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La bibliothèque de la mer à Awashima (Japon,) par les architectes suèdois de ETAT ARKITEKTER AB, (Suède,) une  remarquable intervention minimaliste en laiton, dans un bâtiment existant qui se réduit à un faux plafond et une table. ( http://www.etat.se )

 



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- La couverture des ruines archéologiques de Saint-Maurice (Suisse) par Savioz Fabrizzi architectes (http://www.sf-ar.ch ) ( laurent savioz et claude fabrizzi  )

Réalisation déjà largement publiée depuis deux ans, elle propose une solution très originale pour protéger les plus anciennes ruines d’abbaye d’Europe ( 1 500 ans,), reconstruites cinq fois, et à chaque fois détruite par les pierres tombant de la montagne.  Les architectes édifièrent une couverture haubannée de 1 200 m2, recouverte d'un treillis d'acier et de panneaux ondulés en fibre de polyester sur lesquels sont posées 170 tonnes de pierres qui ici jouent un rôle d’occultation lumineuse, et de protection de la pluie du site archéologique.





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Hall de séchage de plantes en pot à Herselt, (Belgique,) par OFFICE Kersten Geers David Van Severen. (http://www.officekgdvs.com ) Conçu pour le pépiniériste ARBOR, il s’agit d’un hall de séchage pour les arbres de hautes tiges (de plus de 12 m de haut,) qui sont stockés 24 h avant leur transport. Le bâtiment doit donc protéger de la pluie tout en assurant une ventilation naturelle efficace pour diminuer l’humidité des arbres.

 



 

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Ci-dessus : Philippe Rotthier, fondateur du Prix européen d'architecture Philippe Rotthier, présente le grand Prix à Maria Gonzalez et Juanjo Lòpez de la Cruz, lauréats 2014


Le représentant de l''ambassadeur d'Espagne remet le Grand Prix à Maria Gonzalez et Juanjo Lòpez de la Cruz



Maurice Culot, Président du jury du Xè Prix européen d'architecture Philippe Rotthier


L'architecte Bruno Rollet reçoit le prix pour ;  “la meilleure intervention dans un paysage social“




Pascal Flammer, architecte, reçoit le Prix “Pour la meilleure intervention dans un paysage naturel.“


Riccardo Vannucci reçoit le“ prix spécial du Jury“ pour la conception du Centre pour le bien être des Femmes à Ouagadougou, (Burkina Faso) en présence du ministre et ambassadeur du Burkina Faso en Belgique.




Visualiser les réalisations lauréates et mentionnées  : Cliquez ici

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(Illustration ci-dessus Paris 1er. Rue de l’Arbre-sec (XVIIe-XVIIIe) au fond; la bâche blanche correspond  à la partie basse du gabarit de la future façade conçue par SANAA, qui sera visible depuis cette rue.)

 

Aveuglé par la course en tête menée par Londres, l’exécutif parisien insouciant face à son manque de vision du devenir de Paris, frileux face à la montée du vote “vert“ qui pourrait un jour le rendre sociologiquement minoritaire,  est plus accaparé par le maintien des forces politiques qui lui permettent de conserver la mairie de Paris, que par une réelle ambition politique d’une ville européenne confrontée à une compétition sévère pour rester une ville qui compte. Paris n’est plus la capitale qui compte de l’Europe, c’est un déclassement qui s’est opéré sous les mandatures Delanoé/Hidalgo, et qui va se poursuivre.

 

Mais Paris n’est pas Londres ! et ce qui marche à Londres est incongru à Paris.  Si copier servilement,  sans jamais l’avouer, le premier de la classe, ne marche pas à Paris, l’affolement est alors à son comble chez les édiles parisiens, qui se réveillent au pied du mur à devoir inventer une logique propre adaptée aux spécificités de Paris.

 

L’exemple de la transformation de la Samaritaine en vaste et lucrative opération immobilière déguisée en renouveau urbain, même siglée d’un géant du Luxe, tourne au ridicule et au gâchis égoïste, comme si la fabrication de la ville pouvait se contenter de n’être que des ajouts pointillistes d’effets de mode déjà démodés, mais hyper visibles.  

LVMH finira bien par arriver à faire sa promotion immobilière, mais il aura sévèrement égratignée son image. On en rira partout dans le monde !

 

Anne Hidalgo ne brille pas pour tout ce qui est urbanisme et vision de la ville, l’exemple des halles et de son écrasante canopée qui va couter à elle seule à la ville de Paris l’équivalent de .. deux Philharmonies, qui déjà est une dilapidation scandaleuse (il est vrai partagée avec l’Etat,) montre l’obsession d’une politique urbaine du visible au détriment d’une réelle efficacité.  Une politique ou quelques conseillers influents et avides embarquent la ville dans l’échec assuré daté et déjà vu ailleurs.

 

Paris en est encore au superfétatoire,  à faire du visible… hyper visible, là ou justement tout le monde dit qu’aujourd’hui la ville, l’architecture et le lien social sont dans l’invisible et l’économie de moyens.

 

En fait Paris veut faire au milieu des années 2010 ce qu’elle n’a pas fait dans les années 90-2000, et ne comprend pas pourquoi cela ne marcherait pas !

 

La démonstration de ces propos réside dans son fameux PLU que la ville n’arrête plus de modifier seulement quelques années après l’avoir; débattu, écrit, rédigé, voté, négocié.  OVNI administratif insipide barbare, machine à interdire qui ne sert finalement qu’à rendre visible les passe-droits accordés aux amis, sans rien empêcher de la dévalorisation du cadre bâti, du déclassement de la ville.

 

Ecrites noir-sur blanc, mais personne ne semble lire le PLU, toutes les règles d’urbanisme seraient contournées par LVMH pour son opération immobilière. Un juge le remarque fort à propos….  peu importe !  Un quarteron* de communicants compères complices, dignes de la diseuse de bonnes aventures peinte par Georges de la Tour, trouvent subitement écho dans les médias, Honte à eux pour le restant de leurs jours !   La ville de Paris, ridiculisée, mais qui semble avoir tant besoin de LVMH, (parce qu’elle n’a pas de politique propre de la ville et qu’elle veut reposer sur ses expédiants de coups immobiliers, et semble en avoir bien peur,) se retrouve dans la situation ridicule de devoir défendre LVMH qui brave ce qu’elle a écrit dans son PLU, que visiblement elle n’a jamais lu !

 

Une réussite vraiment totale la fabrication de la ville à Paris !   Au moins avec Anne Hidalgo nous savons ou nous allons !!!!


 

 

* Christian de Portzamparc, L’Académie d’architecture, Emmanuel Caille, Philippe Tretiack,)

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“Priorité transversale“ l’architecture, fondue dans le patrimoine,  a droit à un court chapitre dans la présentation  générale du budget de la Culture 2015.Le budget Culture 2015 (France)  est officielement présenté comme “stabilisé“ (l’annonce de l’augmentation de son budget de 0,3% se fond en fait dans l’inflation elle aussi de 0,3%,) (http://france-inflation.com/index.php)  et de la charge supplémentaire des frais de fonctionnement de la Philharmonie de Paris.)  

Le patrimoine se voit alloué la somme de 312 millions d’euros de crédits de paiement. Cependant on remarquera que cette somme, divisée par les 100 départements français hors DOM TOM, ne représente plus qu’une moyenne de 3,12 millions d’euros par département. Il est vrai que les régions ont récupéré la charge de leurs patrimoines respectifs.

 

 

Cependant entre autorisation d’engagement et crédit de paiement c’est à une baisse qu’il faut s’attendre entre 2014 et 2015 comme le montre le tableau communiqué par le ministère de la culture.


 


 

 

 

L’architecture a droit qu’à quelques lignes annonçant trois sujets de réflexions.

 

 

Citation

 

“ le ministère engagera une réflexion approfondie afin de mieux répondre à quelques questions structurantes. 

 

Comment concilier la réhabilitation et l’entretien de nos centres anciens et celle du bâti du XXe siècle avec la préservation de nos paysages et la lutte contre l’étalement urbain ? 

 

Comment former nos architectes et leur garantir les moyens d’assurer leur avenir professionnel et leur participation à la construction de villes et de bâtiments intelligents et durables de demain ? 

 

Comment simplifier la règlementation du patrimoine sans altérer la qualité de la protection de nos monuments ? “ 


 

 

 

Plus loin le détail “ Action 2 Architecture“ : montre un budget spécifique à l’action en faveur de l’architecture, ( 27 687 266 € d’autorisations d’engagement ) Ce qui est très faible et, à titre de comparaison, ne représente à peine que 10% du chiffre d’affaires annuelle du premier hypermarché de France*….   

 

Et encore  !!  16,6 Millions d’euros vont à la seule Cité de l’architecture et du Patrimoine qui a été habilement sortie de la rubrique musée ! Sinon le budget “actions en faveur de l’architecture“ ne serait que de 11 millions d’euros,  essentiellement au profit des CAUE (Qui bénéficient pourtant de la perception de taxes locales, dont parfois ils ne savent que faire,) et l’établissement perpétuel des listes de patrimonialisation. 

Le paradoxe est qu’il n’y a pas d’argent pour l’architecture et que malgré tout ils ne savent pas quoi en faire…

 

Question  : Faut-il continuer à subventionner la Cité de l’architecture et du Patrimoine dont le demi suucès est flagrant ? 16,6 Millions d’euros de subvention annuelle pour dépoussiérer des vieux plâtres et afficher dans les sous sols les panneaux de concours de Nicolas Michelin, Jacques Ferrier, Rudy Ricciotti et quelques autres amis de la culture, sans oublier les frais de com’ de Claudine Collin Communication…  cela laisse sceptique  ! Font-ils donc carrière à l’étranger ces talents bien de chez nous ? La Cité sert-elle de marche-pied et à qui ?

 

Le paradoxe du budget de la Culture en France est de favoriser des entreprises privées “amies“ mais pas spécialement la Culture.  Le budget média et livres, premier budget du ministère de la culture et de la communication, est révélateur au nom de la pluralité de l’information et de la sauvegarde en langue française de medias d’envergure internationale, d’une dérive qui ne donne que localement  la surexposition de non événements de type “amours des uns et des autres.“

 

Citation : l’architecture dans le rapport de présentation du budget 2015 du ministère de la Culture et de la communication.

3.1.2. L’architecture et la qualité du cadre de vie

Le renforcement de la politique de l’architecture et de la qualité du cadre de vie et du paysage

Le ministère intensifiera en 2015 sa politique en faveur de la connaissance, de la préservation et de la mise en valeur de l’architecture du XXe siècle grâce à la conduite d’études, préalables aux campagnes de labellisation « Patrimoine du XXe siècle », visant à identifier sur l’ensemble du territoire les réalisations architecturales remarquables.

 

Les actions en faveur de la démocratisation de l’accès à la culture architecturale seront poursuivies grâce à l’animation et au soutien apporté aux différents réseaux et acteurs, dont les Conseils d’architecture d’urbanisme et d’environnement (CAUE) et les Maisons de l’architecture.

La politique de promotion de la qualité du cadre bâti sera largement poursuivie en 2015 par des études sur les caractéristiques des formes architecturales, paysagères et urbaines à promouvoir dans le contexte de lutte contre l’étalement urbain, de besoin d’offre de logements et de transition énergétique et écologique.

La promotion et la mise en valeur des compétences stratégiques de la maîtrise d’œuvre pour l’amélioration de la qualité de l’architecture seront intensifiées en France comme à l’international, notamment par un soutien renouvelé aux jeunes architectes et paysagistes ainsi qu’aux différents secteurs de la profession.

 

La subvention en faveur de la Cité de l’architecture et du patrimoine, établissement de référence du ministère sur l’ensemble des questions liées à la promotion de la qualité de l’architecture, des villes et des territoires est maintenue à 16,6€M€.

 

Enfin, le ministère prolonge son soutien au réseau des «Villes et Pays d’art et d’histoire» dont les 30 ans seront célébrés en 2015.

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Véritable coup d’Etat ou coup d’éclat ?  La guerre des médias autour du retour de Nicolas Sarkozy, est particulièrement déstabilisante … pour la crédibilité des médias, et implicitement révèle la portée des enjeux cachés. “Le Monde“ en pointe sur les affaires autour de Nicolas Sarkozy  balance, jour après jour, des informations sur les instructions judiciaires concernant l’ancien P.R Nicolas Sarkozy. Informations dont à priori même les protagonistes ne peuvent avoir entièrement vent. Comment font-ils alors ?  Grisés par leur impudence ils tombent dans l’imprudence,  ils révèlent trop d’informations, bien au delà de simples conjectures, confidences, déductions intelligentes.  Ce qui n’échappe pas au camp adverse qui de  son coté informe l’hebdomadaire de la droite dure (Valeurs Actuelles,) celui qui vous faisait croire dans les années 70 que les chars russes étaient déjà Porte d’Orléans.  Mais eux aussi leur impudence donne dans l’imprudence.

 

Citation Valeurs actuelles ; “ Valeurs actuelles peut en effet révéler que les deux journalistes [Du Monde] ont bénéficié d’un rendez-vous à l’Elysée, le vendredi 3 octobre à 19 heures, soit trois jours avant la parution de leur premier article. Contacté par Valeurs actuelles, la présidence de la République n’a pas répondu à notre demande de confirmation. Le lundi 6 octobre, jour de parution de leur « enquête » sur Bygmalion, et veille de leur article sur le « kazakhgate », Davet et Lhomme sont reçus à 12h30 au ministère de la Justice. « C'est tout à fait vrai », répond la Chancellerie à la demande de vérification de Valeurs actuelles, précisant que la place Vendôme reçoit « les journalistes qui font des demandes régulières ». Enfin, et c’est le rendez-vous le plus surprenant : ils sont reçus le lundi 6 à 15 heures au Pôle financier, lieu en théorie impénétrable par des journalistes puisque les dossiers sensibles qui y sont traités sont protégés par l’ « inviolable » secret de l’instruction. “ Fin de citation Lien vers l'article complet

 

 

En révélant de façon si précise l’agenda et les rendez-vous des deux journalistes du Monde, Valeurs Actuelles discrédite l’indépendance du Monde qui semble bien avoir bénéficié d’accès aux dossiers d’instruction protégés par le secret de l’instruction, mais ils avouent, eux aussi, disposer d’informations non accessibles par un simple média. En clair des moyens considérables sont mis sur la table pour surveiller les deux journalistes du Monde. Bien au delà d’une simple jalousie  de médias qui s’épieraient pour se doubler mutuellement.

 

La guerre est déclarée entre d’un coté le pouvoir socialiste en place, qui donne quand même l’impression d’alimenter la machine à rumeur, et le camp des amis de Nicolas Sarkozy,  qui eux laissent fuiter dans la presse tout ce qui peut discréditer les deux journalistes du Monde. Ainsi le JDD de son coté croit savoir que Nicolas Sarkozy aurait été informé des écoutes qui le visaient (pour lesquelles il se munira d’un second téléphone sous le nom de Bismuth,) …. par ces deux mêmes journalistes, ainsi devenus de véritables balances. Lien vers l'article du JDD

 

 

Bousculant la programmation de son édition datée du jeudi 16 octobre, qui sortira à Paris avec un peu de retard, Le Monde publie à la va vite (pas très bien mis en page dans ses deux colonnes,) un éditorial poussant des cries d’orfraie, sans nier, les informations livrées par Valeurs Actuelles, et annonce porter plainte pour “espionnage“ !  rien que cela !  En clair ;Le Monde bombarde Nicolas Sarkozy d’épines, Valeurs Actuelles est utilisé pour dire : attention “Le Monde“ nous savons ce que vous faites et nous aussi on peut aller loin ! et sur cela Le Monde crie; (Façon Louis de Funès dans l'Avare)  “Déontologie ! déontologie ! on nous diffame on nous tue !“  (Lien vers l'éditorial du Monde.)

 

Entretemps Le premier ministre Manuel Vallls est interpellé à ce sujet sur les bancs de l’Assemblée Nationale et fait mine de ne pas être concerné ; “les affaires que vous évoquez ne nous concernent pas, elles concernent le travail de la presse et de la justice.“ Lire à ce sujet l'article + vidéo du Nouvel Obs

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SIte historique de l’IGN (Institut géographique National,)  sur la commune de Saint Mandé (94) limitrophe à Paris. L’IGN a entrepris une vaste opération de restructuration qui a commencé

au droit même de l’avenue de Paris, par un ensemble de locaux tertiaires (dénommé Bâtiment A)  conçus par l’architecte laura Carducci,) livré depuis deux ans,  et qui accueille les directions des deux groupes publics sensés constituer un pôle “Géosciences“ à savoir ; Météo France et l’IGN (http://www.pole-geosciences.fr)

 

Au sud-ouest du site, coté bois de Vincennes, l’IGN s’est délestés de terrains, coté avenue Pasteur, qu’elle a vendu à la résidentielle commune de Saint Mandé pour que cette dernière puisse y édifier des logements à caractère sociaux (100 logements étudiants et 50 logements sociaux,) aujourd’hui construits.  Il lui restait à défaire l’immeuble d’activités construit il y a près de vingt cinq ans pour édifier un nouvel ensemble, dénommé bâtiment B. Celui ci, confié à l’architecte Patrick Mauger après un concours de concepteurs, devait satisfaire le ministère de tutelle de ces institutions, entretemps devenu ; “Ministère de l’Ecologie du développement durable et de l’énergie,“  qui exigeait un bilan carbone exemplaire pour cette opération à tiroirs.

 

Cette réalisation, une fois menée à bon port, permettra à l’IGN de libérer d’autres bâtiments qui lui restent en fond de parcelle, ce qui devrait donner lieu à une nouvelle opération immobilière dont la programmation exacte reste à définir si ce n’est qu’il s’agirait d’un mini parc d’activités privées, si possible autour des métiers de la géographie et de la météo.

 

Initialement le programme demandait aux concurrents de conserver le bâtiment B existant, mais trop épais pour de simples bureaux, et aux hauteurs sous plafonds inadaptées,  en y ménageant simplement trois patios centraux. Patrick Mauger proposa une solution plus audacieuse en “reculant“ le bâtiment B existant, ce qui permettait de ménager  une vaste respiration entre ces deux entités A et B, et créant ainsi un véritable jardin intérieur, espace de vie et d’interstices.

 

En conservant partiellement le squelette de béton, dé-épaissi, l’architecte réussi l’exploit d’offrir la même surface utile qui était disponible auparavant,  tout en réduisant de 30% le linéaire de façades extérieures. Autre progrès, la suppression de la climatisation au profit d’une ventilation naturelle dont le “moteur,“ est quatre cheminées thermiques réparties dans l’âme centrale du bâtiment, créant un mouvement naturel de convection, alimenté et réglable depuis chaque espace individuel de travail de par la possibilité d’ouvrir un étroit ventail sur la hauteur des parties vitrées, et coté couloir intérieur central.

 

L’édifice a recours également à la géothermie, aux panneaux solaires, et bien sûr aux toitures végétalisées, 

 

L’Imprimerie

Un demi sous sol, conservé de l’ancien bâtiment B, abrite l’imprimerie qui édite les célèbres cartes IGN. Espace aujourd’hui réduit par rapport au passé, du fait de l’amélioration des techniques d’impression, et de la montée en puissance des assistants électroniques qui réduisent la consommation de cartes papier.

 

L’imprimerie ne pouvant être arrêtée, au moment des travaux, que durant une période maximum de six semaines, il fallu donc déconstruire ce qui se trouvait au dessus d’elle, et opter pour une solution d’ossatures métallique pour reconstruire les étages situées dessus, dans ce court laps de temps. Un challenge pour l’entreprise générale, ici SICRA.

 

Les autres parties du bâtiment B, virent leurs structures béton conservées en dehors de la partie dé-épaissie.

 

Outre le schéma général d’implantation sur le site, et les contraintes de performances environnementales, l’architecte Patrick Mauger et son équipe (sans oublier le bureau d’études VS-A) mirent au point un principe de façade, auto-portante conçue autour d’un cadre bois en Mélèze  haut de deux niveaux (1,4m x 6,54m x pour un poids individuel de 500 Kg), intégrant tous les composants de la façade. Répétés en 535 modules identiques ils furent posés en flux continu (120 transits de semi remorques,) en provenance régulière de l’entreprise Bluntzer dans le Jura, en cinq mois  seulement. Les chiffres annoncés pour les façades sont de ;  3500 heures d’études,  6 000 heures de fabrication de ces modules qui couvrent une surface de 5 400m2 pour un prix de revient de 726€/m2.

 

 

En rez de chaussée, l’architecte ménagea différents espaces dont un pour un futur “Géo-room“ allant chercher les visiteurs depuis l’avenue Pasteur, espace de présentation des solutions de l’IGN, et à l’opposé, coté Est du bâtiment, différents équipements culturelles et sportifs.

 

Doté d’un coût d’objectif de 20 millions d’euros, la découverte d’amiante, puis une extension du programme,  gonflera la note pour un coût de réalisation annoncé de 30 millions d’euros pour 15 971 m2 / SHON. Le bâtiment a été livré en septembre 2014.


 

 

résultats des essais aeV (air, eau, Vent)

réalisés sur un mur rideau bloc-cadre + châssis 2 vantaux

perméabilité à l’air : classe 4 perméabilité à l’eau : classe 7a perméabilité au vent : classe c2



 

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Météo favorable ce samedi 11 octobre 2014, deuxième journée publique des ;  “Trois jours pour donner à comprendre toutes les étapes de la création d’un nouveau quartier à Paris, de la conception du projet à sa réalisation“.

 

L’emprise foncière

Ancienne emprise ferroviaire du faisceau Saint-Lazare, jouxté, au sud, par le square des Batignolles et son quartier. Butant à l’ouest sur le fossé des encombrées voies ferrées de Saint Lazare, et faisant face, au loin, au chic XVIIe arrondissement, dans sa partie la plus résidentielle et la plus appréciable, parfait exemple d’un quartier haussmanien préservé et achevé. 

Au nord du site,  c’est le boulevard Berthier et encore plus loin  le périphérique ou vrombissent de façon infinie les norias de véhicules déchainés.  A l’Est, c’est le XVIIe populaire.

 

L’ancien village Olympique

Proposé initialement pour devenir le village Olympique dans le dossier de candidature des J.O de 2008, le site dit aujourd’hui “Clichy-Batignolles’ n’a pas connu son destin olympien. Le défi de la ville était donc de bâtir un projet urbain sur un cinglant échec politique. A l’issue d’un “marché de définition“ en 2003, confrontant quatre équipes d’urbanistes et de paysagistes ( C de Portzamparc, Bruno Fortier, Pierre Gangnet, François Gerther,)  c’est l’urbaniste François Grether associé à la paysagiste Jacqueline Osty,  qui récupérera le dossier, à charge pour eux et leurs équipes de trouver les solutions aux contraintes du site.

 

53Ha, 3400 logements, 140 000m2 de tertiaires, 120 000m2 pour le futur TGI 10 hectares de parc

Au coeur du site; un parc de 10 hectares, déjà saturé, le parc Martin Luther KIng, fait office de générosité offerte à chacun.

Curieusement, mais inévitable dans les opérations urbaines à Paris, l’argent récolté de la vente des droits à construire servira à édifier une dalle en béton. “Un ouvrage cathédrale de 36 000m2, long de 600m haut de 10m et large de 60m en moyenne conçu pour supporter des charges très importantes.“ qui ne sert finalement que pour trois voies de remisage de la SNCF et de RFF, en attendant sans doute qu’un jour prochain il sera considéré plus pratique d’aller garer ces quelques trains de service ailleurs. Mais l’argent aura été dépensé au profit du BTP !

 

Dessus s’édifieront tout un quartier sur dalle. Sur son coté ouest ;  face au faisceau de Saint Lazare, des immeubles de bureaux ensoleillés serviront d’écrans phoniques aux logements édifiés coté Est, avec vues imprenables sur le Sacré Choeur et les toits de l’est parisien. Presque symétriquement, à la droite du parc, un autre quartier est pratiquement sorti de terre, un peu bric à brac,  il cale vers l’avenue de Clichy un front bâti, plutôt disparate et hétérogène, véritable magasin de curiosités ou la couleur et la dysphormie est sensé faire office de vision urbaine contemporaine. Le tout se voulant éco-quartier exemplaire.   Du ramassage des déchets par aspiration souterraine pneumatique, aux exigences supérieures à la RT2012 pour chaque îlot, sans oublier un jet de géothermie, permettant ainsi d’honorer le plan Climat parisien.

 

Au milieu du site, un belvédère enjambe un autre ersatz ferroviaire; le futur raccordement ferré de la petite ceinture. Il permet un point de vue assez agréable sur l’ensemble du site, et à terme devrait accueillir un restaurant doté d’une grande terrasse.  Pour l’heure cela fait un peu gare de téléphérique des années 70 récupérée en solde, mais idéalement placé.. .. si un jour on voudrait enjamber les voies ferrées vers l’ouest du quartier, via un transport aérien câblé. Pour l’heure c’est une passerelle qui est promise, au dessus du faisceau de voies ferrées de Saint-Lazare,  oeuvre de la génialissime agence londonienne Wilkinson Eyre (http://www.wilkinsoneyre.com)

 

Au nord du site, le point d’orgue sera le fameux TGI (Tribunal de Grande Instance,) si il voit le jour une fois les recours épuisés.  Fier comme un coq, oeuvre du presque octogénaire Renzo Piano, cette toute petite tour (par rapport à ce qui se fait à Londres et partout dans le monde,) est cependant un peu leste. semblant tourner le dos à Clichy et au Grand Paris, pour faire triple révérence, coté Paris, avec son effet de dégradé de terrasses.  C’est peut être de mauvais goût à l’heure du Grand Paris,  et un curieux symbole déséquilibré pour une institution dont le symbole est justement l’équilibre de la balance.

 

A ses pieds, l’agence Valode & Pistre signera le futur et imposant bâtiment de la DRPJP (Direction Régionale de la Police Judiciaire de Paris.) Enfin, sous ses pieds, c’est la ligne 14 qui viendra consoler les robes noires en les mettant à quelques minutes du centre de Paris, poursuivant ensuite sa course jusqu’à la mairie de Saint-Ouen, pour y attendre, dans une seconde phase, son prolongement à Saint Denis Pleyel, son futur terminus et point d’interconnexion avec Roissy-CDG, et les lignes 15, 16 , 17 du futur métro du grand Paris.  Auparavant, c’est le prolongement du tramway de la ligne T3b, qui sera seul juge, puisque arrivant le premier, (attendu pour 2017,) et poussera même sa course jusqu’à Porte d’Asnières.

 

 

Opération urbaine aux multiples ramifications, c’est la députée de Paris,  Annick Lepetit,  qui depuis novembre 2012 en préside les destinées via Paris Batignolles Aménagement.

 

 

Lecture : “L’atelier des Batignolles : Une nouvelle fabrique de la ville“

 

Paris Batignolles Aménagement,  édite un ouvrage compilant l’histoire urbaine du projet Clichy-Batignolles depuis ses prémices jusqu’à aujourd’hui (2014.) Avec des textes de Frédérique Gravelaine, sous la direction de Didier Bailly, D.G Paris Batignolles et Corinne Martin, directrice de la communication. L’ouvrage composé de 170 pages, présente tous les projets en cours, mais aussi la méthodologie des workshops et rencontres avec les acteurs locaux qui délibérèrent pour constituer cet eco-quartier du XXIe siècle.

 

 

Hans-Walter Müller ne se dégonfle pas !

 

Sur une idée du pavillon de l’Arsenal, une bulle d’Hans-Walter Müller, architecte visionnaire, né en 1935,  a installé une de ses bulles gonflables comme pavillon éphémère d’accueil abritant une exposition du pavillon de l’Arsenal intitulée “La fabrique des Batignolles“ 

 

Posée sur la dalle géante en attente de ses constructions futures, cette bulle éphémère faisait face à un food drucks, avitaillant les téméraires visiteurs qui durent parcourir selon un cheminement précis,  les travées du chantier pour bénéficier du point de vue unique sur le site habituellement inaccessible.

 

Comptant uniquement sur la surpression de l’air, cette membrane épaisse de quelques microns, se  monte en quelques heures, ses douces courbes ne sont pas un choix esthétique, mais le résultat d’une simple contrainte physique. 

 

Parallèlement un véritable journal édité pour l’occasion par le même pavillon de l’Arsenal, faisait office de vade mecum de toute l’opération urbaine.

 

 

Le site de l'opération urbaine : http://www.clichy-batignolles.fr



Hans-Walter Müller et Mme Ann-José Arlot en simple visite sur le site.


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