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M.A.J le: 19, Aoû, 2014 12:19 PM +02:00
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Dans cette année du centenaire de 1914, les Archives d’architecture Modernes avaient une botte secrète; extraite de leurs archives. Les fantastiques dessins de captivité d’un architecte belge durant le premier conflit mondial.  Fait très tôt prisonnier, Henri Derée va passer quatre ans dans des camps de prisonniers. Malgré la dureté et le manque de moyens il ne va cesser de dessiner ce qu’il voit et ressent, mais bien que son statut de prisonnier pourrait le pousser à noircir le trait, il en émane au contraire une stupéfiante sérénité et surtout un siècle plus tard, ces dessins et peintures ne dépareraient pas les illustrations de certains auteurs de B.D contemporains.  C’est une étonnante fraîcheur, qui semble regarder la réalité de l’époque des camps (Henri Derée fera quatre camps durant sa captivité,) favorisant le ressenti, à l’effet cru ou spectaculaire. l’évocation plus que la dénonciation. Sans doute que la censure veillait, et qu’il était plus judicieux de jouer le jeu.  Il en deviendra même le dessinateur de ses geôliers. De ces contraintes il en ressort un témoignage graphique d’une rare qualité.  Un des plus beaux livres commémoratifs de 1914.

Editeur : AAM Editions - Archives d'architecture moderne (7 juin 2014)
Langue : Français
ISBN-10: 2871432821

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Il est un fait ;  l’architecture dans les médias n’est qu’un moyen d’encapsuler tout et n’importe quoi ;soit pour faire du buzz pour le buzz, soit pour vendre tout autre chose.  En éludant ainsi les vrais questions ; “ comment organiser démocratiquement la vie des uns à coté des autres“ on se rabat sur une vague distraction d’un futur plus ou moins ludique apte à remplir les colonnes dégarnies de médias en manque !

 

Le Moniteur des travaux Publics consacre un article à la Biennale d’architecture (lien). Pour ce spécialiste des travaux publics, l’entreprise est ardue ! ( Aucun critique d’architecture connu n’écrit dans les colonnes du Moniteur des Travaux Publics. )  En fait cet article est un prétexte pour mettre en avant des événements régionaux français dont personne ne veut parler ( Caen, Bordeaux et son Agora,) le tout en surfant sur un événement mondial reconnu, que tout le monde désire,  et ayant fait ses preuves. La mise en parallèle est donc particulièrement audacieuse. Mais est-ce de l’information ou de la communication déguisée ?

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Dans une autre vie; Maurice Culot aurait pu faire du théâtre ! comédien dans l’âme, il serait aussi bien à l’aise sur des planches à réciter Hamlet, que jouer un Pope intronisant on ne sait quel Tsar. C’est sans doute l’histoire peu commune d’une vie bourlingueuse …  et un étonnant bilan dont se délecteront …. les chercheurs en architecture et sur la ville dans les décennies à venir.  En effet on lui doit quelques montagnes..  d’archives.  

 

A l’issue d’une exposition “Antoine Pompe et l'effort moderne en Belgique” dont il était le concepteur, il participe en 1969 à la fondation d’une association ; “Les archives d’architecture Moderne“ (A.A.M,)  avec l'historien de l'art Robert-Louis Delevoy et l’architecte  François Terlinden  , ce qui participera à lui établir une grande notoriété chez les bruxellois, en partie acquise dans les débats et plans sur le devenir urbain de Bruxelles au tournant des années 70.  

Notoriété et respect qui conduira le gouvernement belge, enfin un de ses ministres, à lui édifier un bâtiment de plus de 8000 m2, dont trois de sous sol, rien que pour les vieux papiers de l’AAM.  Etages qui se remplissent d’une multitude d’archives, triées sur le volet, sur l’histoire de l’architecture et de la ville en Belgique. Grace à ce travail quelques trésors sont sauvés, au grand désespoir des mites et autres insectes papivores.  De vrais trésors.  Fort de ces succès, plus qu’estimables en un temps ou cela n’intéressait pas grand monde, le CCA, Centre Canadien d’Architecture alors sous le magister de Phylis Lambert, viendra le solliciter pour les conseiller à faire de même au pays de l’Erable et du sirop, et l’Institut français d’architecture également, dont il participera à en fonder les archives au tournant des années 80.

 

A Bruxelles, les AAM, recevront ainsi les archives d’un entrepreneur belge, Trois camions entiers ! qu’il hésita à accepter, parce qu’il faut de l’argent pour traiter des archives, il en extraira des pépites, comme des dessins d’Horta, rares parce que la plupart détruits par Horta lui même.

 

Mais qui est Maurice Culot ?  Né en 1937 à Séville nous apprend sa page Wikipedia, diplômé de La Cambre, il partira pour les Etats Unis, “Je comptais y faire ma vie“, il en sera résident à la Foundation Frank Lloyd Wright, puis bénéficiera d’une bourse d’étude de la “Acier Stahl Steel“ à New York. Doué pour l’écriture, il produira un grand nombre d’ouvrages, jusqu’a devenir éditeur.

 

De retour en Europe, il préside à la “Fondation pour l’architecture“ créée en 1986 par l’architecte bruxellois, Philippe Rotthier, bien connu des jeunes architectes qui concourent régulièrement au prix du même nom.

 

Proche de Jean-Louis Borloo, il sera fait Médaille Antoine Watteau de la ville de Valenciennes,  il est proche de Luciana Ravanel, et trouve encore le temps de tenir une agence d’architecture à Paris, du coté de Montparnasse ; c’est la branche française de ARCAS, société Belge de conception, dont il est le président ;  “ Je ne travaille qu’avec le privé, la commande Publique ne voudrait pas de moi.“  Architecture de promotion privée, il sait se plier aux attentes drastiques des promoteurs, “dans la promotion privée c’est 3% les honoraires,“ Il va donc habiller les programmes tantôt façon art-déco, tantôt nouveau classique ce style dont les anglo-saxons sont friands.  Avec, en plus, quelques restaurations d’hôtels particuliers …  pratique lorsque l’on sait évoluer dans des montagnes d’archives ou d’absence de ces mêmes archives. Il s’ensuit un minutieux travail de portes à ouvrir et à fermer pour ne garder que celles sécurisant les choix de restauration.

 

“En 2008, au plus fort de la crise des subprimes, je n’avais plus de commandes avec le Privé,“ c’est l’agence belge (ARCAS, http://www.arcas.be ) qui volera à son secours. Aujourd’hui, en 2014,  alors que les architectes liés à la commande publique souffrent, il annonce tourner avec 12 collaborateurs.  Joie des cycles entre commande Privée et commande publique.

 

Son agence est située dans le XIVe arrondissement de Paris, à deux pas du Montparnasse d’hier, dans une calme rue, parallèle à une célèbre rue ou Belmondo gouta pour l’éternité ses si particuliers pavés, elle est pilotée par un jeune associé, William Pesson, architecte et historien.

 

Mais Maurice Culot nous est surtout familier, à Paris, par ses éditions de livres d’architecture, qui comme tout éditeur spécialisé,  lutte entre tirages de livres à 2 000 exemplaires, droits des images, rémunération des auteurs, face à la crise du livre et du papier. 

 

 

Dates importantes (Sce Wikipedia)

 

    •    1968 : Fondateur des Archives d’Architecture Moderne (AAM) à Bruxelles.

    •    1969 : Membre fondateur de l’Atelier de Recherche et d’Actions Urbaines (ARAU)à Bruxelles.

    •    1980-2005 : Intègre l’équipe de l’Institut français d’architecture à sa fondation. Direction du département Archives et Histoire ; mission sur les archives qui contribuera à la création en 1988 du centre d’Archives d’Architecture du xxe siècle de l’Institut Français d’Architecture ; fondateur de centres régionaux (Biarritz en 1989, Roubaix en 1993).

    •    1982 à 1994 : Membre de la commission des Monuments historiques (1ère et 2e section).

    •    1982-2011 : Président du Prix européen triennal pour la reconstruction de la ville.

( Certains éléments sont tirés de la page wikipedia.) 

 

Légendes du diaporama ( Images © ARCAS )

 

1 - Restauration d’un hôtel de maître et d’un théâtre

257 Bd St Germain, Paris - France 2004-2007
Maître d’ouvrage: Ambassade de Belgique

Montant des travaux : 3,5 M€ Surface : 1 725 m2 Réalisation distinguée par EUROPA NOSTRA


 

2 - Construction d’un complexe hotelier de 400 chambres

Magny-Le-Hongre, (77) France 2014 - Concours : lauréat - En cours Maître d’ouvrage: OTI
Montant des travaux : 17 000 000 €


 

3 - Le Charleston, 140 logements dont 2 maisons individuelles

Chessy (77) France
2013 - Livrée en 2015 Maître d’ouvrage: Eiffage


 

4 - Construction d’un ensemble de 70 logements

Serris (77) - France
2005-2008
Maître d’ouvrage: Marignan
Montant des travaux : 6,4 M€ surface : 5 360 m2


 

5 - Construction d’un ensemble de 60 logements

Chessy (77) - France
2010-en cours
Maître d’ouvrage: Promogim
Montant des travaux: 11 M € surface: 8 100 m2


 

6 - Réhabilitation ancien site de la Banque de France

Grande rue Charles de Gaulle, Asnieres - France
2011- Concours : Lauréat - en cours
Maître d’ouvrage: Soferim
Montant des travaux : 14 M€ Surface : 9800 m2


 
 
 
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Julien Beideler, actuel rédacteur en chef du Moniteur et moniteur.fr ….  quitte Le Moniteur. L’information est révélée par l’incontournable

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Djamel Klouche et Patrick Bouchain ont un point commun, celui du récit !

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Idée sympathique que celle de vouloir désinhiber le grand public en lui facilitant l’accès online aux “plans d’architecte“ pour édifier leur (future) maison. Internet est un outil multimodal, façon porte-avions ou se croisent tout les possibles. Cela marche pour les rencontres, pour le réseautage, pour la vente d’objets (Ebay, Le Bon coin,) pour l’immobilier,  pourquoi pas pour le produit “plan d’architecte“ ?  

 

Cependant la limite à l’exercice se perçoit rapidement à la contemplation des projets (la plupart en images de synthèse,) présentés sur le site. Parce que à la vue des surfaces annoncées (entre 200 et 300m2) pour la plupart;  seul un public suffisamment fortuné, et disposant déjà d’un cercle social lui permettant de trouver facilement un architecte et de se confier à lui, semblerait pouvoir être réellement intéressé, mais étant suffisamment éduqué pour feuilleter des revues spécialisées, on ne voit pas très bien quel pourrait être alors l’apport d’un tel site.  

 

Or cette demande, marginale,  ne correspond pas à celle du marché de la maison individuelle, financièrement contrainte, et qui plus est, s’édifiant généralement dans des lotissements aux règlements d’urbanisme sévères et aux parcelles étriquées.

 

Enfin, l’architecture par définition ce n’est pas un “plan“ de type cellule d’appartement, mais bien la prise en considération des autres dimensions du projet, les dimensions invisibles, qui en font une réponse unique à un contexte unique. 

 

Vendre du “plan d’architecte“ est cependant une tentative de rendre les architectes sensibles au consumérisme (C’est à dire capable d’imaginer des réponses à une attente à la fois commune et particulière de consommateurs,) ce qui serait assez inédit pour une profession qui ne sait pas s’aventurer sur le terrain du “produit“  a trop avoir voulu se draper dans “l’oeuvre“.

 

Lien vers le site ; www.archionline.com

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Rudy Ricciotti, Jacques Ferrier, Nicolas Michelin ont un point commun;  Ils se sont formatés pour être “french-compatible“. Terriblement standards et franco-français.

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Pour l'heure la tentation est grande de nier la réalité.  Une pratique permise par la non diffusion publique des transactions immobilières sous le couvert de confidentialité et de vie privée.  Cela ressemble à un mensonge par occultation !  Comme le marché est “bloqué“ par l’absence de demande, il y a peu de ventes, jugées insuffisantes pour modifier les indices. Qui sont ainsi artificiellement “sauvés“ par les seules mutations à titre gratuit ou les évaluations des successions pour le calcul des droits.  Même les annonces dans les vitrines des agences immobilières jouent le sur place, mais la réalité est toute autre.  Il n'y a plus d'acheteurs aux prix demandés.  La décote peut aller de 30 à 50%,  et même à ce tarif,  personne ne se presse pour acquérir des gouffres énergétiques et de tracas permanents. Les vendeurs restent avec leurs biens immobilier sur les bras, et font autant d’acheteurs potentiels en moins.. Il n' y a tout simplement plus d'argent parmi les acheteurs et les générations en âge d’acheter. A cela s’ajoute la disparition progressive d’une classe d’âge devenue propriétaire dans le courant des années 60, à une époque ou l’immobilier ne valait rien, et surtout ne s’entretenait pas, .. et, en parallèle, dans les niches de l’immobilier de luxe;  qui, elle, est victime de la fuite à l’étranger de ses fortunés habituels propriétaires. Jamais il n’y a eu autant de demeures de maître et autres “Belles demeures“ à vendre ( Voir bellespierres.com ).  Si dans les grandes villes, la demande étrangère aisée peu un temps compenser l’effondrement de la solvabilité de la demande française. C’est bien un retournement profond qui s’opère. La “Valeur Pierre“ n’en a plus tant que cela. 

 

Désindustrialisation + Non renouvellement des générations : La hantise de régions entières !

Des villes et des villages entiers sont à vendre, loin de tout, nécessitant des frais de remise aux normes dignes d'une construction neuve, et l'achat d'un véhicule par occupant, le tout dans des régions mal desservies en transports et en infrastructures.  Qui sera volontaire dans un pays aussi surtaxé et instable ?

 

Il suffit de s'offrir un tour de France sur les sites d'immobilier comme seloger.com pour constater l'étendue des pertes, et le nombre de biens à la baisse.  Les régions les plus  reculées  s'approchent même de biens en valeur négative. La Pierre n'est plus rien, la fin d'un mythe très français.   Cette obsolescence, longtemps niée, et la paupérisation progressive des jeunes générations, (qui vend en urgence les biens reçus en héritage pour en payer les droits de succession, accélérant ainsi la décote du marché,) et qui se double même de la fuite… des étrangers venus s’installer en France dans le tournant des années 80, qui eux mêmes voient leur conditions de vie se contracter. Les anglais en savent quelque chose, eux qui firent le bonheur de certaines régions bénéficiant de micro-climats bénéfiques.

 

 

Dans la Presse à ce sujet

 

Les chiffres de l'immobilier... très éloignés de la réalité du marché

http://votreargent.lexpress.fr/immobilier/les-chiffres-de-l-immobilier-tres-eloignes-de-la-realite-du-marche_369793.html#dqrs1uzlU7OyDx6f.99

 

Marché immobilier : même les chiffres des notaires sont curieux !

http://votreargent.lexpress.fr/immobilier/marche-immobilier-meme-les-chiffres-des-notaires-sont-curieux_370920.html#ZtJqDsYRrPpiVZag.99

 

Envoyé Spécial - Carnet de voyages du 10 juillet 2014
La grande braderie des résidences secondaires  [Vidéo]

http://www.france2.fr/emissions/envoye-special/diffusions/10-07-2014_250111

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Frank Gehry et Zaha Hadid ont un point commun; Celui de refaire le même projet issu d’un monde intérieur qui leur est propre, et cela depuis 30 ans.  Rare persévérance, rare capacité à imposer une obsession individuelle…… en oeuvres sublimes.

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Déjà un milliard d’euros …   deux ans avant la fin des travaux. Cela fait cher le toit de supermarché et la pose d’extincteurs et d’extracteurs au dessus de vulgaires voies ferrées !  Le montant, astronomique, pour une opération commerciale habilement noyée dans un chantier RATP-SNCF de sécurisation reste incompréhensible et gesticulatoire à l’échelle d’une ville, il est vrai obsédée par la perte de ses atours jusqu’à se couvrir d’une multitude de prothèses aussi inutiles que grotesques. 

 

La “Canopée“ est un placebo …  à l’inefficience d’une Société !

 

Anne Hidalgo récite mieux qu’elle ne professe !  et brille davantage dans la pensée magique que les toits magiques promis initialement dans cette opération.  Le choix des architectes, imposé et peu transparent, n’est que l’opercule d’une réalité ou brille l’incompétence à tous les étages. les arrangements politiques, et les cadeaux faits aux uns et aux autres. Paris a démissionné, Paris n’est plus maître du jeu urbain, son job étant seulement de faciliter la captation par le Privé (ami) des mannes municipales.

 

Le faire semblant est le véritable style latin des premières décades du XXIe siècle à Paris, mais la finalité financière ;  “Ou est passé l’argent ?“  restera à assumer.

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