de l’écriture politiquement négociée à la va-vite d’articles de P.L.U, que chacun feint, aujourd’hui, de découvrir et reproche ensuite aux Tribunaux Administratifs de lire dans le texte.

 

Ce Travail n’a pas été entrepris. Pourtant depuis les bulldozers des années 70, la façadisme des années 80-90,  nous avions été prévenus, et l’on ne voit pas comment on pourra éviter d’y répondre.

 

Jérôme Auzolle

Directeur de Publication www.archicool.com

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