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L’effet Wines : Nous sommes à Paris au début des années 80, les réseaux sociaux n’existent pas. Dans les écoles d’archi, le leader parmi les étudiants,  est alors celui qui connaît les dates et lieux de la prochaine conférence quelque part dans Paris. Les revues d’architecture jouissent alors d’un prestige inégalé, trop chères pour la bourse d’un étudiant, elles passent de main en main, six mois après leur parution. A cette époque les bibliothèques des écoles d’architecture tiennent plus d’un Sahara poussiéreux que d’un laboratoire à la pointe de l’information. “Architecture d’Aujourd’hui“ est alors le must, c’était une véritable revue, on remarque bien que les projets et les études les plus expérimentales sont publiés en noir et blanc et seules les luxueuses réalisations, savamment photographiées, ont droit à la couleur. 

 

A cette époque l’univers mental des étudiants est bercé par des noms comme Ungers, Morphosis (déjà), SITE, Botta.   Les  “sexas“ de l’époque (généralement les enseignants à vie,) eux rêvent de se faire construire une maison par Richard Meier. Richard Meier ce n’est pas seulement l’américain de service, c’est dans l’imaginaire des architectes l’équivalent du Gehry d’aujourd’hui (dans sa capacité à frapper l’imaginaire,) mais auquel on aurait greffé un néo corbusianisme. Il y a bien d’autres américains, mais ils semblent loin des préoccupations parisiennes. On peut citer Kevin Roche qui édifie de fantastiques sièges sociaux de world compagnies américaines, Déjà I.M Pei et quelques autres.  Mais l’Amérique ce n’est pas le Pérou de l’architecture. Le Pritzker, créé en 1979, ne rayonne pas et ne représente rien, et seule une élite, blanche et fortunée, s’intéresse à l’architecture.

 

A Paris, coté ex soixante-huitards on est en plein post modernisme.  C’est l’heure de gloire (déjà ringarde parmi les étudiants de l’époque,) d’Aldo Rossi, Paolo Portoghesi, Hans Hollein. En France c’est l’heure de gloire du, lui aussi déjà ringard, Alain Sarfati, (Qui s’en souvient ? ) et du vernaculaire réinventé (Riboulet, Gailhoustet). Mais aussi de Ricardo Boffill  ..  Déjà l’accident industriel ! 


Au programme chez les étudiants des écoles d’architecture, c’est le “voyage“ obligatoire dans les villes nouvelles d’île de France qui remplace le voyage à Rome. (Qui se souvient des villes nouvelles, Qui les revendique comme modèles ? qui en revendique l’échec ? )

 

La villa Savoye, menacée de destruction, est sauvée de justesse.

 

A cette époque Jean Nouvel, (qui vient de gagner le concours de l’IMA avec ses compères,) est alors interdit de citation dans les écoles d’architecture. Il est vrai que ses oeuvres de jeunesse sont assez peu convaincantes, erratiques et franchement emmerdantes. 

L’IFA, modeste association campée rue de Tournon,  détonne avec une révélation d’un architecte japonais; Tadao Ando, tout d’un coup un horizon se dégage. C’est une révolution, il faut tout reconstruire !

 

Voilà le paysage planté. L’évasion se fait donc dans les rares revues.  Les réalisations des années 70 du collectif américain SITE, dont on ignore même le nom des architectes artistes, subjuguent parce qu’il ne s’agit que d’hypermarchés (huit en tout), construits il y a déjà plusieurs années, (de la chaine américaine BEST,) à une époque ou la France se mite des hangars “simple peau“  médiocres des Carrefour, Cora et autre Goulet-Turpin. 

 

Mais, SITE arrive, aux USA, à transformer chaque réalisation en manifeste de société. Avec une économie de moyens, et une économie dans ses effets. A chaque fois le but est atteint. Une fois ce sont les briques qui miment de s’effondrer, une fois la façade qui se décolle, une fois la façade qui semble s’arracher. Une fois c’est un mail planté juste derrière la façade intacte qui mime la ruine à venir. (Bien avant Nouvel et sa fondation Cartier qui reprendra le principe du mille feuilles. et surtout bien avant Rudy Ricciotti qui copiera servilement le principe de la façade décollée du corps du bâtiment.)  Quelque part SITE (Sculpture In The Environment) en dépassant le post modernisme et l’hypermodernisme avait tout inventé des doutes existentiels des années 2000-2010. Finalement son auteur animateur s’appelait James Wines Il sera en conférence ce jeudi 9 octobre 2014 au pavillon de l’Arsenal à Paris. (Lien)

 

Lien vers les sites de SITE

http://sitenewyork.com/frame/index.htm

http://siteenvirodesign.com

 

 

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Après avoir racheté en 2012 SketchUp (modélisation 3D)  à Google; la société Trimble, dans un communiqué du 8 septembre 2014 annonce le rachat de Gehry Technologies.  

 

Gehry Technologies créée par

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La vitesse d'évasion est, en physique, la vitesse minimale que doit atteindre un objet pour échapper définitivement à l'attraction gravitationnelle d'un astre (planète, étoile, etc.) et s'en éloigner indéfiniment. (Sce)

 

Voici, librement résumés en une phrase,

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Les agences COBE (Copenhague,) en association avec les finnois de Lundén Architecture, sont déclarés lauréats de la compétition internationale pour la nouvelle gare de Tampere (Finlande.)

 

Dénommé “reconnecting Tampere” le projet lauréat se propose non seulement de reconnecter la deuxième plus importante ville de Finlande en créant une intermodalité entre ses différents moyens de transport, mais également d’être l’occasion du renouveau urbain du centre ville en y incluant de nouveaux programmes urbains.

 

“Une expérience spatiale exceptionnelle“  

Au centre du projet, la station “Plaza“ a l’ambition d’être un véritable lieu de vie pour les habitants de Tampere. Point d’orgue du projet, un étonnant et aérien toit pénétrant jusqu’aux voies ferrées souterrainnes.  Toit crinoline d’une vaste opération de restructuration autour de commerces et un parc.

 

COBE a été fondé en 2005 au Danemark, dirigé par Dan Stubbergaard, l’agence regroupe aujourd’hui près de 60 architectes. Elle revendique de nombreux prix et récompenses obtenus pour des réalisations prestigieuses ; Bibliothèque, Nørreport Station, Israel’s Square, Develloppement du Nordhavnen (Copenhague Danemark.)

 

Lundén Architecture est une agence d’architecture finlandaise basée à Helsinski et créée par Eero Lundén.  Elle est l’auteure du plan masse de Töölönlahti à Helsinki, et de la conception du nouvel aéroport de Tampere.

Rambøll Finland fait partir du groupe international Ramboll, fondé au Danemark en 1945. Le groupe revendique 11 000 collaborateurs experts et ingénieurs. Très présent en Europe du nord, en Inde et au Moyen-Orient, le groupe est présent dans 22 pays, ce qui lui permet d’affirmer posséder “une expérience locale avec une base de connaissance mondiale.“

 

Au sujet du projet : 

Localisation : Tampere, Finlande
Client: Ville de Tampere, Agence des transports finlandais , VR-Group et Senate Properties
Architectes: COBE et Lundén Architecture
Enginierie : Rambøll Finlande
Evaluation foncière : Newsec
Programme:  Nouvelle gare et Centre de services de la ville de Tampere, +  schéma directeur des espaces entourant son faisceau ferroviaire 

Surfaces : 120.000 m2
Prix : 1st Prize in competition in 2014
Images: COBE and Lundén Architecture
Website: www.cobe.dk et www.eerolunden.com

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C’était ce samedi soir 4 octobre 2014, entre 18H et toute la nuit, selon les sites; la nuit blanche à Paris, manifestation chère à la ville de Paris imaginée initialement par Christophe Girard.  L’édition 2014 a son site internet http://quefaire.paris.fr/nuitblanche.

 

Au hasard, « UNE NUIT PARFAITE »  au pavillon de l’arsenal avec la mise en brume des 7 maquettes de Martine Feipel & Jean Bechameil, artistes luxembourgeois,  juste avant leur démontage en début de semaine prochaine.

 

Temporalité imaginaire d’un état de ruine de grands ensembles qui habituellement ne connaissent que l’implosion instantanée, comme si l’instant romantique de la ruine leur était même interdit. Les “maquettes“ blanches percées de quelques épaufrures et balafres représentent des figures des grands ensembles (les tours nuages d'Emile Aillaud, la cité des 4000 de Tambuté et Delacroix, les orgues de Flandre de Martin Van Treek, ) Lien vers le site du pavillon de l'arsenal

 

 




 

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Etonnant revirement de la Justice Administrative qui, par la voix de son rapporteur public Mme Sonia Bonneau-Mathelot, prône lors de l’audience, en appel, de ce 2 octobre 2014 un “sursis à exécution“ en attendant la décision de fond,  ce qui permettrait la reprise des travaux et des démolitions, et annoncerait in-fine la légalisation du permis de construire annulé en première instance en mai 2014.

 

L’avis du rapporteur public étant généralement suivi, c’est donc à un déni du jugement, rendu en mai 2014 qu’il faut dorénavant s’attendre. Confirmant ainsi la rumeur qui courrait dans le petit Paris de l’architecture, depuis la rentrée, de l’aval final de la Justice Administrative à ce projet immobilier.

 

Plus c’est gros, plus cela passe !

Curieusement le projet ne serait plus aujourd’hui aussi “dissonant“ que cela, malgré la démonstration du 13 mai 2014,  en plusieurs considérants qui s’appuyait sur une lecture “dans le texte“ du récent P.L.U de Paris si précieux à Anne Hidalgo.

L’étonnante campagne de communication, (visant à déstabiliser cette décision initiale du tribunal administratif,)  portée par ; un client de LVMH (L’ architecte Christian de Portzamparc, et un club assez réactionnaire de conservateurs comme;  L’académie d’architecture, quelques revues comme D’A, ou encore le pigiste Philippe Tretiack se prenant sans doute pour Marianne, dans une loufoque tribune se plaignait d’avoir été personnellement insulté à Venise lors de l’inauguration de la Biennale d’architecture, parce que la décision du T.A en mai 2014  signifiait que les français n’aimaient pas les architectes étrangers.)

 

Plus sérieusement cette décision pressentie aujourd’hui dans les propos du rapporteur public, est grave dans le sens qu’elle ferme les yeux sur la prise de conscience un peu partout dans le monde qu’aujourd’hui le patrimoine urbain est comme un livre dont chaque intervention visible est dorénavant la déchirure vulgaire d’une page unique de son récit, l’expression d’une vanité égoïste et non d’une érudition éclairée.

 

Ce qui est pourtant compris aujourd’hui de la plupart des élites et d’une avant garde, dont l’architecte Rem Koolhaas lui même, qui intervient à Paris dans le quartier du Marais, et qui se garde bien d’imposer un vulgaire masque visible en façade, pour préférer s’inscrire élégamment dans la respiration du construit historique.

 

LVMH de son coté est convaincu d’avoir raison et s’enferme dans sa logique qui voudrait qu’il serait suffisant de faire de beaux objets “no-limits“ et clinquants, pour passer et être accepté partout.  Sa seule haute performance financière serait le gage d’un progrès sociétal à contempler dorénavant par tout un chacun.

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Première soirée d’un séminaire organisé par l’Académie d’architecture, et réparti sur quatre séances.  Lors de cette séance inaugurale c’est la philosophe Françoise Gaillard autour du sujet “Le grand récit conversation avec la ville “ qui ouvrait les échanges.  Constatant la fin du “grand récit“ avec la fin des Modernes (Modernes des Lumières, et pas seulement les Modernes du rationalisme du XXe siècle,) qui vidèrent le ciel des croyances.

Fin du récit qui signe également la fin de la projection, du projet, et donc du futur.   Futur qui aujourd’hui est particulièrement désenchantant  entre décroissance annoncée, asphyxie écologique, et effondrement de tous les dogmes. 

 

Le futur n’étant plus habitable parce qu’anxiogène,  on se replie sur le présent que l’on voudrait réenchanter

 

laissant la place au “présentisme“ infini, en lieu et place d’une croyance en un quelconque avenir, la société ne vit plus dans l’espoir et l’espérance, mais dans une survie immédiate. Françoise Gaillard s’insurge contre l’effet de cette situation ou tout un chacun se propose de “réenchanter“ le présent, la ville, l’architecture. Prenant pour exemple le titre d’une exposition se tenant actuellement dans une institution parisienne de second ordre. Réenchantement dont le résultat n’est qu’infantilisation, ludification et euphorisation artificielle.

 

 

Reconstruction d’une modernité moins prométhéenne

 

Que faire face à “l’énigme du héron“ * se demande Françoise Gaillard : Reconstruire un grand récit, sorte de projet collectif vers un objectif à atteindre explique la philosophe, et elle a une idée  ; le projet du vivant.  Selon elle, l’écologie n’est pas un grand récit, parce que promouvant la décroissance, l’écologie est un récit dysphorique basé sur la peur.   A l’inverse le “vivant“ est lié à la régénération, l’adaptation, la mutation , l’intégration, autant d’idées permettant de “libérer le futur“ et de trouver dans la logique du vivant de nouvelles stratégies de croissance.

 

N.B : Le séminaire comprendra trois autres rencontres qui se tiendront à l’académie d’architecture. (Se reporter à l’agenda.)

 

* Françoise Gaillard cite la définition chère aux cruciverbistes de l’énigme du Héron en deux lettres.  Il s’agit de “Ou“ dans la fable de la Fontaine.

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En ultra-off, d’aucuns pressentent déjà la reprise rapide des travaux, comme si tout était joué et qu’ils étaient dans la confidence. Officiellement l’audience début octobre 2014 au tribunal administratif devra statuer si la décision d’annulation du permis de construire, (Lire la reproduction in-extenso du jugement du 13 mai 2014,)  doit continuer à produire ses effets en attendant la décision des juges sur le fond de l’affaire. En clair les travaux peuvent ils reprendre pendant les longs mois du temps judiciaire ?

 

En Off chacun y va de ses conjectures sur le sens de la décision à venir ;  si les juges décident de surseoir à l’interdiction, le chantier pourrait reprendre en attendant la décision sur le fond, mais il serait alors peu probable qu’au final les juges inversent la vapeur.  La décision sur la forme induirait, en pointillés, la probable décision sur le fond.

 

A contrario si début octobre les juges décident de maintenir l’arrêt des travaux sur le site de l'îlot Rivoli, (celui qui verrait l’édification signée des architectes de SANAA avec sa façade ondulante de verre,) LVMH pourrait déjà se préparer à refaire, à partir de zéro, un projet pour cet îlot.

 

Pour autant la position des juges n’est pas facile. Sil ils sursoient les effets de la décision du mois de mai, ils porteront le doute d’avoir cédé au mur de l’argent. Qui plus est, après avoir soigneusement démontré que le projet était en contradiction avec la lecture, dans le texte du PLU, ils reviendraient sur leur décision, à eux d’argumenter cela.

 

Si ils n’annulent pas les effets, et maintiennent de facto l’impossibilité de reprendre les travaux, ils seront en cohérence avec la première décision du T.A, mais devront alors assumer un grand moment de solitude face aux intérêts financiers, la ville de Paris, et une partie d’une élite parisienne dont le site Arrêt sur Images remarque dans un article en date du 8 septembre 2014 “Samaritaine :  Les médias au diapason de LVMH“

 

Bien au delà d’une simple querelle administrative sur la lecture d’une règlementation, c’est tout un système politique de pression, de complaisance et d’opacité qui est mis à jour avec l’affaire de la façade ondulante de la Samaritaine.


 

Ci-dessous historique des articles sur ce sujet :

 


 

 

Sur archicool.com

 

13/05/2014 : L’affaire n’est plus dans le sac pour LVMH

http://www.archicool.com/index.php?option=com_k2&view=item&id=3755:samaritaine--laffaire-nest-plus-dans-le-sac-pour-lvmh&Itemid=365

 

19/05/2014 L'Académie d'Architecture d'une part, et Emmanuel Caille (revue D'A) d'autre part, ont ils bien suivi le dossier “Samaritaine“ depuis le début  ?

“Les architectes donnent l'impression de découvrir seulement aujourd'hui qu'un P.L.U est un texte interprétable par les juridictions et non un “faire semblant“, et qu'il explique noir sur blanc, parce que cela a été voulu comme cela,  la dépossession de l’autorité et de la liberté formelle des architectes....  pour favoriser, à la place, une logique de cohérence urbaine, construite sur sa temporalité,  donnant la priorité aux ensembles construits pré-existants.

 

Les architectes ne sont plus seuls, et La Loi vient de leur rappeler. Le P.L.U est une fantastique machine à interdire, une arme qui a été voulue tournée contre eux.  

 

La Loi n'est pas faite pour permettre la mise en valeur des disgressions de quelques uns !

Malgré la qualité des architectes de SANAA, la décision du Tribunal Administratif de Paris est bien une avancée de la démocratie, comme l'arrêt des bulldozers au début des années 70 en avait été une.

Parce que l'opération Samaritaine est l'expression d'un choix d'une toute petite minorité  très favorisée, sur une majorité de la population  subissant ensuite ces choix urbains sans jamais avoir été associée ou sérieusement prise en considération. Urbanisme qui à Paris relève beaucoup de la customisation et non de l'architecture. “

 

 

19/05/2014 Samaritaine : Le problème c’est le P.L.U et la gouvernance de la ville, ce n’est pas la lecture du T.A

 

 

Samaritaine : Reproduction in-extenso du jugement du 13 mai 2014 du T.A de Paris

 

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Quelque chose frappe à la lecture du rapport sur les professions réglementées. La faiblesse des revenus des architectes par rapport aux autres professions réglementées.  Certes Les “professions du Droit“ caracolent en haut du classement, et à elles seules, justifient la dérèglementation de certains privilèges qui n’ont plus lieu d’être.

 

Cependant les architectes français,  fort de près de 30 000 inscrits à l’ordre des architectes, (en France,

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Selon le droit des sociétés, celui qui détient plus de 50% des parts d’une société à le pouvoir de décision au sein de cette entité. Dans le cadre des sociétés d’architecture, (profession réglementée soumise à diverses contraintes leur assurant en retour autorité morale et responsabilité juridique sur l’acte de concevoir face aux autres acteurs du projet,) si l’existence de restrictions à la détention du capital des sociétés d’architecture est levée, la question se posera alors de qui décide et qui assume.

 

Si un non-architecte aurait dorénavant le pouvoir de décision au sein d’une société d’architecture, juridiquement; cela sera celui qui est architecte qui endossera les responsabilités liées aux décisions du projet en train de se faire. Est-ce tenable ? Et qui veut jouer à ce jeu ?  Certes cela serait la personne morale qui subirait les conséquences, donc la société et non individuellement le ou les architecte(s) minoritaire(s) au capital, mais est-ce compatible avec le serment déontologique que prête chaque candidat à l’inscription à l’ordre des architectes ?

 

Contrairement à ce que l’on peut penser, le risque ce n’est pas “l’architecte polonais“ ou autre acteur lointain plus ou moins affublé du titre d’architecte qui prendrait le contrôle des structures existantes. ce n’est pas non plus le risque qu’une major du BTP s’invite dans le capital de votre petite agence lambda, même ajapée !  Le véritable risque est qu’un acteur financier majeur de l’immobilier créée de toute pièce une structure dite “société d’architecture“ avec quelques architectes de paille. Ces structures, taillées à la mesure de l’ingénierie techno-immobilière, seraient systématiquement associées lors des grandes opérations de délégation de service publique de type P.P.P, celles ou plus personne ne contrôle l’intérêt public.

 

Dans ce cas, le B.T.P serait enfin libre de faire ce qu’il lui plait, débarrassé de ces encombrants architectes empêcheurs de dealer en paix.

 

Face à ces questions, et suite à la polémique créée par l’ex ministre du redressement-productif concernant la chasse aux privilèges des professions réglementées, l’UNAPL (Union Nationale des Professions Libérales.)  organise une journée d’action le 30 septembre 2014 en invitant ses membres (dont font parties les architectes,) à baisser le rideau l’espace d’une journée.

 

http://www.unapl.fr

 

Le fameux rapport en 3 volumes, résultat d’une lettre de Mission, signée du ministre de l’économie et des finances, (Pierre Moscovisci.) datée du 1 octobre 2012, est lisible ici

 

http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/2012-M-057-03-Tome1-pr.pdf

http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/2012-M-057-03-Tome2-pr.pdf

http://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/2012-M-057-03-Tome3-pr_new.pdf

 

 

 

Ci-dessous pour nos abonnés quelques morceaux choisis.

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