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Rédaction

Couteuses et inutiles ! les agences de communication en architecture sont défraichies et proches de la retraite. Idem pour les luxueux books d'agence qui flattent davantage l'ego de leurs auteurs, et enrichissent les agences de com', que les attentes des décideurs pressés et submergés de centaines de ces books finalement tous identiques, creux et neutres. De toute façon tout cela pour avoir un huitième de page dans une revue des Travaux Publics !

Ne soyez pas générique... mais éthique !
A quoi cela sert tout un barnum avec show médiatique et expo offerte par un fabricant, si une mise en examen met tout par terre ?

La Communication est souvent signe de vacuité du contenu, si l'oeuvre ne parle pas d'elle même, pourquoi les communicants seraient ils mieux placés pour le faire ? Mais il ne s'agit pas de devenir un phénomène de foire faisant rire la planète entière, mais bien au contraire de montrer en quoi votre travail ou approche apporte des solutions concrêtes, et non des applications gratuites du dernier produit inventé par un fabricant.

Comment Faire ?

D'abord il faut aller à la rencontre

Le site internet de l'ESA (Ecole Spéciale d'Architecture), fondée en 1865, diffuse une offre d'emploi un peu particulière, puisqu'il s'agit du poste de directeur de l’école.

L’école Spéciale d'Architecture (école privée) est une “Association régie par la loi de 1901, elle est constituée de quatre collèges (enseignants, étudiants, administratifs et diplômés) et fonctionne en cogestion.“

Le poste s'adresse donc à quelqu'un ayant le sens de la discussion, de la diplomatie, de la suite dans les idées, de la ténacité, connaissant bien le milieu de l'architecture et de l'enseignement supérieur, bon gestionnaire, disposant d'une notoriété suffisante et d'une connaissance des tutelles françaises ( Culture et Enseignement Supérieur,) et qui dispose de quatre ans de temps libre sur son agenda, en effet le poste est à temps plein.

L’école est située boulevard Raspail, et le bureau du directeur offre une vue sur... La fondation Cartier pour l'art contemporain, qui lui fait face.

La Date limite de dépôt des candidatures est le 27 mai 2013, le poste est à pourvoir à partir de Juillet 2013.

Les deux derniers directeurs étaient Mme Odile Decq, puis M Xavier Soule par intérim.

254 boulevard Raspail, 75014 Paris ( tel : +33 (0)1 40 47 40 47 ) 

 Les éditions Dunod proposent un nouvel ouvrage signé de Nadia Hoyet, architecte professeur à l'ENSAV (Versailles,) spécialisée sur les matériaux de construction contemporains en regard de l'attente de leur “durabilité“.

L'auteure scanne littéralement la vie de chaque matériaux de sa fabrication, son extraction, sa production, ses transformations et enfin ses mises en œuvre, et présente de façon neutre leur surface environnementale.

Aujourd'hui si les matériaux de construction au delà de leur capacité structurelle deviennent les acteurs décoratifs d'un imaginaire urbain, ils ont chacun un prix environnemental que personne ne peut plus ignorer. Cet ouvrage richement illustré présente un tableau complet des qualités, vertus, inconvénients de chacun. Il s'adresse autant à l'architecte que l'étudiant, ou par culture générale celui qui veut en savoir un peu plus sur comment les choses se fabriquent.

En librairie à partir du 10 mai 2013

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Selon le quotidien “La Provence“ Rudy Ricciotti serait également inquiété dans une affaire de fraude fiscale portant sur plusieurs millions d'euros.“

Le parquet de Toulon aurait ouvert une enquête préliminaire pour “fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale.“

Lien vers l'article de “La Provence“
L'architecte du MuCEM mis en examen

Mise en examen, après une garde à vue, mardi soir, de l'architecte Rudy Ricciotti pour travail dissimulé à l'occasion d'une enquête visant un entrepreneur toulonnais fraudant l'URSSAF.

Pas de chance pour Rudy Ricciotti, c'est sur son propre chantier d'une propriété sur la presqu'île de Cassis, avec vue sur mer, qu'ont été constatées les infractions, à savoir ; ouvriers non déclarés et sans papiers ainsi qu'infractions au code de l'urbanisme.

L'auditeur attentif avait pu récemment écouter Rudy Ricciotti, interviewé par Laure Adler sur France Culture, expliquer qu'il fallait toujours commencer par dire “S'il vous plait“ et “merci“ aux ouvriers sur ses chantiers,

Dans la Presse
La Provence 15/05/2013
Marseille : Rudy Ricciotti mis en examen pour travail dissimulé

 

Dans son édition du mercredi 15 mai 2013, l'hebdomadaire “Le Canard enchainé“ affirme avoir lu le rapport classé “confidentiel défense“, commandé par l'actuel ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, concernant l'attribution du Partenariat Public Privé du “Balardgone“ (3,6 Milliards d'euros en tout,) au groupe de BTP Bouygues, sous le gouvernement Sarkozy (Gérard Longuet étant alors ministre de la Défense.)

Au menu ; soupçon sur l'ancien gouvernement d'avoir fermé les yeux sur les irrégularités dont ils avaient pourtant été informées, dont des fuites d'informations confidentielles des différentes offres des candidats au moment de la procédure, ainsi que des mouvements financiers sur des comptes au Portugal, liés à des personnes ayant accès au dossier.

 C'est une vision comme une autre ! archicool.com vous en propose une autre.

L'Histoire commence, en 1986, avec l'arrivée de Pierre Méhaignerie au ministère de l'Equipement (20 mars 1986 – 10 mai 1988) ; dans ses bagages;  des conseillers, des directeurs de cabinet, dont une femme, Luciana Ravanel (MIQCP). Ici dans ce type de ministère se déroule chaque jour les venues de tout le CAC 40, de quoi se constituer un carnet d'adresses des hautes sphères économiques, et de se forger une crédibilité sans faille.

L'alternance politique arrivant, Luciana Ravanel est casée en 1988... à la direction de l'IFA (Institut Français d'Architecture,) alors rue de Tournon, (Paris 75006), et bien qu'association, mais largement subventionnée, les postes de direction se décident au niveau des cabinets ministériels, surtout en partance.

Cahin caha, Luciana Ravanel se forge une réputation ; “Elle savait trouver de l'argent lorsqu'il en manquait pour une exposition, c'est à dire très souvent.“ ! explique un cadre de cette époque.

Cette époque prendra fin de façon assez brutale avec l'arrivée au poste de directeur de l'architecture (1998 Ministère de la Culture) de l'énarque François Barré.

Luciana Ravanel rebondit très vite et fonde une agence de communication spécialisée dans l'architecture et l'édition d'ouvrages; Ante Prima Consultants. D'un coté un carnet d'adresses de grands industriels ( comme Léopold Lombard pour Lafarge,) mais aussi EDF, des administrations, voir des villes ( Béthune, Valenciennes,) qu'elle saura séduire, de l'autre un panel d'architectes clients qu'elle saura également séduire (Jacques Ferrier, Rudy Ricciotti, 5+1 (italie), Combarrel et Marrec, LAN architecture, Francis Soler.

Ainsi lorsque un grand industriel cherche un architecte démonstrateur, c'est tout naturellement qu'il s'adresse à l'agence Ante-Prima pour lui trouver les oiseaux rares... généralement disponibles dans son fichier clients. On organise éventuellement pour la forme un petit concours, et on participe à mettre en avant un si brillant maître d'oeuvre. Il en ira ainsi de Jacques Ferrier avec sa fameuse tour Hypergreen et son exosquelette, qui ne fit que trois petits tours et dont plus personne ne parle... (présentée à l'époque comme un “partenariat“ avec Lafarge,) il obtiendra cependant la conception du pavillon français à l'exposition de Shanghai (un échec coté Ductal®) mais largement soutenu par Lafarge...

Encore du Ductal® avec Combarel et Marrec (Centre RATP Thiais), ou surtout Rudy Ricciotti et ses fameuses résilles et sa soudaine sur-médiatisation (invité dernièrement chez la bienveillante Laure Adler, ou le tout aussi bienveillant Frédéric Taddei,) pour quelqu'un dont on cherche encore le discours et la mise en théorie de sa pratique professionnelle … il est vraiment très fort si Lafarge n'a pas été dans le coup !

En Fait Lafarge a été dans le coup, et c'est même écrit noir sur blanc dans une thèse de Doctorat

Le tribunal administratif de Grenoble a tranché suite au contentieux opposant des enseignants de l'ENSAG (Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble,) initiée il y a Sept ans contre les pratiques du directeur de l'Epoque ; M Vincent Michel, et dont ils reprochaient un harcèlement moral à leur encontre.

En 2009 plusieurs articles avaient relatés ici-même la situation et l'enfermement dans lequel la tutelle (Le ministère de la Culture et de la communication) s'était enfermé.

Questionné, le nouveau directeur alors nommé par intérim de l'ENSAG, M Paul Léandri, avait répondu par mail une de ces formules toutes prêtes que l'administration édite spécialement pour eux. Parlant d'honneur d'un homme jeté aux chiens... mais faisant abstraction des requérants.

Démissionné de l'ENSAG en 2009, M Vincent Michel a été nommé dans la foulée directeur de l'ENSAV (Versailles,) par le ministère de la Culture et de la communication, cela dans une certaine opacité et sans tenir compte des souhaits des enseignants.

Le tribunal administratif de Grenoble, dans son délibéré du 16 avril 2013, reproche

L'architecte est-il encore nécessaire au delà de la couleur des vêtures ?
La terre ne s'arrêtera pas de tourner, et le monde ne s'adaptera pas aux architectes, et rien n'y changera ! La judiciarisation de la Société, mais aussi le véritable progrès d'établir des responsabilités sur des actes, ainsi que l'empilement permanent et infini de règlementations, transformèrent en moins d'une génération la pratique professionnelle de l'architecte. Hier encore démiurge omnirôle dans sa cuisine, façon Nouvel ; aujourd'hui engrenage d'un mécanisme complexe au service de causes qui le dépassent.

L'architecte est aujourd'hui souvent au mauvais endroit au mauvais moment !
A la croisée entre

La courte exposition (au pavillon de l'Arsenal,) du grand projet immobilier, du territoire dit des Ardoines, de Vitry sur Seine présente en introduction un résumé historique du territoire en cinq cartes géographiques assez passionnantes.

Cela commence vers 1750 avec une carte dressée par l'abbé de la Grive. L'ambiance semble champêtre ; Pas de villages, mais seulement des lieux-dits reliés entre eux par des allées qui semblent bordées d'arbres. Ce qui attire l'attention, c'est que chaque lieux-dit semble doté d'une propriété jouissant d'un luxueux jardin à la française, ou d'un potager grandiose, sans doute la distinction entre nobles et clergé. Cette représentation paradisiaque de “terroirs“ les uns à coté des autres, est en fait un pieux mensonge faisant abstraction de la réalité de l'époque ; (famines, épidémies, guerres, hordes, asservissement.)

La seconde carte, dressée environ un demi siècle plus tard vers 1800, est une carte d'Etat major. Adieu poésie et ambiance champêtre, place aux champs de bataille. Mais une bataille en cache une autre, celle de la prise de possession du territoire par le pouvoir central. La Monarchie est morte la République unifie le territoire.

La troisième carte,

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