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M.A.J le: 22, Juil, 2014 22:56 PM +02:00
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Frank Gehry et Zaha Hadid ont un point commun; Celui de refaire le même projet issu d’un monde intérieur qui leur est propre, et cela depuis 30 ans.  Rare persévérance, rare capacité à imposer une obsession individuelle…… en oeuvres sublimes.

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Déjà un milliard d’euros …   deux ans avant la fin des travaux. Cela fait cher le toit de supermarché et la pose d’extincteurs et d’extracteurs au dessus de vulgaires voies ferrées !  Le montant, astronomique, pour une opération commerciale habilement noyée dans un chantier RATP-SNCF de sécurisation reste incompréhensible et gesticulatoire à l’échelle d’une ville, il est vrai obsédée par la perte de ses atours jusqu’à se couvrir d’une multitude de prothèses aussi inutiles que grotesques. 

 

La “Canopée“ est un placebo …  à l’inefficience d’une Société !

 

Anne Hidalgo récite mieux qu’elle ne professe !  et brille davantage dans la pensée magique que les toits magiques promis initialement dans cette opération.  Le choix des architectes, imposé et peu transparent, n’est que l’opercule d’une réalité ou brille l’incompétence à tous les étages. les arrangements politiques, et les cadeaux faits aux uns et aux autres. Paris a démissionné, Paris n’est plus maître du jeu urbain, son job étant seulement de faciliter la captation par le Privé (ami) des mannes municipales.

 

Le faire semblant est le véritable style latin des premières décades du XXIe siècle à Paris, mais la finalité financière ;  “Ou est passé l’argent ?“  restera à assumer.

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(Introduction lire ici) Dominique Perrault et Stéphane Maupin ont un point commun. Un entêtement rare capable de distordre la réalité.

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Douze !  C’est le chiffre magique inavoué… C’est trois de moins que le rapport Balladur ( 5 mars 2009,) sur le redécoupage des régions françaises.  Parce que 70 millions d’habitants /12  cela permet d’imaginer des bassins d’activités autour de 4 à 10 millions de résidents.  C’est l’échelle pour animer et faire vivre une zone aéroportuaire ouverte sur le monde, un CHU de niveau international, et des centres universitaires dignes de tenir leur rang. C’est l’échelle suffisante pour porter des projets d’infrastructures et de péréquation des richesses.

 

Après un premier jet avec une carte à 14 régions… biscornues, et un prévisible rejet par le Sénat qui prouve ainsi sa légitimité, c’est immédiatement une nouvelle carte, améliorée avec .. 13 régions.  En fait Douze vraies régions, et une non région ; la région Centre, isolée et dont personne ne sait très bien ce qui s’y passe;  pas un seul aéroport ouvert aux lignes aériennes régulières……  Pas de TGV. Un élu de la Région Centre ne décolère pas ! “Ce qui fait aujourd’hui les régions et relient les départements ; se sont les grands projets structurants… Nous la région Centre ; c’est le TGV et le projet POCL“ (Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon,) [ Initialement voulue pour doubler la ligne Paris-Lyon_Marseille aujourd’hui saturée à certains moments, mais repoussée aux calendes grecques.]  ; “ POCL ; C’est la région Centre Le Limousin et l’Auvergne,“  

 

Entretemps la région Auvergne tourne ses regards vers Rhône-Alpes, comprenant qu’il sera plus rapide d’obtenir une amélioration de sa desserte ferroviaire Clermont-Lyon, et profitera de la richesse de la région Alpine, et Le Limousin vers l’Aquitaine.

 

Infrastructures structurantes… Voici une clé qui permet de comprendre ce qui se passe dans une autre région, la bataille entre la Loire Atlantique (pilotée par Jean-Marc Ayrault,) qui voudrait être raccrochée à la Bretagne, mais dont la Bretagne de Jean-Yves Le Drian ne veut pas. Et pour cause la multiplication des aéroports… c’est trop pour une seule région, et la Bretagne ne veut pas abandonner à Notre Dame des Landes sa plateforme aéroportuaire d’envergure internationale.  Jean-Marc Ayrault lui a besoin de la Bretagne pour asseoir son projet qui lui tient tant à coeur et qui l’a pour l’instant rendu si encombrant comme premier ministre… 

 

Daniel Percheron ne dit pas autre chose dans le Nord pour recaler le mariage avec la Picardie en soulignant que les projets d’infrastructures du Nord ne mobilisent pas vraiment les picards.

 

Une autre façon de visualiser les régions réelles, est de consulter les cartes .. des dessertes aériennes de chaque compagnies.  Que ce soit Easy Jet ou Air France, la visibilité du territoire est surtout périphérique et le plus loin possible de Paris à cause de la concurrence du TGV.  Mais si une région est trop près de Paris pour ne pas disposer ni d’aéroport ni  de lignes TGV ?  c’est le désert assuré. Les régions se devant d’être attractives aux investissements et à l’emploi.. le compte est vite fait.

 
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Versailles !  Juillet 2014.  Le Solar Decathlon s’installe sur les friches versaillaises à une portée de navette gratuite du château de Versailles.  Temps maussade, pluie, pluie et pluie.  Les éléments célestes ne firent pas de fleurs aux organisateurs de l’édition française de cette manifestation lancée en 2002 aux USA avec l’idée originelle de démontrer que la technologie pouvait résoudre les problèmes environnementaux.  Depuis les panneaux solaires se font plus discrets, et la débrouille, et parfois le sévère bricolage, semble être des solutions toutes aussi efficaces.

 

Finalement c’est le prototype “ Rhome for densité“ (Italie) qui remporte la première place à moins d’un point du projet nantais de l’équipe Phileas; “Atlantic Challenge“ lui même devant le projet néerlandais “The Skin“ qui se caractérisait par l’idée de rajouter une sur-toiture et sur-façade-serre formant un “bouclier thermique“ aux maisons individuelles construites en grand nombre au pays dans les années 60-70 et dépourvues de la moindre isolation.

 

Remarquable également le projet taïwanais, encadré par… une jeune urbaniste française, Aurélie Dulau, qui explique s’être retrouvée engagée dans cette aventure un peu par hasard, un de ses salariés, d’origine taïwanaise, cheville ouvrière du team taïwanais était à la recherche d’un “correspondant“ français.  C’est un habille pavillon, débarqué en containers du port du Havre, doté de beaucoup de bon sens, dont un mur d’orchidées comme…. humidificateur, et d’astucieux systèmes d’occultations très simples jouant sur la simple dilatation de ressort à la chaleur pour activer une circulation naturelle d’air.  Il en ressortait un des pavillons en dehors de la seule performance climatique qui générait un réel sentiment … de bien être.

 

Espagnole et auberge, l’équipe espagnole était fidèle à sa réputation, Le Costa Rica mettait en avant son artisanat du bois, les allemands à raison d’un prix annoncé de 500 000 $,  leur art de la structure tendue façon blob.  

Une fausse note, le second team français de la très ambitieuse ENSA Paris Malaquais, (dirigée par Nasrine Seraji,)  finit bon dernier, à sa décharge de sacrés problèmes de communication entre l’équipe. Et une réalisation en catastrophe d’un objet très formel plus que maîtrisé.. qui sera fermé pour raison de sécurité.

 

Outre l’esprit d’équipe, et le travail collectif,  c’est bien le dialogue entre étudiants, et ingénierie intelligente qui prime un résultat “consécrable“ dans ce genre de manifestation.  L’ENSA Paris-Malaquais peut se poser des questions. D’autant que c’est tout de même beaucoup d’argent investi dans ces projets, même si c’est celui des industriels…

 


 




 

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Série de l’été 2014 :  Démiurge vs DATA

 

Objet : Imaginer la mise en parallèle de treize “couples“ de personnalités de l’architecture (françaises et étrangères, suffisamment identifiables par tous,) emblématiques de leur génération et tenter de déceler les failles de la pratique d’une profession, aujourd’hui menacée, par rapport à un “mètre étalon.“ (Qui pourrait phonétiquement s’entendre comme “Maître étalon.“ (Lire ici)

 

A tout seigneur tout honneur : Commençons cette série par les deux seuls Pritzker Prize français.  Tout les oppose et tout les rassemble. Eduqués dans la tradition ;  tous des deux des parents au service de la France. Tous les deux cependant suffisamment entêtés pour dévier des chemins trop tracés. Tous les deux contre vents et marées se forgeront d’eux mêmes des oeuvres originales et entières. Mais là s’arrêtent les ressemblances ! L’un s’habille en blanc l’autre en noir, l’un est Réfléchi et concentré l’autre est physique et extraverti.

 

Christian de Portzamparc pourrait être apothicaire, pas un pharmacien, (trop industriel, trop commerçant  et formaté) mais un apothicaire, celui qui assemblait à la limite de l’alchimie de façon imprévisible dans le secret de son officine des poudres de perlimpinpin sagement conservées dans de raffinés pots à pharmacie soigneusement alignés sur de hautes étagères. Il y a quelque chose de secret dans sa pratique, de précieux, et de sorcier tout en se référant à la plus grande académie. Secret et sorcier vont très bien ensemble, et l’efficacité de cette alchimie repose autant sur l’aura que sur sa réelle efficacité.  Un peu chimiste, Un peu épicier, un peu mathématicien, et surtout un grand narrateur telle est la définition parfaite de l’apothicaire. Art de la préparation individualisée … Aujourd’hui on commande directement sur internet.

 

Jean Nouvel pourrait être un Carrossier ;  De par sa façon physique de prendre à bras le corps le monde qui l’entoure, de le marteler et de le ciseler, comme un carrossier est capable à la fois de la plus grande force physique pour tordre et découper l’acier, et pour le ciseler le plus finement en se détachant des contingences réelles sur lesquelles s’accroche son oeuvre jusqu’à atteindre, parfois, le sublime. 

Bien au delà de la seule maîtrise d’un art manufacturier; un carrossier c’est l’art de l’emboutissage marié à l’art du polissage ou se reflétera d’improbables destination.  Mais en fait l’aura réel d’une belle mécanique c’est son moteur plus que sa splendide carrosserie.

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Si la mutation du Louvre en Grand Louvre est déjà de l’histoire ancienne à Paris, le British Museum (Londres) n’en a pas fini avec son redéploiement.  Après la vaste couverture de la cour centrale (Great Cour) enchâssant la bibliothèque, (l’équivalent de notre pyramide au Louvre,) permettant de redonner une centralité et un vaste hall au British Museum dorénavant couvert par une étonnante crinoline de verre et d’acier signée de Sir Norman Foster (en 2000) , c’est une autre agence londonienne d’architectes high tech qui est à l’ouvrage aujourd’hui; Rogers Stirk Harbour + Partners (RSHP). Elle vient de livrer au 4e  trimestre 2013, à l’institution anglaise, un ensemble de nouveaux locaux, ouverts au public à partir du 11 juillet 2014, dans l’angle Ouest du vaste quadrilatère formant l’emprise du musée, et qui constitue, ce que le communiqué de Presse présente comme ;  “le plus grand redéploiement  du musée depuis 260 ans.“ 

 

Assurant une transition d’échelle entre la destination domestique de ces nouveaux locaux contemporains,( Stockage, Laboratoires, Salles d'exposition,)  et les royales façades existantes de l’époque Edouard VII, tout en devant s’intégrer, en résonance et dignité, dans un angle urbain historiquement fractionné.

 

C’est avec un réel souci du soin du détail, si caractéristique des oeuvres de RHSP, qui va jusqu’à se soucier des hôtes naturels de ces lieux avec…. des nichoirs pour les martinets du quartier ainsi que d’incontournables ruches, le tout participe à fabriquer une mécanique sophistiquée si british.

 

Verre, acier inoxydable, pierre de Portland, le tout semblant se plaquer en s’ajustant parfaitement, façon mécnique celeste,  afin de donner une noble  dimension et assurer la pérennité de l’ouvrage à travers le temps.

Stockage, locaux d’études, salles d’expositions, C’est une respiration à 135 millions de livres, collectées en partie grâce à une spécificité du système de financement britannique;  une taxe sur les jeux de hasard,  mais aussi des donateurs comme ; Linbury and Monument Trusts.

 

 

 

Fiche technique et diaporama

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Enigmatique (et anonyme) le site tumblr du “quatrième mur“  est un site, semble t’il, d’une étudiante en architecture d’une ENSA quelconque qui prépare son PFE, et semble t’il, nourrit son   temps libre d’activité de stagiaire ou alternance au sein d’une quelconque instance.  C’est donc un regard de l’intérieur de ce que ressent un(e) étudiante(e) au cours des années 2014.

 

C’est assez drôle ; on a droit à quelques GIF sur les réactions machistes du “vieux réac“ qui semble un héros récurent.  et les “lamentations du mur“.

 

Citation : “ Les Lamentations du Mur sont une série d’articles autour des études en architecture. C’est en observant mes camarades bien charrette pour le PFE, je me suis dit qu’il serai intéressant de faire un chronique un peu plus “sérieuse” sur nos études en général et montrer les facettes des études d’archi.  

J’ai pour l’instant développé 3 actes avec des séries de scènes variables en longueur. Je singe la forme du théâtre pour l’aspect dramatique de nos études entre tragédie et comédie. 

Les thèmes abordés sont l’environnement des études (administration/professeur/locaux…), les manières de vivre les études (économie de l’étudiant, santé, charrette, soutien psychologique, entraide/compétition…) et les conséquences sur notre manière de travailler, le rapport aux autres etc…

Il est important de noter que les Lamentations du Mur sont participatives ! Je ne peux pas exposer que mon point de vue pour parler de ces études ! Déjà parce que je suis relativement un bisounours viking , que je ne suis pas omnisciente et que certaines choses me marquent personnellement plus que d’autre. Je vous invite donc à me contacter via mon compte twitter  pour échanger sur ce sujet,“ fin de longue citation.

Lien

http://autourduquatriememur.tumblr.com

 
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Rien ne vaut l’autopublication ! semblent nous dire ;  Louis Aupin, Arnaud de Palange, Victor Fraigneau, Romain Garrabé, Sébastien Granier, Djamboulat Muzaev, Erwan Passini, Vincent Sabatier, Maurice Schwab, Clément Subirana, Côme Tardy. Même si la parité reste à démontrer parmi ces étudiants en architecture, l’exercice est de qualité ! Remarquablement mis en page, sans philosophie inutile (Nous sommes à Montpellier pays des Ray Ban et des terrasses ensoleillées protégées par d’assoiffés platanes jamais rassasiés de Pastis,) ; “ En rugby il y a ceux qui jouent du piano, et ceux qui les déménagent. “ (page 21)

 

C’est ce mélange qui étonne raffinement et sourde envie d’en découdre ;  “L’habitat en crise, l’espace en crime “,  qui laisse entrapercevoir l’intranquillité d’une génération.  Une lecture d’été à lire en intégralité sur ISSUU le site de publication numérique.

 

http://issuu.com/runoftheroad/docs/2014.05_-_num__ro_deux

 

Texte reçu de présentation par  Maurice Schwab 

Madame, Monsieur, Ce message afin de vous faire part d'une édition indépendante et gratuite née de l'initiative d'étudiants de l'école d'architecture de Montpellier (et quelques uns transférés à Paris-la Villette ou Zurich). Nous avons pensé qu'étant donné votre audience auprès des étudiants en architecture, et la manière dont vous aviez relayé les évènements survenus à Montpellier ce printemps, vous seriez en mesure de nous aider à la diffusion web de ce projet. Nous en sommes au troisième carnet mensuel, diffusés gratuitement en exemplaires papier (écoulés très rapidement) et en version numérique sur ISSUU. http://issuu.com/runoftheroad/docs/2014.05_-_num__ro_deux Ci-après un extrait du “crédo“ de petits carnets : revu ne vous fera pas de promesses. Pas de votes, de likes ni de tweets à la clé. Ce carnet, vous ne devez rien en attendre. Seulement un aiguillon destiné à piquer la curiosité en ces temps d’apathie générale. Des participants hétéroclites pour une production qui l’est tout autant, sur des sujets aussi inutiles qu’indispensables. Qu’ils soient engagés, optimistes, désenchantés, libertaires ou traumatisés, tous les sujets ont leur place dans revu. EVEIL ET RESISTANCE C’est un appel auquel nous répondons. Une idée à transmettre qui invite à se détourner de la pensée unique, à creuser un peu plus loin. ____ Vous remerciant par avance de votre attention, nous espérons que cette production retiendra votre attention. Cordialement. L'équipe de REVU.

 
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“Une profession malade“ entend t’on dans les missions d’information sur la création architecturale à l’Assemblée Nationale.  Paupérisée d’un coté, starisée de l’autre !  Mais qu’est ce qu’un architecte en France en 2014 ?   Absent des biennales d’architecture, des colloques internationaux, des revues de référence anglo-saxonnes ou asiatiques, absents des résultats des compétitions étrangères de concepteurs et pour finir absents dans 66% des conceptions de construction en France.   Ou se cache t’il ? Que fait t’il ?

 

- Une partie de cette mise à l’écart est due à des facteurs extérieurs, comme l’appétit insatiable d’une industrie du BTP très organisée, ou de bureaux d’études voyant l’extension de leurs compétences vers le champs de la conception architecturale comme un remède facile face à la crise par ailleurs, et une faiblesse à l’export. Les architectes français s’exportent peu et de façon caricaturale (Voir l’AFEX à ce sujet.)  La marche de l’export est trop haute face à leurs prérogatives reconnues.

 

- Mais une partie de cette mise à l’écart relève aussi de la pratique même de leur profession, et dans des modèles d’exclusives dans lesquels ils semblent s’enfermer.

 

 

Série de l’été 2014 :  Démiurge vs DATA

 

Objet : Imaginer la mise en parallèle de treize “couples“ de personnalités de l’architecture (françaises et étrangères, suffisamment identifiables par tous,) emblématiques de leur génération et tenter de déceler les failles de la pratique d’une profession, aujourd’hui menacée, par rapport à un “mètre étalon.“ (Qui pourrait phonétiquement s’entendre comme “Maître étalon.“


La définition de cet “étalon“, qui ne sera pas cité, serait une figure contemporaine incontestable qui aurait réussi, à tord ou à raison,  à se faire reconnaître et respecter sur l’ensemble de la planète à un tel point qu’il ne serait plus possible d’y opposer qui que ce soit de vivant, et dont l’impact serait audible en dehors de la seule planète architecture et interrogerait la définition même du concept “architecture“ à l’heure du DATA. 

 

C’est à dire du traitement d’une multitude de données en parallèle, et de la transformation d’une profession non plus destinée à produire du signe plus ou moins gratuit et ostentatoire figé pour l’éternité, mais de l’intégration d’une multitude de données extérieures à l’heure du CLOUD, qui n’est rien d’autre qu’une réponse à l’insaisissable indéfinition de la mouvance d’un monde en mutation permanente sur lui même et ou les frontières visibles disparaissent pour d’autres invisibles.

Cette “invisibilité“ du Pouvoir et des décisions rendrait caduque et déplacée la forme finale visible issue de la fabrication des choses.

 

A coté;  chaque architecte, aujourd’hui connu et reconnu, ne semblerait que faire oeuvre partielle et statique, tant sa perception, même remarquable spécifique et porteuse, semble s’exclure d’elle même d’un grand tout.

 

La question est : La spécificité originale d’une pratique issue d’un parcours individuel n’est-elle pas aujourd’hui la garantie d’une exclusion annoncée face à la complexité du monde ?

 

L’individu, dans son entièreté et sa seule spécificité, peut-il encore être un acteur crédible de cette même complexité du monde ?

 

Ou encore plus court  :  expertise unique vs processus multiples  ?

 

On peut objecter que finalement l’oeuvre architecturale serait le dernier rempart de l’humanisme face à l’anonymat du process normatif et industriel. Oui mais l’étrangeté de son intervention risque dorénavant de devenir exogène et vécue comme une agression pure et simple par la plupart. (La France n’est pas moche comme le prétendait un récent article de Télérama;  ce qui référerait à établir une définition bourgeoise esthétique du beau et du laid,) mais elle se fabrique un territoire étranger, (et non étrange.)  Un non territoire, non pérenne, ou rien ne doit adhérer.

 


 

Sommaire : 

 

14 juillet 2014

Réfléchi ou Physique ?

Portzamparc :  Chez l’apothicaire

Nouvel : Chez le carrossier

 

( La suite sera réservée aux abonnés ! )
 

17 juillet 

Rare ou commun ?

Dominique Perrault : Chez le joaillier

Stéphane Maupin : Chez le quincailler

 

21 juillet

Effet ou  style ?

Frank Gehry : Chez le prestidigitateur

Zaha Hadid : Chez le maroquinier

 

 

24 juillet

Vulgaire ou vulgate ?

Rudy Ricciotti : Chez le volailler tripier.

Jacques Ferrier - Nicolas Michelin : Chez le guichet unique

 

28 juillet

Songe ou mensonge ?

Djamel Klouche : Chez la cartomancienne

Patrick Bouchain : Chez le coiffeur

 

31 juillet

Gastronomie ou consommation ?

Franklin Azzi : Chez la Chocolaterie

XTU :  Chez Nature et découvertes

 

4 août

Dard ou diacre ?

Philippe Madec : Chez le sacristain

Paul Chemetov : Chez l’Armurier

 

7 août

Ajusté ou  Acté ?

Marc Barani : Chez le tailleur

Yves Lion : Chez le notaire

 

11 août

Paumé ou perdu ?

Edouard François : Chez le lunetier accessoiristes

Philippe Starck : Chez nulle part !

 

14 août

Fiction ou narration ?

Philippe Rahm : Chez Robbe Grillet

Lan architecture : Chez Sergio Léone

Peter Zumthor : Chez Tarkovski

François Roche :  Chez Jean-Luc Godard

 

18 août

Bavards ou parlant ?

Chartier - Dalix :  Chez le traiteur

French Touch ; Chez les plantes vertes

Chartier Corbasson : Chez les traités

Colboc Franzen : Chez Xerox

 

21 aout

Haddock ou Tintin ?

Renzo Piano : Chez la Castafiore

Michel Corajoud : Chez Séraphin Lampion

 

24 aout 

Elévation ou aspiration ?

Herzog & de Meuron : Chez les quatre étoiles

Sanaa : On trouve tout chez Sanaa, (Plan B;  Chez les samaritains)

 

28 aout

Pointu ou pentu ?

Claude Parent : Chez Virilio

Paul Virilio : Chez  Parent

 

1er septembre

Tout ?

Rem Koolhaas :  Chez l’architecte

 
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