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M.A.J le: 30, Sep, 2014 9:41 AM +02:00
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Le curieux rapport d’information du député Patrick Bloche qui conclut à la nécessité de vouloir créer un désir d’architecture au sein de la société française, revient naïvement à rêver à vouloir changer la Société.  

Cela serait à la Société de s’éduquer aux désirs compatibles avec la production actuelle de quelques professionnels.

Bon courage et bonne chance ! mais dans un contexte économique aussi contraint, il serait peut plus plus raisonnable de rendre désirable les architectes.

 

La vanité de ce type de rapport d’information, pommade sur une cautère de bois, est de ne toucher à rien mais lancer quelques promesses placebos inaccessibles.

 

Quelques industriels géniaux savent conjuguer désir et consumérisme.  On pense à Apple et ses IPhone, mais la leçon à en retenir c’est d’abord un énorme travail d’exigence sans faille, et une capacité à aller au delà de ce que l’on pourrait se contenter de produire pour exister. 

Ce n’est donc pas une politique attentiste se contentant d’atermoiements aux subsides publiques, mais un engagement “industriel“ de longue durée.

 

1 - Un environnement contraint

La première chose est de prendre en considération les contraintes des futurs clients.  La fortune des pavillonneurs ne repose pas seulement sur le fameux seuil qui permet d’éviter l’architecte, mais la capacité à proposer une offre compatible avec la demande….. du banquier.

Parce que l’achat d’une maison individuelle c’est d’abord l’acceptation d’un crédit. Il entraine donc un formatage résultant de la demande des financiers à en évaluer précisément le risque, contrefaçons comprises.

Lorsqu’un banquier voit arriver un plan d’architecte…. il est dans l’inconnu, il ignore combien de dents on va lui arracher et pour combien ? Situation que les banquiers détestent. La réponse serait donc de la part des architectes non pas à répondre en “oeuvre contextuelle,“ mais en “produit calibré.“ Ce qui les obligeraient à se rapprocher de l’ingénierie et de les éloigner de leurs démiurgiques petites cuisines.

 

2 - Une législation contradictoire.

Incruster un projet dans la règlementation existante… c’est devoir se coletiner ; le code du travail, le code Pompier, le code de la construction et pour finir le P.L.U. 

Souvent ces codes,  établis séparément parfois depuis la nuit des temps,  sont en contradiction voire se dédoublent, se chevauchent. Le législateur serait utile à mettre en chantier la coordination de ces textes plutôt que de courir après un hypothétique désir d’architecture.

 

3 - La recherche en architecture

Prévue dans la réforme de l’enseignement; c’est le D de L.M.D.  Mais qu’est ce qu’un Docteur en architecture ?  Curieusement nos faiseurs parisiens, semblent se contenter d’exploiter des étudiants dans les phases concours comme seule R&D.  Cela ne marche pas et le résultat c’est que nos banlieues tiennent dorénavant plus de cartes postales bataves du dernier week-end de l’architecte, que de la résolution des spécificités de chaque territoire.

 

Pourtant, et l’échec des projets parisiens;  de la Canopée à la Samaritaine en passant par Roland Garros, nous rappellent que le champ d’expertise qu’il aurait fallu développer ; c’est le questionnement autour de la transformation de la ville historique constituée.  C’est une affaire sérieuse qui va au delà du courroux de quelqu’uns et de l’écriture politiquement négociée à la va-vite d’articles de P.L.U, que chacun feint, aujourd’hui, de découvrir et reproche ensuite aux Tribunaux Administratifs de lire dans le texte.

 

Ce Travail n’a pas été entrepris. Pourtant depuis les bulldozers des années 70, la façadisme des années 80-90,  nous avions été prévenus, et l’on ne voit pas comment on pourra éviter d’y répondre.

 

Jérôme Auzolle

Directeur de Publication www.archicool.com

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Lire ici l'appel de candidatures pour la XVIe édition

Légende Diaporama Lien

1 Afterburn de Civilian Projects, Brooklyn, New York, États-Unis
Crédit photo : Louise Tanguay

2 Le bon arbre au bon endroit de NIPpaysage, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay

3 Edge Effect de Snøhetta, New York, États-Unis & Oslo, Norvège
Crédit photo : Louise Tanguay
 
4 Cone Garden Bocksili de Livescape, Séoul, Corée du Sud
Crédit photo : Louise Tanguay
 
5 Dead Garden II de Carlos M. Teixeira, Belo Horizonte, Brésil
Crédit photo : Louise Tanguay
 
6 Line Garden de Julia Jamrozik & Coryn Kempster, Brantford, Ontario & Bâle, Suisse
Crédit photo : Louise Tanguay
 
7 Méristème du Collectif Châssi, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay
 
8 Pink Punch de Nicholas Croft & Michaela MacLeod, New York, États-Unis
Crédit photo : Louise Tanguay
 
9 Réflexions colorées de Hal Ingberg, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay
 
10 Rotunda de Citylaboratory, Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne
Crédit photo : Louise Tanguay
 
11 Tiny Taxonomy de Rosetta Sarah Elkin, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay
 
12 Sacré potager de atelier Barda, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay
 
13 Orange Secret de Nomad Studio, New York, États-Unis
Crédit photo : Marjelaine Sylvestre
 
14 Courtesy of Nature de Anouk Vogel & Johan Selbing, Amsterdam, Pays-Bas
Crédit photo : Louise Tanguay
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Le Festival international de jardins, présenté aux Jardins de Métis dans la région de la Gaspésie au Québec (Canada), prépare sa 16e édition et lance un appel de candidatures international afin de sélectionner les concepteurs qui réaliseront les nouveaux jardins éphémères, qui seront présentés du 27 juin au 27 septembre 2015. (Diaporama édition 2014)

 

« Buzz » sera le mot clé qui guidera le Festival international de jardins 2015. Les installations sélectionnées par le jury proposeront une énergie toute particulière et seront en connexion avec le monde naturel. Ces jardins éphémères auront un concept central qui sera clairement défini et un degré d'interactivité qui encouragera les visiteurs à y entrer avec enthousiasme et repartir avec une volonté de dialoguer et discuter. Ils seront audacieux ou minimalistes, complexes ou très simples. Le but est d'intriguer les visiteurs avec de l’insolite ou de les impressionner par de nouvelles façons de présenter ce qui est banal. Intégrant des légumes et/ou des plantes aromatiques, médicinales ou comestibles, les nouveaux jardins seront remplis de couleurs et d'intensité.

 

Cet appel de candidatures est ouvert à tous les architectes paysagistes, architectes, designers et artistes du Canada et de l’étranger. Pour connaître toutes les modalités de cet appel de candidatures, les personnes intéressées sont priées de consulter le site internet du Festival :www.projets.festivalinternationaldejardins.ca.

 

 

La date limite de dépôt des candidatures est le LUNDI 17 NOVEMBRE 2014, 17 heures HNE.

 

À propos du Festival international de jardins 

 

Le Festival international de jardins est reconnu comme la plus importante manifestation de jardins contemporains en Amérique du Nord et l’un des principaux festivals de jardins à l’échelle mondiale. Depuis 2000, un million de personnes ont découvert quelques cent cinquante jardins contemporains et éphémères conçus par des créateurs en provenance d’une quinzaine de pays.

 

Cet événement artistique et touristique offre aux visiteurs la chance de découvrir des lieux inspirants qui permettent une interaction entre les arts visuels, l’architecture, le design, le paysage et l'environnement. C’est un rendez-vous annuel incontournable pour tous les amateurs de jardins contemporains et pour les concepteurs impliqués dans une réflexion sur le renouvellement de cet art.

 

La présentation du Festival est assurée par un organisme à but non lucratif qui a pour mission la mise en valeur, l’éducation et l’interprétation de la création contemporaine dans le domaine de l’art des jardins. L’événement est soutenu financièrement par le Conseil des Arts du Canada, Patrimoine canadien, le Conseil des arts et des lettres du Québec, Emploi-Québec, le ministère du Tourisme et la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent.

À propos des Jardins de Métis

Situés au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Mitis dans l’est du Québec, les Jardins de Métis, conçus par Elsie Reford de 1926 à 1958, figurent au palmarès des jardins nord-américains les plus réputés. Offrant des collections de plantes indigènes et exotiques, ils sont reconnus à l’échelle internationale comme une œuvre d’art horticole exceptionnelle. Lieu historique national du Canada et site patrimonial du Québec, les Jardins de Métis constituent un arrêt incontournable pour tous ceux qui visitent la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent. Visitez le www.jardinsdemetis.com pour en connaître davantage. Hydro-Québec est partenaire des Jardins de Métis depuis 1999.

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Bonne nouvelle ! Le groupe  Moniteur, spécialisé dans la communication sur les travaux publics et l’industrie du BTP, déménage !  Quittant Paris centre, pour

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Inscrit dans un cycle de trois conférences, c’est à la mairie du XIe arrondissement, dans une salle des fêtes aux gigantesques lustres poussiéreux, que se tenait ce 11  septembre 2014 la deuxième partie de “toit sur toit“ présenté comme un colloque interrogeant les possibilités de surélévation du construit en milieu dense.

 

Autour de personnalités proches de la ville de Paris, et socialistes, comme le député Patrick Bloche auteur du récent rapport voulant créer un “désir d’architecture“, M Rémi Féraud maire du Xe arrondissement, François Vauglin; Maire du 11e arrondissement de Paris, ou encore; Mme Dominique Alba directrice de l’APUR, plus quelques architectes et enseignants confrontés à cette pratique.

 

Volet pragmatique, cette séance se voulait centrée sur les modalités pratiques. Les différents intervenants rappelèrent d’abord que contrairement à ce que l’on pourrait croire; pratiquement l’ensemble des parcelles parisiennes offrent des possibilités de surélévation dans le cadre juridique du P.L.U.  De quelques m2 à parfois l’équivalent d’une véritable opération immobilière. 

Les possibilités sont donc énormes mais la réalité se doit d’être plus humble du fait des différentes contraintes et contingences.

 

  • D’abord la négociation de l’atteinte aux droits de jouissance du voisinage, atteinte qui peut être visuelle, sonore, (résonance créée par l’édification d’un nouveau mur,) ou liée à l’obscurcissement.)
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Agence de 15 personnes, 33 d’expérience, proche Roissy à forte implantation IDF et Oise dans le logement collectif , individuel groupé et les résidences Séniors

recherche : Projeteur confirmé ou architecte , expérience mini de 2 à 3 ans CCD ou CDI poste à pourvoir de suite.

Mission : études, concours ,PC ,DCE .

Le poste nécessite pragmatisme, rigueur et autonomie Il est demandé une excellente maitrise d’autocad 2D et 3D, Photoshop. Archicad apprécié

Adresser candidature et prétentions à ;

Bernard HOGREL 
873, Boulevard de la Riolette
60520 La Chapelle En Serval

tél :0344546867

courriel :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." style="font-family: Helvetica; font-size: 12px; line-height: normal;">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Organisé autour d’une vaste table, façon war-room, protégée par l’enceinte d’une gigantesque bibliothèque circulaire remplie de milliers d’exemplaires d’un seul livre sobrement intitulé ; “Architecture from the Arab world 1914-2014  (a selection)“ le pavillon du Royaume de Bahrein invite à sa lecture.

 

Il offre une fantastique compilation de réalisations modernes du XXe siècle situées au Proche Orient (si vous êtes français,) ou au Moyen Orient (si vous êtes anglais.) Ces réalisations, d’abord conçues par les puissances coloniales, dont la France, puis par les architectes liés au business des Etats-Unis ou de la Chine et du Japon, mais aussi par de brillants concepteurs locaux.

 

La première partie est particulièrement intéressante tant la présence des architectes occidentaux et parfois français, est de grande qualité.  A croire que ces architectes trouvaient ici un terrain, de liberté et d’expérimentation…,  doté de budgets conséquents.  Ce sont donc souvent des noms connus d’architectes  du XXe siècle qui réalisèrent de véritables oeuvres modernes. 

 

Certes, à l’inverse du pavillon marocain, qui présente la transformation et adaptation locale de ces édifices conçus ailleurs, ici, le livre se contente de présenter des photos et dessins d’époque. Mais c’est une porte ouverte sur un patrimoine et un morceau d’histoire ou l’architecture de qualité avait sa place et sa liberté, fruits d’une influence occidentale.

 

Le livre est offert, pour peu que l’on fasse le déplacement à l’Arsenale de Venise durant le temps de la XIVe biennale internationale d’architecture de Venise.

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