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M.A.J le: 20, Avr, 2014 23:01 PM +02:00
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Rédaction

Renzo Piano, dans une autre vie, aurait été sans conteste horloger suisse, tant son art semble courir après la perfection technique des assemblages soignés. Assemblage des matériaux, assemblage tout court soigneusement étudié. Mais aussi assemblage inlassable du temps que Renzo Piano semble vouloir arrêter dans chacune de ses monographiques-expositions qu'il promène à travers le monde en prenant soin d'organiser la rareté du prêt de ses œuvres maquettes, dessins, prototypes.

Chacune de ses expositions révèle une certaine prétention à l'universalisme, comme il se pratiquait à la fin du XIXe siècle. Où, dans de grandes nefs, tout était présenté selon le précepte; “en un même lieu, d'un seul coup d'oeil“. Comme on peut encore le percevoir dans les antres du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Cette volonté de rassembler, assembler, collectionner, inventorier signait, à une époque charnière, la fin de l'exploration du monde, et le début de la science contemporaine ou l'on passait de l'inventaire, la comparaison raisonnée, à la compréhension, la déduction et l’échafaudage de théories.

Cependant si Renzo Piano a commencé sa carrière très jeune par une œuvre manifeste, sans doute l'oeuvre manifeste de l'architecture occidentale de la seconde moitié du XXe siècle, (le centre Georges Pompidou,) il semble se contenter aujourd'hui à se réfugier dans l'accomplissement sans cesse répété du bel ouvrage pour lui même. Bel ouvrage pour fortunés de tout poils, mais très loin des problématiques contemporaines. En fait Renzo Piano n'est déjà plus tout à fait de notre monde, de notre temps, seul le temps des mécaniques parfaites l'intéresse.


Renzo Piano Biennale Barbara Cappochin

©Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano
©Ph Enrico Cano - Courtesy RPBW
Exposition 2014 - Fondation Barbara Cappochin - Padoue - Renzo Piano


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Vêtu(e) de noir, posant fièrement devant l'Institut du Monde Arabe... non ce n'est pas Jean Nouvel, mais une vraie locomotive à vapeur ! Et comme toute les histoires qui commencent par “il était une fois“,  le mystère tient ici du songe et du mensonge.

Véritable star de cinéma ! En effet c'est cette locomotive hymself qui fut l'héroïne cinématographique de Sydney Lumet dans “Le crime de l'Orient Express“ (1974). A sa décharge, elle n'a jamais tractée réellement le moindre Orient Express. En fait 230G353 qui est son nom de jeune fille et sa véritable carte d'identité ; ( 2-3-0 correspondant à la disposition des essieux en partant de l'avant, le G-353 correspond à une nomenclature propre à la SNCF qui récupéra l'engin en 1938. (la SNCF ayant été créée le 31 août 1937, n'avait rien à voir avec la CIWL (Compagnie internationale des wagons-lits, créée elle, en 1872 par l'homme d'affaires belge, Georges Nagelmackers.)

Mise au rebut, au début des années 70, elle restera cependant en état de fonctionnement et à ce titre sera utilisée pour le tournage de films... pour se retrouver ensuite en pièces détachées au milieu des années 2000. Elle devra sa résurrection via une association qui la remontera et la restaurera, sans plans, en moins de huit mois à partir de l'été 2013. Cependant elle n'est pas encore en état de marche.*

Tout cela pour en venir à l'invention des mythes, comme peut l'être l'Orient Express, (A partir de 1883,) que proportionnellement pratiquement personne n'a jamais pris, mais qui relève d'une invention savamment entretenue. Il y a d'abord le voyage (imaginaire,) en train à une époque ou un voyage était une aventure dont on ignorait l'issue à l'avance, il y a ensuite la durée du voyage qui obligeait tout un chacun à adopter une posture à la vue des autres dans un espace contraint dont on ne pouvait s'échapper autrement que dans des volutes de fumée, vapeurs de cognac et autres tenues envoutantes propres à dénouer l'imaginaire le plus étroit face à l'ennui. Enfin, bien entendu, la destination à une époque encore bien mystérieuse pour la plupart, le passage de l'Occident à l'Orient (et son inverse,) tout cela accroché au déchainement vibrionnant, le bruit, et la fureur, d'une machine surchauffée suintant son huile, ses scories, ses vapeurs brulantes déchirant inlassablement la nuit et le jour en un peu plus d'un tour entier de cadran.

Enfin il y a le choix du parcours, de l'insulaire Londres en traversant tous les empires d'Europe, (sauf la Belgique,) parfois en guerre, pour arriver aux portes de l'Orient. Aventure si facile à imager, si confortable en apparence, mais qui signifiait déjà l'indifférence complète aux particularismes traversés.

Hercool Poirot

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La tentation est forte, chez certains acteurs de la ville, architectes mais aussi opérateurs de la construction, de signifier l'énergie débridée de la ville en affichant dans le béton une fausse virulence.... finalement statique à jamais.

A l'ordre ; parfaitement et magnifiquement codifié et répétitif voulu par les contemporains d’Haussmann, succède de nos jours et de façon modeuse, son exact contraire ; l'expression imagée, caricaturée, d'un désordre apparent qui serait devenu un esthétisme hype et bobo. L'affaire est sérieuse puisqu'il ne s'agit rien de moins que d'immobilier, avec ses enjeux économiques conséquents pour ses investisseurs, et ceux qui édifient ces réalisations, mais aussi ceux qui se porteront acquéreurs par la suite de ces logements, bureaux, immeubles.

Dans la réalité la pression économique des opérateurs que sont les promoteurs et financiers réduisent considérablement la marge de manœuvre ; le degré de liberté des concepteurs, qui vont donc, comme ici sur cette photo, réduire leur bravoure héroïque, au plissement façon faussement anarchique, des balcons et autres avancées de façades.

Le “balcon,“ hier décoratif et peu visible, devient

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[Communiqué] : La 14ème édition de la Biennale d’Architecture de Venise investira du 7 juin au 23 novembre prochains les quartiers de l’Arsenale et les pavillons des Giardini, mais aussi la Cité avec des présentations nationales, dont le Pavillon du Luxembourg, installé à la Ca’ del Duca dans le quartier de San Marco.

Le vernissage de l'exposition du Pavillon luxembourgeois aura lieu le vendredi 6 juin 2014 à 19:00.

"Modernity - loved, hated or ignored?"

Comment la modernité s’est-elle imposée dans notre quotidien ? 
Quel regard portons-nous sur les bâtiments que nous côtoyons chaque jour ? Rejet, appropriation ou indifférence ?
A la manière de l’agent Dale Cooper débarquant en terre inconnue dans la petite ville frontalière de Twin Peaks dans la célèbre série de David Lynch, Jane Doe arrive à Luxembourg. Cinq enquêtes l’attendent. Toutes poursuivent le même objectif : retracer le chemin sinueux emprunté par les hommes dans leur insatiable quête de nouveauté. Ces parcours dans le temps et dans l’espace croisent progrès et résistance, ouverture et repli.

En contrepoint à l’amnésie contemporaine, l’objectif est de faire ressurgir, par le biais des articles de presse, des témoignages, des documents oubliés au fond des archives, les évènements qui ont construit la mémoire d’un lieu.
Chacune des  informations recueillies au fil des enquêtes forment autant d’histoires parallèles qui finissent par s’assembler dans un puzzle géant.

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Ce 15 avril 2014 se tenait dans les salons du ministère de la culture et de la communication, rue de Valois à Paris, la conférence de presse de présentation du Pavillon Français de la 14ème Exposition internationale d’architecture – la Biennale di Venezia ; “La modernité, promesse ou menace ?“ dont le commissariat a été confié cette année, et de façon collégiale, tenait à rappeler Aurélie Filippetti, à l'historien-architecte Jean-Louis Cohen.

Partant de la thématique choisie par le commissaire général de cette XIVe Biennale internationale d'architecture de Venise ; Rem Koolhaas, “Fundamentals 1914-2014“ (lire ici,) Jean Louis Cohen centrera son propos sur une période précise de l'histoire de l'architecture et des idées, en France, entre 1930 et 1960.

Après avoir rappelé la “générosité dévoyée de cet idéal de la Modernité“ il s'agit aujourd'hui non plus de “reconstruire“ mais bien de “construire“ rappelant à cette occasion l'objectif annoncé par le Président de République de mettre en chantier près de 500 000 logements par an, ce qui ne s'était plus vu depuis 1973 et la fin des trente glorieuses.

Mais la présence française ne sera pas visible seulement au pavillon français (scénographiée par l'agence parisienne Projectiles,) mais également dans la partie centrale de l'exposition, donc sous la coupe de Rem Koolhaas, avec notamment la présentation de travaux de l'architecte Claude Parent (Commissaire du pavillon français en 1970,) mais aussi l'exposition des études de l'AUC(Djamel Klouche), de même que la remise du Grand Prix d'architecture à l'architecte Christian de Porzamparc pour sa réalisation de la Cité de la musique brésilienne de Rio, sans oublier d'autres manifestations comme le concours organisé par la fondation Wilmotte, ou encore l'exposition des projets lauréats du AYA “Africa Young Architects“ présenté dans le palais vénitien d'Architecture Studio.

La présence française sera riche assure Aurélie Filippetti, et sera l'occasion de lancer une “véritable recherche architecturale française“ et de “contribuer quotidiennement au dialogue entre les cultures “

Jean-Louis Cohen centrera sa présentation-interrogation autour de quatre chapitres.

  • - La villa Arpel, véritable,vedette critique, du film de Jacques Tati, “Mon Oncle“.

  • - L'aventure industrielle et intellectuelle de Jean Prouvé, de l'espérance à son échec industriel…“

  • - La préfabrication lourde dans le bâtiment, réponse industrielle à l'urgence face au baby boom

  • - La Cité de la Muette à Drancy, préfiguration d'avant guerre des Grands ensembles qui fleuriront,eux, à partir des années 60. “ Déjà porteuse d'une hétérotopie meurtrière.“

En lieu et place d'un éphémère numéro spécial d'une revue d'architecture, Jean-Louis Cohen a proposé et obtenu la rédaction d'un ouvrage plus pérenne intitulé “101 bâtiments 1914-2014.“ livre sur l'architecture en France, (autour de 101 bâtiments choisis par une sélection d'architectes,) sélection de réalisations devant renseigner le lecteur sur la;  “relation entre l'attente et la réponse, et la réponse et l'attente…“


 

Aurelie001


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Nouvelle interface graphique pour archicool.com, plus aérée, plus fonctionnelle, retrouvez toutes vos rubriques d'un seul coup d'oeil dans cette version “responsive“ (auto-adaptative à la largeur de votre écran,), à noter la nouvelle rubrique vidéo, présentant une multitude de vidéos régulièrement repérées sur le net. Actuellement une passionnante visite de Rome revisitée par l'architecte Odile Decq, mais aussi Christian de Porzamparc et ses gratte ciel new yorkais, ou encore Jean Nouvel et sont fort niçois.

Les abonnés, bénéficient eux aussi de substantielles améliorations comme l'affichage sous forme de vignettes, sur la même page, de tous les derniers articles, et bien sûr l'accès intégral à ces contenus.

Une revue de Presse, les avis de concours, les archives intégrales de toutes les newsletters, parmi d'autres choses qui seront progressivement ajoutées. Bonne lecture !

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La galerie Gagosian (Londres,) en collaboration avec la galerie parisienne Patrick seguin présente ; “Triptyques“, une série limitée d'édition de miroirs signés de l'architecte Pritzker Prize Jean Nouvel.

"The mirror is a piece that you want to live with, in which you reflect intimate images--images from your home; you can capture a piece of a window in it somewhere. Dense dark blues; dense dark greens."Jean Nouvel

Vernissage le 15 avril 2014 17:00pm -18:00pm
Exposition du 15 avril au 31 mai 2014
Lieu : Gagosian Gallery 17-19 Davies Street  London W1K 3DE
+44.207.493.3020   www.gagosian.com

 

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Disparition de Sacha Ketoff le 8 avril 2014, après deux semaines de coma. Né en 1949, Sacha Ketoff était un designer à qui l'on doit, au tournant des années 80, la fameuse lampe W.O, puis la table “tabula rasa“.
Il était également cinéaste (Fischerman,) photographe, plasticien, écrivain, auteur du roman “Villa sul lago“. Sacha Ketoff était âgé de 65 ans.
Selon l'avis de faire part, la cérémonie d'obsèques aura lieu le 16 avril 2014 à 14H en l'église Notre-Dame de Lorette (Paris IXe)

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