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M.A.J le: 17, Sep, 2014 11:19 AM +02:00
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Inscrit dans un cycle de trois conférences, c’est à la mairie du XIe arrondissement, dans une salle des fêtes aux gigantesques lustres poussiéreux, que se tenait ce 11  septembre 2014 la deuxième partie de “toit sur toit“ présenté comme un colloque interrogeant les possibilités de surélévation du construit en milieu dense.

 

Autour de personnalités proches de la ville de Paris, et socialistes, comme le député Patrick Bloche auteur du récent rapport voulant créer un “désir d’architecture“, M Rémi Féraud maire du Xe arrondissement, François Vauglin; Maire du 11e arrondissement de Paris, ou encore; Mme Dominique Alba directrice de l’APUR, plus quelques architectes et enseignants confrontés à cette pratique.

 

Volet pragmatique, cette séance se voulait centrée sur les modalités pratiques. Les différents intervenants rappelèrent d’abord que contrairement à ce que l’on pourrait croire; pratiquement l’ensemble des parcelles parisiennes offrent des possibilités de surélévation dans le cadre juridique du P.L.U.  De quelques m2 à parfois l’équivalent d’une véritable opération immobilière. 

Les possibilités sont donc énormes mais la réalité se doit d’être plus humble du fait des différentes contraintes et contingences.

 

  • D’abord la négociation de l’atteinte aux droits de jouissance du voisinage, atteinte qui peut être visuelle, sonore, (résonance créée par l’édification d’un nouveau mur,) ou liée à l’obscurcissement.)
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Agence de 15 personnes, 33 d’expérience, proche Roissy à forte implantation IDF et Oise dans le logement collectif , individuel groupé et les résidences Séniors

recherche : Projeteur confirmé ou architecte , expérience mini de 2 à 3 ans CCD ou CDI poste à pourvoir de suite.

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Le poste nécessite pragmatisme, rigueur et autonomie Il est demandé une excellente maitrise d’autocad 2D et 3D, Photoshop. Archicad apprécié

Adresser candidature et prétentions à ;

Bernard HOGREL 
873, Boulevard de la Riolette
60520 La Chapelle En Serval

tél :0344546867

courriel :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." style="font-family: Helvetica; font-size: 12px; line-height: normal;">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Organisé autour d’une vaste table, façon war-room, protégée par l’enceinte d’une gigantesque bibliothèque circulaire remplie de milliers d’exemplaires d’un seul livre sobrement intitulé ; “Architecture from the Arab world 1914-2014  (a selection)“ le pavillon du Royaume de Bahrein invite à sa lecture.

 

Il offre une fantastique compilation de réalisations modernes du XXe siècle situées au Proche Orient (si vous êtes français,) ou au Moyen Orient (si vous êtes anglais.) Ces réalisations, d’abord conçues par les puissances coloniales, dont la France, puis par les architectes liés au business des Etats-Unis ou de la Chine et du Japon, mais aussi par de brillants concepteurs locaux.

 

La première partie est particulièrement intéressante tant la présence des architectes occidentaux et parfois français, est de grande qualité.  A croire que ces architectes trouvaient ici un terrain, de liberté et d’expérimentation…,  doté de budgets conséquents.  Ce sont donc souvent des noms connus d’architectes  du XXe siècle qui réalisèrent de véritables oeuvres modernes. 

 

Certes, à l’inverse du pavillon marocain, qui présente la transformation et adaptation locale de ces édifices conçus ailleurs, ici, le livre se contente de présenter des photos et dessins d’époque. Mais c’est une porte ouverte sur un patrimoine et un morceau d’histoire ou l’architecture de qualité avait sa place et sa liberté, fruits d’une influence occidentale.

 

Le livre est offert, pour peu que l’on fasse le déplacement à l’Arsenale de Venise durant le temps de la XIVe biennale internationale d’architecture de Venise.

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Edith Girard était un personnage engagé, de ceux dont une seule rencontre vous marque à jamais.

 

Dans une conciliation à l’ordre régional des architectes d’Ile de France, suite à sa plainte dans le cadre d’un P.P.P,  l’architecte parisien Philippe Blandin, l’avait eu comme conciliatrice, (Edith Girard avait été élue en 2010 au bureau du Conseil régional de l’ordre des architectes,) il se souvient d’une “personne intègre qui avait l’habileté intellectuelle pour élever le débat et un réel engagement à chercher à dénouer les problèmes.


 

François Chaslin, critique, essayiste et ancien producteur de la célèbre émission de France Culture;  “Métropolitains“ explique ;  “J'aimais particulièrement cette femme, que par ailleurs je connaissais très peu : vigueur de son allure de "rouge" gouailleuse, cheveux de déesse, puissance physique et verbe haut.

J'appréciais l'attention qu'elle portait aux problèmes sociaux et bien sûr particulièrement à ceux du logement, en même temps que son réalisme et que l'élégance artistique assez discrète dont elle imprégnait son écriture architecturale.

 

Je l'ai souvent croisée bien sûr mais je l'ai peu connue : j'ai une fois pourtant été invité à participer  à l'un de ses jurys de diplôme à UP8 et me souviens qu'elle y avait pleuré, n'admettant pas que l'étudiante, Algérienne je crois, ait cru devoir ménager dans ses plans une certaine coupure entre les parties du logement plutôt réservées aux hommes et celles, autour de la cuisine, plutôt réservées aux femmes. Cela (la réaction d'Edith) m'avait paru probablement erroné au plan sociologique ou anthropologique, mais touchant : jusqu'à en pleurer!

 

Mon premier ou l'un de mes premiers articles à avoir été publié dans “Le Monde“ portait sur son opération de logements à Stains; je ne la connaissais pas.“  Fin de citation.


 

L'architecte Jacques Ripault (diplômé de Paris Belleville (UP8) en 1981) explique ; 

 

Concernant votre question à propos d’Edith Girard et de UNO :

 

Edith croise les fondamentaux d’UP8 autour de Bernard Huet et d’autres enseignants disciples de Louis Kahn avec l’héritage Moderne du Groupe UNO.

Son appui sur l’histoire de l’architecture  prenait sens sous une forme de contestation de l’architecture internationale qui d’une certaine façon a été un détournement des valeurs du mouvement moderne. (Une certaine forme du Régionalisme Critique de Kenneth Frampton)

 

Quand Henri CIRIANI a demandé avec ses étudiants un transfert du Grand Palais vers UP8 (Maintenant Paris Belleville) un certain nombre d’enseignants se sont regroupés autour de la dynamique de CIRIANI en créant le groupe UNO. 

Edith était une des premières avec Claude VIE et Carlos CACERES, c’est à ce moment qu’un travail sur LE CORBUSIER s’est développé. 

Edith et Ciriani partageaient un regard, une attirance sur l’Italie, la Tendenzia, le groupe PURINI, et particulièrement ANSELMI pour Edith, plus sensible et symboliste.  Approche de l’urbain, du dessin, de l’histoire

 

Au sein d’UNO, Edith GIRARD avec son énergie, son approche sensible et je dirais sensuelle au filtre de sa culture à la fois architecturale et philosophique, sa connaissance du logement et de la banlieue avait une force de caractère et de transmission plus hétérodoxe.

 

Elle transmettait à ses étudiants à la fois la joie et la gravité de l’architecture. 

 

 

Jacques RIPAULT

 

J’ai bien connu le moment du transfert de H. CIRIANI d’UP7 (Grand Palais) à UP8 (Rue Chevaleret) et de la création du groupe UNO.   Je n’ai pas été l’élève d’Edith mais je la voyais avec Olivier, d’autres peuvent témoigner mieux que moi sur son enseignement. “ Fin de citation

 

 

 

Très engagée dans l’enseignement elle savait repérer dans chaque étudiant la fibre de l’architecture. Benoît Clavieras explique ; “elle a été ma directrice de diplôme, je fais parti de ces centaines de jeunes professionnels qu'elle a formé et qui ne seraient pas les mêmes architectes sans elle !!!

Edith Girard était surtout une architecte passionnée, talentueuse, humble et une personnalité chaleureuse.
Humaniste elle était attentive, non pas à son égo de créatrice, mais au bien-être des habitants modestes pour qui elle construisait, c'est rare !

Elle constituait, avec Henri Ciriani, l'âme du groupe d'enseignement UNO à l'école d'architecture de Paris Belleville, sa passion de l'architecture était contagieuse, son discours clair et argumenté et son désir de transmettre la clef de la réussite à ses élèves était son moteur…
“ Fin de citation.


Michel Huet avocat, enseignant à ENSA Versailles

 

“Cher Monsieur,

 

J'hésite à vous répondre, n'étant certainement pas le mieux placé pour évoquer la mémoire d'Edith GIRARD, mais l'immense tendresse et admiration que je lui porte m'oblige.

 

Edith GIRARD évoque d'abord pour moi un autre nom : Pierre RIBOULET parce que, comme lui, elle incarne l'éthique de l'Architecte, pas seulement parce que le rapport aux autres architectes, aux urbanistes, aux constructeurs, à tous les gens d'architecture est respectueux, mais parce que le mieux-être de tous et de chacun est le fil constructeur de leur pensée, de leurs actes, et de leurs engagements.

 

Toujours en marche, toujours à l'écoute mais surtout toujours debout.

 

Le logement, l'espace urbain avant d'être leur territoire est le territoire des citoyens.

 

Professeur d'Ecole d'Architecture à VERSAILLES qui se sentait si proche de Paris Belleville, nous avons partagé les mêmes valeurs, les mêmes passions, parce que nous avions la même culture, celle des sciences humaines et sociales.

 

Elle a fait partie des enseignants qui m'ont appris à ne pas séparer l'architecture et l'urbain et à faire du projet urbain et du logement une priorité absolue.

 

Nous avons mené les mêmes combats face à nos politiques de l'architecture et de la ville inexistantes ou au service d'une sociale démocratie empêtrée dans ses contradictions.

 

Elle a été, elle est et elle sera toujours pour les étudiants en architecture porteuse de leurs espérances et de leur indépendance.

 

C'est à la SFA que je l'ai entendue pour la dernière fois.

 

Sa voix nous manquera mais nous tenterons de perpétuer non seulement la mémoire de son œuvre (mot qu'elle n'aimait guère, préférant parler de son travail), mais surtout son inébranlable conviction pour une vraie démocratie au service des vrais gens.

 

Modestie, générosité, altérité, cette femme architecte désespérant quelque peu des politiques n'en a pas moins redonné à la politique son sens premier, sans compromis, sans concession : la droiture d'une grande femme de la Cité, l'honneur d'une profession, le fleuron de nos écoles d'architecture.

 

Cordialement.

 

Michel HUET“


 

 

Repères

Edith Girard avait été co-présidente (Avec Mme Ann-José Arlot.) de la 3e session des NAJA (en 2006,) (lien)  et avait reçu des mains de Christine Albanel, alors ministre de la culture et de la communication, le 5 septembre 2007 les insignes de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur. (lien)

En octobre 2010 Edith Girard avait été élue au bureau du conseil régional de l’ordre des architectes d’Ile de France, dès le premier tour,  sur la liste DpA (Défense Profession architecte) (Lien)

On se souvient également d’un débat en 2005 sous la coupole du siège du Parti Communiste sur le P.L.U parisien qui par ailleurs est intéressant à relire aujourd’hui. (Lien)

Relire la pensée d'Edith Girard : on peut lire un entretien entre Pierre Marc de Biasi et Edith Girard en février 2007 sur  la pratique du projet en phase concours. (Lien externe)

 

Edith Girard, architecte engagée, avait pris parti (en 2008,) pour la défense de Michel Lombardini, qui en tant qu'ancien président de la RIVP avait été condamné par la Justice pour abus de biens sociaux. (Lien)

 

Spécialisée dans la conception de logements sociaux, son agence souffrait de la crise que traverse actuellement la commande publique et le logement en France. Son agence était en redressement judiciaire depuis avril 2013 dont elle était sortie en février 2014. (Lien)

 

Revoir Edith Girard en vidéo

http://youtu.be/YHLXQ_W1FKY

 

Article précédent : Annonce de son décès

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Un tweet du photographe Vincent  Pfrunner nous apprend, ce 7 septembre 2014, la nouvelle du décès de l’architecte Edith Girard.

 

Née en 1949, Edith Girard (née Gastine),  était diplômée de Paris-Belleville, membre fondateur du groupe UNO de Henri Ciriani, elle deviendra une enseignante phare de cette école. En association avec Olivier Girard elle concevra de nombreux programmes de logements. Elle sera mentionnée à l’Equerre d’argent en 1985 pour un ensemble de logements, (quai de la Loire à Paris,) très influencés par la doctrine UNO.


 

Les premières réactions : Lire ici


 

Repères

Edith Girard avait été co-présidente (Avec Mme Ann-José Arlot.) de la 3e session des NAJA (en 2006,) (lien)  et avait reçu des mains de Christine Albanel, alors ministre de la culture et de la communication, le 5 septembre 2007 les insignes de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur. (lien)

En octobre 2010 Edith Girard avait été élue au bureau du conseil régional de l’ordre des architectes d’Ile de France, dès le premier tour,  sur la liste DpA ( Défense Profession architecte) (Lien)

On se souvient également d’un débat en 2005 sous la coupole du siège du Parti Communiste sur le P.L.U parisien qui par ailleurs est intéressant à relire aujourd’hui. (Lien)

Relire la pensée d'Edith Girard : on peut lire un entretien entre Pierre Marc de Biasi et Edith Girard en février 2007 sur  la pratique du projet en phase concours. (Lien externe)

 

Edith Girard, architecte engagée, avait pris parti (en 2008,) pour la défense de Michel Lombardini, qui en tant qu'ancien président de la RIVP avait été condamné par la Justice pour abus de biens sociaux. (Lien)

 

Spécialisée dans la conception de logements sociaux, son agence souffrait de la crise que traverse actuellement la commande publique et le logement en France. Son agence était en redressement judiciaire depuis  janvier 2013. (Lien)

 

Revoir Edith Girard en vidéo

http://youtu.be/YHLXQ_W1FKY

 

 

 

 

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[Envoyé spécial] Venise 5 septembre 2014 : La météo est clémente à Venise, et les moustiques sont à la fête. Il est encore temps d’aller visiter dans d’excellentes conditions de confort une des plus passionnantes expositions liées à l’architecture. Questionnements plus que réponses. Cette XIV biennale s’organise autour de trois bases de données gigantesques. - Monditalia dans la Corderie de L’Arsenale, explore les interférences culturelles dans la société italienne tout au long du XXe siècle. Elements of architecture questionne l’éventuelle perte de sens de l’industrialisation du bâtiment, et enfin absorbing modernity 1914 -2014, questionne et affichent les non dits de l’histoire de la modernité dans les pays présents aux Giardini.

 

C’est une biennale de maturation dont il ne faut pas chercher les réponses sur étagères de votre prochain concours, mais plutôt qui vous questionnera toute votre vie. C’est donc un moment incontournable qu’il ne faut pas manquer si vous prétendez vous confronter réellement à l’architecture.

 

Après les étonnantes performances des journées d’inauguration, des dispositifs de projection remplacent les arts de la scène dans la partie Monditalia.  Coïncidence de la Mostra du Cinéma ?  en Tout cas cela fait dire au critique de cinéma Jean-Michel Frodon pour  slate.fr

 

Si le cinéma était donc loin d’être autant au rendez-vous qu’on pouvait l’espérer sur le Lido, il se trouvait en revanche de belle manière de l’autre côté de la lagune, grâce à la Biennale d’architecture, et plus particulièrement de l’exposition Monditalia présentée à l’Arsenale.“ (Lien)

 

../…

Choisis avec une grande finesse par Alberto Momo, les fragments cinématographiques, sans jamais se réduire à une illustration, diffusent peu à peu une sensation du «paysage italien» – paysage mental tout autant que paysages ruraux, urbains, industriels, archéologiques, historiques, etc. – qui prend forme au fil de la déambulation parmi les très nombreux composants proposés en regard. Parmi eux, plusieurs autres éléments liant architecture et cinéma, notamment la révélation de la Cupola, l’extraordinaire villa construite au milieu des années 60 par l’architecte visionnaire Dante Bini pour Michelangelo Antonioni et Monica Vitti sur la Costa Paradiso en Sardaigne.“ (Lien)

 

 

Lire aussi : Après Fundamentals aurons nous droit à Elements of response en 2016 ?


 

 

Mais ou sont les écoles d’architecture françaises à Venise ?

 

Prétexte à une visite de la biennale, les organisateurs proposèrent aux écoles d’architecture de venir organiser des sessions pour leurs étudiants.  De Columbia à l’IUAV de Venise en passant par les écoles de Vilnius, Postdam, Moscou, Liège, Abu Dhabi, Copenhague, Ankara Toutes s’affichent sur un vaste panneau à l’entrée des Giardini. Coté français on remarque la présence de l’ESA (Ecole Spéciale d’Architecture,) (ecole privée), et des ENSAS Strasbourg et Clermont Ferrand….  Et puis c’est tout…..

 

http://www.labiennale.org/it/architettura/mostra/biennale-sessions

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Situé à deux pas de “fondamenta Nuove“ (Nouveau quai) dans le Cannaregio, l’ensemble weCrociferi a été inauguré en septembre 2013.  Il s’agit d’une vaste réhabilitation dans une série de corps de bâtiments anciennement couvent de Jésuites, puis caserne, puis abandonné pendant près d’un demi siècle, Il y a avait urgence pour sauver ce quartier délaissé de Venise.   22 millions d’euros furent trouvés et l’idée prit germe de réaliser un hébergement étudiants de plus de 255 lits, avec différents services, le tout s’ouvrant sur la ville.

 

A la fois logements étudiants et hôtel ouvert à tous, WeCrociferi est un exemple assez réussi du mariage d’un équipement universitaire élargissant son rôle à la vie d’un quartier, le tout dans un édifice historique sans pour autant être un monument classé.

 

Ce qui sauve les édifices de Venise dans ces cas de réaffectation, c’est le manque d’argent face à l’importance de l’entreprise de rénovation-reconstruction, mais aussi une sensibilité à l’histoire et une volonté de conserver l’âme des lieux (qui trouve sa source dans la charte de Venise). 

 

Cela est, par ailleurs,  parfaitement visible en parcourant la Corderie et l’Arsenale de Venise, le gigantisme des lieux oblige à faire des choix qui deviennent exemple à suivre d’une façon de non-faire. 

 

Ici, pas question d’aller chercher une star japonaise pour réaliser une façade dissonante, mais au contraire une simple volonté, décomplexée, de pallier à l’urgence coté structure, adapter l’existant aux contingences contemporaines de mise en sécurité et intégrer le programme de la nouvelle affectation choisie.

 

Cela conduit à intervenir, à la vue de tous, pour tout ce qui concerne les équipements de sécurité et de mise aux normes,  intervenir et refaire un pan de mur si nécessaire. Mais par contre ne pas toucher à quoi que ce soi qui n’a pas lieu de l’être. Ainsi les façades ne sont pas ravalées, les éléments de parement dépareillés ne sont pas repris.

 

Le résultat est étonnant de justesse, surtout pour un visiteur français habitué à ces rénovations ripolinées de partout (comme par exemple au théâtre de l’Odéon (Paris VIe.) 

 

Ce qui n’empêche aucunement d’aménager un vaste programme de chambres et appartements très contemporains, le tout étant réversible le cas échéant.

 

Un excellent spot d’hébergement pour votre prochaine virée à Venise, qui plus est, à la fois proche de l’embarcadère des vaporetto (station Fondamenta Nuove,) et par ce même fondamenta nuove, à quinze minutes à pied de l’Arsenale et ses biennales….  tout en évitant les axes trop touristiques. Diaporama

 

http://www.we-crociferi.it

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