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Rédaction

Oui! si l'on s'en tient à la définition, en droit, de l'exception culturelle : Définition (Sce Wikipedia): “L'exception culturelle est un concept en droit international et en politique culturelle. Cet ensemble de dispositions vise à faire de la culture une exception dans les traités internationaux, notamment auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces dispositions ont pour but de spécifier que les États sont souverains et fondés à limiter le libre échange de la culture sur le marché pour soutenir et promouvoir leurs propres artistes, véhicules et porte-parole de leur culture.“ fin de citation.

De prime abord, ce qui semble d'une grande noblesse, se révèle en fait protectionniste, biaisant le marché, et même attentatoire au libre arbitre individuel quant à nos choix culturels, puisque suggérés, fabriqués, mis en avant spécialement pour nous.

En clair il s'agit de permettre à certains acteurs économiques français, de se soustraire du marché et de sa cruelle compétition, pour favoriser un entre-soi imposé selon d'autres critères que le libre choix des consommateurs de produits culturels. Ainsi en France, on peut dire que, dans la chansonnette, les J-M Jarre, J Hallyday, M Sardou, sont des produits français qui survivent de par l'exception culturelle. Etait-ce bien cela l'objectif ? Oui mais pas celui noblement affiché !
La disparition de l'exception culturelle ne mettrait pas en péril le théâtral festival d'Avignon, mais bien plus ces savonnettes industrielles sur-médiatisées. Il ne s'agit pas de protéger la création, mais bien l'industrie nationale, (peu compétitive par elle même, puisque devant être protégée,) qui gravite autour.

Pour autant la situation restera t'elle tenable ? Oui dans un système autonome et vivant en autarcie. Non dans un monde d'ouverture et de libre échange. On arrive donc au paradoxe suivant. Une Société se targuant d'avoir été le phare universel de la pensée éclairée,  se déclare hors jeu au nom d'une “exception culturelle“. Ce qui revient à mettre sous cloche une génération d'artistes choisis, comme on le fait pour un plateau de fromages.

Pourquoi ne pas aller plus loin et organiser des Jeux Olympiques ou le pays hôte aurait ses propres compétitions réservées, avec ses propres médailles accessibles seulement à ses propres athlètes ? (puisque tout le monde ne bénéficie pas des mêmes moyens d'entrainement.)

Nous ne jouons plus dans l'universalité, mais dans la protection d'intérêts de quelques petits acteurs économiques déclassés.

En architecture il en est de même. Les architectes français, inexportables par manque de discours construit, (ils n'ont rien à dire, ils ne sont pas audibles,) sont artificiellement imposés, fabriqués, sur la scène de l'architecture nationale. Il en est ainsi des; Ferrier Jacques, Ricciotti Rudy, Michelin Nicolas, Jourda Marie-Hélène, idem pour les paysagistes comme Corajoud Michel, et quelques autres.

Ici c'est le BTP qui officie, Les Lafarge et autres cimentiers, et maintenant les sociétés liés à la dépollution des sites industriels, mettant en avant leurs solutions techniques au travers de leurs architectes-urbanistes bombardés champions de l'éco-quartier.

Bruxelles, le 17 juin 2013- [Communiqué] : SPIE Belgium annonce son intention d'acquérir le groupe Devis composé des sociétés Thermofox (basée à Lokeren), Devinoxs, Deservis et Devis (toutes trois basées à Geel, province d'Anvers).

Le groupe Devis opère dans le secteur du génie climatique (installation et maintenance). Il emploie 300 collaborateurs et réalise un chiffre d'affaires annuel de 65 millions d'euros.

« Grâce à cette acquisition, SPIE Belgium renforcera son positionnement dans le secteur tertiaire, qui, pour nous, devient aussi important que le marché industriel, » déclare Johan Dekempe, directeur général de SPIE Belgium. « Sur le marché des nouvelles installations de génie climatique et de leur maintenance, nos deux sociétés se complèteront parfaitement tant au niveau de la répartition géographique que du portefeuille de clients. En accord avec la stratégie d'acquisition de SPIE, SPIE Belgium s'appuiera sur l'équipe dirigeante actuelle du groupe Devis afin de faire de cette acquisition un succès pour SPIE. »

L'acquisition du groupe Devis par SPIE est soumise à l'approbation du Conseil belge de la concurrence et des avis des conseils d'entreprise des deux sociétés.

Initiée par deux étudiantes de Harvard, Arielle Assouline-Lichten et Caroline James, (lire ici)  la demande de post-attribution du Pritzker Prize à la femme et associée de Robert Venturi, Pritzker Prize en 1991, Mme Denise Scott Brown, est jugée irrecevable par le comité du Pritzker Prize au motif qu'il n'est pas possible de revenir sur une décision prise par un jury souverain à un moment donné. Il est vrai que cela ouvrirait la porte à une ré-attribution générale de tous les Pritzker Prize, et à une défiance vis à vis des décisions prises.

Cependant la question reste entière et a émue plusieurs dizaines de milliers de personnes, signataires d'une pétition. lien

Ce dimanche 16 juin 2013, les parisiens pouvaient s'approprier le résultat d'un long travail municipal de concertation, études de la voirie, déviation de la circulation, puis, mise en concours de concepteurs, et finalement sélection d'un projet, (celui de l'équipe parisienne TVK,) très appréciée par l'élu Pierre Mansat, et enfin quelques longs mois de travaux.

Le résultat est une respiration bienvenue dans un monde de circulation habituellement si orientée, même si fouler du Ductal, si doux soit-il au toucher, ne peut remplir une journée, et interroge sur sa durabilité, lorsque l'on voit se déchausser, et tacher, les éléments, le jour même de son inauguration.

Est-ce parce que le soleil se fit si timide depuis près d'un an à Paris ? Il y avait quelque chose de pré-vacances ce dimanche 16 juin 2013. Est-ce le mini miroir d'eau,  si familier un peu partout depuis une dizaine d'années ? La frondaison, tardive, vert tendre des arbres replantés ? La linéarité de la surface du sol créant un calme reposant ? La statue de la République offrant un bain de pieds aux jeunes aventuriers à la recherche de la verrue plantaire perdue ? L'absence de terrasses de café ? Le mobilier urbain, discret à souhait ? Ou encore la mini balayeuse 100% électrique à la batterie 500ZE lithium-ion, qui s'évertuait à se faire remarquer malgré sa silencieuse et infinie besogne ? L'absence de présence de vanité de la part des concepteurs ? Peut-être finalement était-ce l'absence d'automobiles, qui redonnait à l'espace public le charme qu'il devait avoir il y a … 80 ans. Il ne manque plus que quelques lampions, Amélie Poulain, et un peu d'accordéon, et cela fera un très beau 14 juillet haussmannien à souhait.

Entre Paris-Plage et ses quais engazonnés, Paris peut-il se résumer dorénavant à la recherche du farniente ?

Ci dessous (éditions abonnés) diaporama

La CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux, présidée par Vincent Feltesse,) vient de communiquer*, le 13 juin 2013, la sélection des deux équipes finalistes pour la conception du futur pont Jean Jacques Bosc. Des cinq équipes retenues, deux sont donc appelées à poursuivre la réflexion ; (l'autrichien Dietmar Feichtinger, et le néerlandais OMA/Rem Koolhaas-Clément Blanchet,) Chacune ayant établi une agence à Paris.

Le projet retenu sera donc issu du travail d'une de ces deux équipes de concepteurs. Une fois de plus, le constat est simple. Les trois autres équipes, (100% françaises,) éliminées à ce stade de la compétition, manquèrent d'audace, d'imagination, de réflexion sur que peut être d'habiter un ouvrage d'art au XXIe siècle ? Les français ne savent donc plus inventer ? Le décrochage est patent !

SETEC et RFR c'est pont-pont !
En produisant chacune un projet comme on en a déjà vu depuis trois quarts de siècle , SETEC et RFR, donnent un coup de vieux à l'ingénierie française.... des ponts, des vrais ponts se contentant de franchir un obstacle. Des ponts seulement faits pour circuler le plus vite possible d'une rive à l'autre, cela fleure bon l'autoroute et la voie express, la négation du paysage. Ici on se contente de franchir ! Mais tout le monde sait faire cela ! Bordeaux a besoin de chaque opportunité fonctionnelle pour créer un espace qui soit unique au monde ! C'est le challenge, sans fin, des villes conquérantes pour rester vivantes.

Marc Mimram c'est le Pompon !
Marc Mimram, donne dans la surenchère ! Comme si le fait d'être ingénieur en plus d'architecte, était suffisant pour jongler avec les effets structurels comme seule légitimation à un ouvrage. Le résultat tient un peu dans la brochette façon “structure-dropping“. Marc Mimram n'a décidément rien à dire en tant qu'architecte, c'est pathétique à son âge ! Ce n'est pas un visionnaire, ni un inventeur. Le résultat est particulièrement ridicule, démodé, gesticulant. Heureusement Edelmann va trouver cela génial !

Les deux équipes sélectionnées.

Cinq équipes avaient été invitées, par la CUB (Bordeaux), à concourir pour la conception du pont Jean-Jacques Bosc. après un premier tour, trois sont déclarées out ! ( Marc Mimram architecte (Paris), SETEC TPI, RFR.) ces concepteurs, français, sont jugés trop conservateurs et pas assez inspirés, par la CUB de Bordeaux, présidée par Vincent Feltesse,

Le choix final, attendu en décembre 2013, se fera donc entre le projet de l'architecte autrichien Dietmar Feichtinger et celui de la star néerlandaise OMA/Rem Koolhaas qui une fois de plus démontre ici sa capacité à réinventer l'usage et l'espace public.

La livraison de l'ouvrage est annoncée pour la fin 2018.

[Source OMA]  Communiqué : Rotterdam: jeudi 13 juin, la Communauté Urbaine de Bordeaux a présenté les deux projets retenus pour un nouveau franchissement de la Garonne.

Un sixième pont pour traverser la Garonne à Bordeaux est prévu pour fin 2018. Vincent Feltesse, président de la Communauté Urbaine de Bordeaux a annoncé jeudi que deux projets sur les cinq qui ont concouru, ont été sélectionnés par un jury composé d'une quarantaine de personnes. Vincent Feltesse, qui fera le choix final, a dit que cette fois, la communauté urbaine voulait quelque chose d’“audacieux“. Dietmar Feichtinger et OMA ont été sélectionnés pour le tour final.

Clément Blanchet, qui dirige le projet d’OMA a dit: “Nous voulions donner l’expression la plus simple, la plus directe à cette fonctionnalité, la moins formelle, la moins chargée d’architecture et de technologie, d’où une solution structurelle presque primitive“.

Mais comment est-il possible d'imaginer un pont au XXIe siècle au-delà des fascinations de styles et de performances techniques ? OMA, qui est attentif aux règles de l’art dans la technique et la fonction, a essayé de repenser l'objectif fondamental d'un pont, quel serait la solution idéale pour les besoins changeants d'une ville en pleine expansion, mais en anticipant également les futurs changements des habitudes de mobilité.

"La simplicité de cette plate-forme linéaire neutre permet une plus grande diversité dans son programme; embrassant les besoins d'une ville en pleine croissance en termes d'évolutions dans les nouvelles configurations de tous les modes doux. Dans ce cas, le pont n'est pas l'«événement» dans la ville, mais une plate-forme qui peut accueillir tous les événements de la ville. Il est immédiatement intégré dans le paysage urbain, une nouvelle caractéristique classique de l'élégance qu’incarne la ville de Bordeaux ", a ajouté Clément Blanchet.

Grâce à ses dimensions généreuses et une surface continue, le pont va devenir un nouveau symbole, il va redéfinir et renforcer le caractère urbain de ce secteur émergent de la ville. Sa pente douce permet également un accès piétonnier facile tout en conservant les hauteurs de dégagement requis. Ainsi, nous proposons un boulevard contemporaine, une plate-forme monolithique, de 44m de large et 545m de long, où chaque forme de mobilité a sa propre voie, l'un à côté de l'autre, y compris les voitures, les TCSP (tram / bus) ainsi que les bicyclettes et les piétons.

Ce nouveau pont tente d'unifier les différentes conditions des deux rives de la Garonne, la Rive Droite, strictement alignés sur une pelouse délimité par des rangées de peupliers, se référant aux paysages environnants, en vis à vis du paysage plus urbain de la rive gauche, en continuité avec le projet Belcier Saint-Jean. Il vise à résoudre le double défi de l'aura et de la performance dans un environnement chargé d'histoire.

La décision finale sera prise en décembre 2013.

Le projet est élaboré en collaboration avec les ingénieurs de WSP, le paysagiste Michel Desvigne, ainsi qu’avec le bureau d’étude EGIS et l’agence de conception lumière Lumières Studio.

Ci dessous les images du projet OMA ( éditions abonnés)

“Paris n'est plus le centre du monde“ Thierry Van de Wyngaert, président de l'Académie d'Architecture, ponctue ainsi son discours prononcé le mercredi 12 juin 2013, lors de la remise des prix et récompenses annuels de l'Académie d'Architecture, en revendiquant une “presque parité“, et d'avoir attribué pour la première fois le grand prix à un architecte français “non parisien“.

Ci dessous texte intégral du discours prononcé par Thierry Van de Wyngaert


 

“La remise de la médaille d’or est souvent un instant particulier.

Et il est vrai que cette année, c’est tout à fait particulier…

L’attribution de ce Prix fait toujours l’objet de débats au sein du jury, des propositions sont demandées à tous les membres de l’Académie, et, à un moment donné, sortent 1 ou 2 noms.

Il y a 3 ans, nous avions remis la médaille d’or à Dominique Perrault.

Il y a 2 ans, à Wang Shu, 6 mois avant qu’il ne reçoive le Prix Pritzker à Pékin.

Wang Shu, que nous avons revu depuis, est toujours persuadé qu’il a reçu le Pritzker grâce à la médaille d’or de l’Académie qui l’a précédée. Bien entendu, nous ne l’avons jamais démenti…

L’année dernière, nous l’avions décernée à Henri Ciriani, pour l’engagement de toute une vie dans l’enseignement de l’architecture en France, et pour la cohérence de son œuvre, dont l’une d’elle, le musée d’Arles, était en cours de mutilation.

Il s’agissait, pour l’Académie, d’attirer l’attention des pouvoirs publics et des architectes sur le saccage du patrimoine architectural et urbain du XXème siècle, dans une société qui ne sait plus s’appuyer sur sa mémoire pour penser son avenir.

Cette année, comme il est d’heureuse tradition, notre Palmarès honore tous les intervenants dans l’acte de bâtir, des jeunes architectes et des jeunes apprentis, jusqu’aux grands constructeurs de notre époque, qu’il soit entrepreneurs, artisans, maître d’ouvrage, ingénieurs, archéologues, chercheurs, urbanistes, artiste, historiens de l’art.

Cette année, nous avons essayé d’atteindre la parité, nous y sommes presque arrivés, hors Prix du Bâtiment.

Cette année, toutes ces richesses humaines et intellectuelles sont localisées en France, non pas par protectionnisme ou par haine de l’étranger, bien au contraire, puisque nous honorons en permanence l’architecture du monde lors de nos conférences à l’Académie : nous avons reçu Souto de Moura, Carrhilo da Graça, les catalans RCR, et les espagnols MGM de Séville ces derniers mois. Prochainement nous accueillerons les architectes suisses Miller et Maranta, Félix Claus de Rotterdam, et Paulo Mendes da Rocha, l’immense architecte brésilien, prix Pritzker 2006.

Pourtant, en 2013, il y a eu débat au sein de l’Académie, vous vous en doutez, et nous avons choisi pour la première fois d’honorer une agence française qui n’est pas parisienne. Ce n’est pas là l’essentiel, mais c’est un constat. D’une manière générale, Paris n’est plus le centre du monde…

Pour l’Académie, l’architecture est partout, en Europe, et donc en France, pour peu que se rassemblent des ambitions, des visions, des talents autour d’un projet collectif.

Le rôle de l’Académie n’est pas de juger, mais, suivant ses statuts, « de promouvoir la qualité de la création architecturale, et la recherche de l’amélioration du milieu de vie au bénéfice de l’intérêt public ».

Notre siècle à 13 ans, ce n’est donc plus un enfant.

Mais nous devons lui donner la force d’espérer en l’avenir.

Et c’est dans la confiance, et au prix d’un travail patient et acharné que se trouve notre liberté de créer et d’entreprendre, de partager cette vision romantique de croire que l’architecture sert à reconstruire le monde.

Cette liberté et cette indépendance d’esprit, qui s’autorisent parfois à troubler les certitudes ou à heurter les habitudes, n’est-ce pas le propre de la création et de la condition humaine ?

Si, comme le disait Malraux, « la rectification souveraine du monde est le privilège de l’art », celui des plus grands artistes, un temps bénis, un temps maudits, n’est-il pas, justement, de chercher éperdument à vouloir l’enchanter ?

Certains architectes savent nous le rappeler : l’architecture est une poésie qui se voit.

Aujourd’hui, sachons tous les recevoir.“

Thierry Van de Wyngaert (Président de l’Académie d’Architecture)

 

Ci-dessous le palmarés complet (édition abonnés)

Il était un temps ou les cinémas étaient les vrais décors des spectacles qui s'y déroulaient à longueur de bobines, d'entractes et d'amusements en tout genre. La fantastique et tragique épopée du Louxor, cinéma parisien, accompagne autant la fantastique chevauchée de l'histoire du cinéma, des spectacles, de la vie parisienne, de jour comme de nuit, tout au long du XXe siècle et sa décrépitude.

De l'énigme : Le chiffre 1 :

L'histoire du Louxor est hantée par le chiffre 1.

Tout commence en 1901 avec la construction du pont aérien de la ligne n°2 du métro. Le Louxor, lui, sera inauguré le 6 octobre 1921, mais déclaré en faillite dès le 23 novembre 1921. Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 octobre 1981, il devra encore patienter jusqu'à l'année 2001, et l'élection d'un nouveau maire de Paris, Bertrand Delanoé, pour que ce dernier se saisisse du dossier. Puis encore une douzaine d'années pour qu'il soit entièrement rénové et réouvre en ce mois d'avril 2013.

Entre-temps près d'un siècle s'est écoulé, le cinéma s'est inventé un format de narration, ( au début du siècle la durée moyenne des films était de une minute,) et des lieux; des temples du cinéma, paquebots de plusieurs milliers de places, presque tous retournés à la poussière comme le Gaumont palace, place Clichy Paris XVIIe, édifié sur l'emprise d'un ancien hippodrome, qui culminera avec 6 000 places assises dans son unique salle, pour finir détruit en 1973. ( http://www.salles-cinema.com/anciens-cinemas/cinema-gaumont-palace-a-paris)

Entracte


 

Cliquez sur ce lien pour visionner l'incroyable bande annonce, magnifiquement doublée en français du superbe ; “J'irai verser du Nuoc Mam sur tes tripes“ dont chacun connait l'extraordinaire apport à l'histoire du cinéma, et qui fut lumineusement projeté pour la première fois au Louxor en plein été 1973. Bon divertissement !

 http://www.youtube.com/watch?v=aQ4dgbPWE8w 

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Fin des réclames !


 

De l'exotisme !

Henri Joseph marie Zipcy (1873-1950) architecte originaire de Smyrne est né à Constantinople, il étudiera l'architecture à Paris dans l'atelier de Gaston redon, frère de Odilon Redon, il lui sera confié le rôle d'imaginer le Louxor dans la magie de l'égyptologie de l'époque. Voyage autant que vertige immobile.

De la tragédie !

La fréquentation du Louxor ne cessera de baisser, tout au long du XXe siècle, malgré l'adaptation permanente de la programmation. Fermé, en tant que cinéma, le 29 novembre 1983 avec la projection, pour dernière séance, de “Qaid,“ film indien d'Atma Ram, puis vendu à la célèbre société de textiles TATI, oublié, puis ressuscité en éphémères boîtes de nuit, puis encore oublié sauf des voyageurs de l'infatigable ligne N°2 du métro aérien, le Louxor n'est plus qu'une étrange balise urbaine à la dérive.

Du happy end !

Malgré la polémique, le projet, aujourd'hui réalisé, de reconstitution, fut taxé de “façadisme“, l'histoire finit comme un bon film familial, par un happy end avec sa réouverture après restauration en avril 2013. Mais comme toute bonne franchise, d'autres épisodes supplémentaires sont envisageables !

Un livre relate cette aventure “Le Louxor palais du Cinéma“, dont ont été extraits les informations de cet article, paru aux éditions AAM, menée de main de maître par l'infatigable metteur en scène de l'architecture ; Maurice Culot, rédigé sous la direction de Jean-Marcel Humbert et philippe Pumain, avec une introduction de Costa-Gravas en guest star, et en distribution des textes de Michel alfonsi, Marie-France Auzépy, Nicole Jacques lefévre, jean-jacques Meusy, Annie Musitelli et des photographies de Luc Boegly

Un site internet de l'association des Amis du Louxor www.lesamisdulouxor.fr

Et enfin une conférence avec dédicace le mardi 11 juin 2013 à 18H30 au Centre culturel d'Egypte à Paris, Paris (111 Boulevard Saint-Michel, 75005 Paris, France)

Conférence : Le Louxor et les temples égyptiens du 7e art

http://www.archicool.com/index.php?option=com_ohanah&view=event&id=184

Lilliana Garcia Gomez à la pétulance et l'énergie de l’Amérique latine. Enfant, elle voulait devenir rock star, rêve d'ado dans une famille d'enseignants artistiques. Elle entreprend alors le conservatoire de musique, mais, si elle se débrouille avec les instruments, la voix accroche un peu ! têtue elle ne veut pas laisser tomber... ses enseignants lui disent; “OK on te laisse continuer la musique, mais inscrit toi en danse.“ Banco ! Lilliana aime danser.  Pas effrayée par l'effort, Lilliana à une seconde passion, l'architecture, alors cela sera en parallèle de la musique, et des heures de danse quotidiennes, l'Université nationale de Medellin, section architecture. : “La danse m'a permis de faire de l'architecture, comme j'aurai voulu faire de l'architecture.

Une fois ce double bagage en poche, soit douze ans d'études cumulées, il s'ensuit une année d'hésitation. Il est temps de prendre du champs ! Lilliana demande alors un visa pour l'étranger, mais prudente fait deux demandes ; une au Canada, et une en France. Le Canada refusera la colombienne, mais Paris sera à la hauteur de sa réputation d'ouverture. Qui plus est ! cela tombe bien, sa sœur vit déjà à Paris.

Avec seulement trois mois de stage de français, Lilliana est à Paris, nous sommes en 2006. Il est temps de passer une licence. Cela sera fait à Paris VIII en arts du spectacle chorégraphique, le tout accompagné d'incontournables heures de danse quotidiennes.

Douze ans, plus trois, nous voici avec quinze ans d'études au compteur ! Et des milliers d'heures de danse. Tout se paye dans la vie, même l'énergie de la passion ! 2010 sera son annus horribilis, un divorce, mais surtout une souffrance, le dos résiste mal aux efforts de la jeune danseuse. Une opération... quelques vis en titane pour consolider le tout, et beaucoup de sueurs froides lorsque les médecins lui prédisaient peut être ne plus pouvoir danser. Lilliana rebondit comme seuls savent le faire les artistes, et fonde sa compagnie avec son complice Guillaume Van Roberge, québécois, musicien, écrivain.

Axis Syllabus
Lilliana GG : “ Aujourd'hui j'arrive à faire des choses que je ne pouvais pas faire avant mon opération.“ Là ou l'on se raidit en vieillissant, Lilliana est devenue plus souple ; la compagnie se nommera LFB comme... La Femme bionique. Bien vue !

Quels sont ces modèles ? Elle cite Jérôme Bel, ( http://www.jeromebel.fr) puis les jeunes danseurs Flamands. “Ils n'ont pas peur, ils ne font pas de l'esthétisme, ils ont juste une force brut en eux.“, mais aussi Mathilde Monnier, ( http://www.mathildemonnier.com) et Maggy Marin (http://www.compagnie-maguy-marin.fr) ; “leur travail porte une vraie philosophie !

En résidence au point éphémère, elle prépare un spectacle qui sera visible en avant première le 29 juin 2013. ( http://www.pointephemere.org/#c17)

Comment définit t'elle son travail ? ; Autour de trois sujets ; La folie, la maladie, l'amour. Bref la souffrance, la contrainte, mais aussi la passion. Pourquoi la folie ?  “ Cela ne doit pas être cool d'être fou ! c'est à la fois un espace de liberté pris par rapport aux autres, et un catalogage qui vous est imposée par la Société.“../... “ En fait ce qui m'intéresse, c'est cette différence, qui à un moment va rapprocher des êtres.

La danse contemporaine doit elle déranger le public ? ; “ Il ne faut pas penser à faire plaisir au public, par contre sa liberté, c'est de réagir comme il le veut.

Outre Guillaume Van Roberge, la compagnie accueille des intervenants extérieurs;  photographes, vidéastes, architectes comme Vanessa Palacio, et bien sûr des danseurs.

Lorsque l'on arrive de Colombie comment perçoit-on La France, les français, Paris ?

Lilliana GG : - “ La vitesse, le manque de temps... rencontrer quelqu'un à Paris c'est tout de suite lui prendre de son temps et vous montrer que cela lui coûte. Puis... le soleil arrive, et les parisiens semblent tous faire une “pause terrasse“.

  • La Parole : Les colombiens parlent avec leur corps, les français dansent avec les paroles. En fait les français s'expriment beaucoup, mais sans le corps.

  • La contradiction, le paradoxe : Le goût des français pour le vin, le fromage, c'est l'expression d'une croyance dans l'artisanat et sa valeur hors normes, le tout paradoxalement dans un monde qu'ils ne cessent de vouloir normaliser.

    Conclusion :
    - “Je ne peux plus passer plus d'une semaine sans un vin ou un fromage français, c'est là que je vois que maintenant ma maison, c'est la France.

L.F.B sera en ouverture le samedi 29 juin 2013 au point Ephémère (210 quai de Valmy, Paris Xe ) : la page Facebook de LFB ici

 

 


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