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L'Histoire commence, en 1986, avec l'arrivée de Pierre Méhaignerie au ministère de l'Equipement (20 mars 1986 – 10 mai 1988) ; dans ses bagages; des conseillers, des directeurs de cabinet, dont une femme, Luciana Ravanel (MIQCP). Ici dans ce type de ministère se déroule chaque jour les venues de tout le CAC 40, de quoi se constituer un carnet d'adresses des hautes sphères économiques, et de se forger une crédibilité sans faille.
L'alternance politique arrivant, Luciana Ravanel est casée en 1988... à la direction de l'IFA (Institut Français d'Architecture,) alors rue de Tournon, (Paris 75006), et bien qu'association, mais largement subventionnée, les postes de direction se décident au niveau des cabinets ministériels, surtout en partance.
Cahin caha, Luciana Ravanel se forge une réputation ; “Elle savait trouver de l'argent lorsqu'il en manquait pour une exposition, c'est à dire très souvent.“ ! explique un cadre de cette époque.
Cette époque prendra fin de façon assez brutale avec l'arrivée au poste de directeur de l'architecture (1998 Ministère de la Culture) de l'énarque François Barré.
Luciana Ravanel rebondit très vite et fonde une agence de communication spécialisée dans l'architecture et l'édition d'ouvrages; Ante Prima Consultants. D'un coté un carnet d'adresses de grands industriels ( comme Léopold Lombard pour Lafarge,) mais aussi EDF, des administrations, voir des villes ( Béthune, Valenciennes,) qu'elle saura séduire, de l'autre un panel d'architectes clients qu'elle saura également séduire (Jacques Ferrier, Rudy Ricciotti, 5+1 (italie), Combarrel et Marrec, LAN architecture, Francis Soler.
Ainsi lorsque un grand industriel cherche un architecte démonstrateur, c'est tout naturellement qu'il s'adresse à l'agence Ante-Prima pour lui trouver les oiseaux rares... généralement disponibles dans son fichier clients. On organise éventuellement pour la forme un petit concours, et on participe à mettre en avant un si brillant maître d'oeuvre. Il en ira ainsi de Jacques Ferrier avec sa fameuse tour Hypergreen et son exosquelette, qui ne fit que trois petits tours et dont plus personne ne parle... (présentée à l'époque comme un “partenariat“ avec Lafarge,) il obtiendra cependant la conception du pavillon français à l'exposition de Shanghai (un échec coté Ductal®) mais largement soutenu par Lafarge...
Encore du Ductal® avec Combarel et Marrec (Centre RATP Thiais), ou surtout Rudy Ricciotti et ses fameuses résilles et sa soudaine sur-médiatisation (invité dernièrement chez la bienveillante Laure Adler, ou le tout aussi bienveillant Frédéric Taddei,) pour quelqu'un dont on cherche encore le discours et la mise en théorie de sa pratique professionnelle … il est vraiment très fort si Lafarge n'a pas été dans le coup !
En Fait Lafarge a été dans le coup, et c'est même écrit noir sur blanc dans une thèse de Doctorat