Menu
A+ A A-
Rédaction

Le tribunal administratif de Grenoble a tranché suite au contentieux opposant des enseignants de l'ENSAG (Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble,) initiée il y a Sept ans contre les pratiques du directeur de l'Epoque ; M Vincent Michel, et dont ils reprochaient un harcèlement moral à leur encontre.

En 2009 plusieurs articles avaient relatés ici-même la situation et l'enfermement dans lequel la tutelle (Le ministère de la Culture et de la communication) s'était enfermé.

Questionné, le nouveau directeur alors nommé par intérim de l'ENSAG, M Paul Léandri, avait répondu par mail une de ces formules toutes prêtes que l'administration édite spécialement pour eux. Parlant d'honneur d'un homme jeté aux chiens... mais faisant abstraction des requérants.

Démissionné de l'ENSAG en 2009, M Vincent Michel a été nommé dans la foulée directeur de l'ENSAV (Versailles,) par le ministère de la Culture et de la communication, cela dans une certaine opacité et sans tenir compte des souhaits des enseignants.

Le tribunal administratif de Grenoble, dans son délibéré du 16 avril 2013, reproche

L'architecte est-il encore nécessaire au delà de la couleur des vêtures ?
La terre ne s'arrêtera pas de tourner, et le monde ne s'adaptera pas aux architectes, et rien n'y changera ! La judiciarisation de la Société, mais aussi le véritable progrès d'établir des responsabilités sur des actes, ainsi que l'empilement permanent et infini de règlementations, transformèrent en moins d'une génération la pratique professionnelle de l'architecte. Hier encore démiurge omnirôle dans sa cuisine, façon Nouvel ; aujourd'hui engrenage d'un mécanisme complexe au service de causes qui le dépassent.

L'architecte est aujourd'hui souvent au mauvais endroit au mauvais moment !
A la croisée entre

La courte exposition (au pavillon de l'Arsenal,) du grand projet immobilier, du territoire dit des Ardoines, de Vitry sur Seine présente en introduction un résumé historique du territoire en cinq cartes géographiques assez passionnantes.

Cela commence vers 1750 avec une carte dressée par l'abbé de la Grive. L'ambiance semble champêtre ; Pas de villages, mais seulement des lieux-dits reliés entre eux par des allées qui semblent bordées d'arbres. Ce qui attire l'attention, c'est que chaque lieux-dit semble doté d'une propriété jouissant d'un luxueux jardin à la française, ou d'un potager grandiose, sans doute la distinction entre nobles et clergé. Cette représentation paradisiaque de “terroirs“ les uns à coté des autres, est en fait un pieux mensonge faisant abstraction de la réalité de l'époque ; (famines, épidémies, guerres, hordes, asservissement.)

La seconde carte, dressée environ un demi siècle plus tard vers 1800, est une carte d'Etat major. Adieu poésie et ambiance champêtre, place aux champs de bataille. Mais une bataille en cache une autre, celle de la prise de possession du territoire par le pouvoir central. La Monarchie est morte la République unifie le territoire.

La troisième carte,

Réponse de Super-Rédaction : Ma foi tout s'y prête à merveille, d'autant plus que les qualités d'ensoleillement garantissent un cuisson rapide et 100% naturelle, ajoutez-y une pincée de sel (de Camargue hein ! pas de Guérande,) et profitez du Mistral pour étaler le plus naturellement du monde la pâte sur l'ensemble du moule.

La quantité produite devrait pouvoir alimenter dans un rayon de 50Km à la crique d'oursins, tous les revendeurs au noir de chupas, gaufres, et autres confiseries de plages.

Attention cependant ! Un MUSEE n'est pas toujours un moule à gaufres ! Mais un MUCEM peut présenter des moules à gaufres.

Etonnante affaire développée par le quotidien régionale “La Provence“ (Lien) sur fond d'architecture et de plagiat supposé.

En voici le résumé ; Mohamed ali Chafter, diplômé en 2001 de l'École d'architecture de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée, avec comme directeur d'études l'architecte Yves Lion,(ce dernier étant chargé de l'aménagement du boulevard du Littoral au droit du J4). M.A.Chafter choisit comme site le J4 (Marseille) et propose un projet de mosquée contemporaine, dont la vue en coupe correspond à une équerre,  (avec un gigantesque porte à faux au dessus de l'eau,) idée dans l'air du temps de l'époque comme en témoigne les projets CCTV (gagné par OMA le 20 décembre 2002) , ou plus près de nous; la tour observatoire de la cité du Design

Cherchant du travail à Marseille il explique avoir alors présenté son book en 2003 à l'agence Jean-Pierre Manfrédi.

En 2004 trois architectes sont sélectionnés par l'AREA PACA (Agence Régionale d'Equipement et d'Aménagement,) pour présenter un projet pour le site J4 (mitoyen du futur MUCEM,) il en ressortira l'attribution du projet à l'équipe Boeri-Manfrédi-Di Pol, projet qui s'achève actuellement et se retrouve au cœur de la réclamation de M.A.Chafter.

Le Plagiat en architecture
Hélas Courant ! mais très difficile à prouver ! En effet “les idées sont de libre parcours“ et qui plus est, l'air du temps se construit sur l'inspiration des uns et des autres sur les uns et les autres.

Le plagiat se construit donc sur l'appropriation à l'insu du plagié et sans son accord, de l'unicité d'une œuvre ou projet architectural.

Qu'est ce qui est plagiable ? - Ni la finalité d'un lieu, (par exemple le même programme sur un même site,)  - ni l'emprunt de formes génériques ; Par exemple une équerre est une forme générique qui en architecture est à la mode depuis une vingtaine d'années. Ni non plus un principe constructif (comme un porte à faux, même le fait d'être le plus grand du monde, ce dont rêve tous les architectes,)

Le plagiat va donc se déterminer par contre en fonction de l'addition sur une même œuvre ou projet d'éléments originaux et distinctifs dont l'assemblage ne peut laisser aucune trace au hasard. (La suite de cet article est réservé aux abonnés.) abonnez-vous

[+ Bonus édition abonnés lire “Rappel :  L'architecture eut son “affaire“ de plagiat en 1994 avec la querelle François Chaslin/Jean-Marie Charpentier“]

Tonitruante proposition de la présidente du front National (France) en ce début mai 2013, de “raser les Cités“, pour y édifier à la place “un habitat de taille et d'esthétique traditionnelles.“ Derrière les idées cousues de fil blanc, dont chacun devinera où les protagonistes veulent en venir, se cache une grande virginité des questions sur la ville en France de la part de l'ensemble de la classe politique.

L'esthétisme
Lorsque la politique s'empare de l'esthétisme, c'est toujours inquiétant parce que cela définit en creux une dualité avec ce qui ne serait pas esthétique, avant même de parler d “esthétique traditionnelle“.

Il faut préciser que l'architecture n'a rien à voir avec l'esthétisme. Par exemple, l'esthétisme c'est la couleur du ruban du nœud (du paquet,) l'architecture c'est l'art du nœud.

L'esthétisme ; c'est juste une apparence et un code culturel.
Le résultat peut être jugé plus ou moins esthétique mais il ne préjuge pas de la justesse et de la résistance du nœud, par contre il renseigne sur le goût de celui qui choisit le ruban...

L'architecture ; c'est un moteur et un liant à la croisée de problématiques multiples. Comme l'expression de la science acquise dans l'art du nœud, l'économie de moyens, la résistance des matériaux, mais aussi l'expression d'un ressenti ( maigre, étriqué, large, étouffant...)

Prenant l'exemple de la Seine-Saint-Denis, Marine Le Pen ajoute ; ( propos tels qu'ils sont rapportés par le journal “Le Point“ le 7 mai 2013) : “En Seine-Saint-Denis, il y a moins de culture architecturale que dans d'autres régions“.

C'est une appréciation comme une autre qu'il faudrait étayer en définissant la “culture architecturale“. Est-ce la résilience et l'addition, des styles historiques à travers les époques ? Ou la diversité actuelle des typologies contemporaines ?

De même, la réaction de Stéphane Troussel, président (PS) du Conseil Général de Seine-Saint-Denis étonne, citation : "Non, l'histoire de l'architecture ne s'est pas arrêtée aux huttes gauloises !" …/.... “Sans doute n'a-t-elle jamais entendu parler de Le Corbusier ou de Niemeyer. Peut-être pourrions-nous résoudre aussi la question énergétique en revenant au silex et au feu de bois"

Appeler en 2013, Le Corbusier et Niemeyer à la rescousse de la Seine Saint-Denis et de l'évolution de l'histoire de l'architecture sonne un peu ...démodé et semble s'arrêter à il y a 60 ans... En fait La Seine Saint-Denis, souffre justement que tout se soit arrêté, pour elle, il y a cinquante ans, alors que les gens doivent continuer aujourd'hui à y vivre dans un certain délaissement.

Dans un communiqué de presse, daté du 7 mai 2013, l'Institut français (émanation du ministère des affaires étrangères) confirme la nomination de l'architecte historien Jean-Louis Cohen au commissariat du Pavillon français de la 14e exposition internationale d'architecture de Venise (2014).

Citation : “Le choix de Jean-Louis Cohen s'est imposé pour apporter une contribution au thème Fundamentals proposé par l'architecte néerlandais Rem Koolhaas, commissaire général de cette 14e Biennale.

La thématique du pavillon 
A partir de l'histoire de l'architecture de ces cent dernières années, Rem Koolhaas suggère aux pays participant à la Biennale d'interroger leurs modèles d'architecture locale ou nationale et notamment de constater leur éventuelle disparition au profit d'une architecture mondiale qui s'exprimerait dans un répertoire unique de typologies et une esthétique universelle.
Cette vision révèlera, dans le même temps, malgré la globalisation, la survivance de caractéristiques nationales uniques.
Pour le pavillon français, il s'agira de porter un regard sur les fondamentaux de l'architecture française depuis un siècle, en s'appuyant à la fois sur des réalisations et des travaux théoriques, avec une visée prospective.“ fin de citation

Jean Louis Cohen a élaboré et conduit entre 1998 et 2003 le projet de Cité de l'architecture et du patrimoine dans le Palais de Chaillot à Paris, avant d'en être brutalement écarté, en 2003, par le ministre de la culture et de la communication de l'époque, Jean-Louis Aillagon, au profit du journaliste du figaro, Francis Rambert, avec l'approbation alors du conseil d'administration de la Cité de l'Architecture.

Jean Louis Cohen est un historien de l'architecture aussi érudit que prolifique il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages de référence dont :

- Le Corbusier et la mystique de l'URSS, Liège, Pierre Mardaga, 1987.

- Des fortifs au périf, Paris : les seuils de la ville, Paris, Picard, Pavillon de l'Arsenal, 1992 (avec André Lortie). 

- Scènes de la vie future ; l'architecture européenne et la tentation de l'Amérique 1893-1960, Paris, Flammarion/Montréal, Centre Canadien d'Architecture, 1995.

- Casablanca, mythes et figures d'une aventure urbaine, Paris, Hazan, 1998 (avec Monique Eleb).

- Alger, paysage urbain et architectures 1800-2000, Paris, Éditions de l'Imprimeur, 2003 (dir., avec Nabila Oulebsir et Youcef Kanoun).

- Le Corbusier, la planète comme chantier, Paris, Textuel, 2005.

- Mies van der Rohe, Paris, Hazan, 2007.

- New York, Paris, Citadelles-Mazenod, 2008.

- Architecture en uniforme ; projeter et construire pour la seconde guerre mondiale, Paris, Hazan, 2011.

- L’architecture au futur depuis 1889, Londres, Paris, Phaidon, 2012.

- Interférences / Interferenzen – architecture, Allemagne, France, Strasbourg, Musées de Strasbourg, 2013 (dir., avec Hartmut Frank).


 

Au sujet de l'institut français : ( http://www.institutfrancais.com) Citation : “Depuis 1948, l'AFAA, puis Culturesfrance et à présent l'Institut français ont eu en charge, en qualité d'opérateur, l'organisation de la participation française aux Biennales de Venise considérées comme les plus prestigieux rendez-vous internationaux d'art contemporain et d'architecture.

Au sujet du comité de professionnels appelé à choisir le présent commissaire

Membres experts :

Marc Bedarida, Architecte et professeur d'histoire de l'architecture et urbanisme à l'ENSA de Paris La Villette

Patricia Falguière, Philosophe et professeur agrégé à l'EHESS ;

Valéry Didelon, Architecte et théoricien de l'architecture, fondateur de Criticat ;

Marie-Ange Brayer, Directrice du Frac centre.

Membres institutionnels :

Sylviane Tarsot-Gillery Directrice générale déléguée représentant l'Institut français ;

Guy Amsellem, président de la cité de l'architecture et du patrimoine, représentant Vincent Berjot, Directeur général des patrimoines ;

Bertrand-Pierre Galey, Directeur, adjoint au Directeur général des patrimoines, chargé de l'architecture ;

Jean-Paul Lefèvre, Chef de la Mission des échanges culturels et de l'audiovisuel extérieur, représentant Hélène Duchêne, Directrice en charge de la coopération culturelle, universitaire et de la recherche.

Le titre n'est pas ironique, c'est une invitation écrite noir sur blanc sur le dossier (rédigé par la Cité de l'architecture et du Patrimoine,) invitant à devenir partenaire de l'exposition Rudy Ricciotti.

Rudy Ricciotti peine à émerger sur la scène internationale de l'architecture (la vraie), mais brille en France comme démonstrateur émérite du béton fibré ou béton à ultra haute performance (BUHP),  Comme si le béton en lui même n'était pas assez performant et se devait d'obtenir l'Ultra additionnée à une haute performance.

Curieusement, lorsque l'on interroge les entreprises générales elles vous expliquent ne pas avoir vraiment l'utilité du Béton fibré. En fait ce matériau arrive au mauvais moment sur le marché.

L'Art de la Fabrique de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine.

Ce dossier à destination des généreux éventuels mécènes, édité par la Cité de l'architecture et du Patrimoine à la fin de l'année 2012, ne semble pas avoir beaucoup de scrupules, ni de respect pour les médias, révélant au passage que tout s'achète. Ainsi outre les couteuses et habituelles campagnes d'affichages 4x3 (autrefois réservées aux savonnettes et autres produits embellissants,) la Cité garantit, et annonce en décembre 2012, des publications dans la presse spécialisée (entreprises privées et libres comme se doit d'être la Presse.) Ainsi sont annoncés des articles dans;  AMC, Le Moniteur des Travaux Publics, la Gazette des communes (Trois publications du groupe Moniteur,)  de même que dans “Architecture d'Aujourd'hui“ (A.A) (piloté par Jean Nouvel et propriété de François Fontés, architecte à Montpellier,) A.A consacre un numéro spécial à R.R en ce mois de mai 2013,  et, dont ce même Rudy Ricciotti fait partie du comité éditorial.... );  Le Moniteur, quant à lui, étant “partenaire fondateur“ de la Cité de l'architecture et du Patrimoine, alors que Lafarge lui est “partenaire associé“ de cette même Cité de l'Architecture. Cela fait un peu incestueux, et pas du tout culturel ! Après il ne faut pas s'étonner de l'absence de crédibilité de cette institution.

Mais encore plus surprenant ! la Cité annonce, toujours en fin d'année 2012,  la diffusion de spots;  “coup de coeur“ sur la chaîne ARTE en avril 2013, ainsi que de spots sur France Culture que l'on croyait également libre de publicités et d’intérêts organisés.

Citation, dossier appel aux mécènes : Retombés médiatiques :  “4- Annonces TV-Radio

France Culture - campagne de spots 20’ - 2 vagues dont une première semaine d’avril et juin 2012 / 2 x 10 messages

Arte - Diffusion coup de cœur 20’ du 16 au 22 avril à l’antenne et reprise de la bande annonce sur le site internet et réseaux sociaux

Incroyable ? Télécharger donc le dossier de presse sur le site de la Cité ici

Ou sur le site ebookbrowse ici

 

 Mais il y a plus fort encore !....

A un an de l'achèvement du second mandat de Bertrand Delanoé en tant que maire de Paris, et alors qu'il se dit qu'il pourrait faire son entrée lors d'un éventuel remaniement ministériel, laissant alors la place de premier magistrat à sa dauphine, la récitante Anne Hidalgo ; il est temps de dresser un premier bilan de son action à la tête de la première ville de France.

D'un coté il y a les réussites dans les services ; Velib', Autolib, Tramway T3. A chaque fois ce sont des opérations très complexes de déploiements et de montées en puissance d'une multitude d'acteurs, voire l'établissement de partenariats (Avec les sociétés Decaux et Bolloré,) ou des concessionnaires comme (le chauffage urbain pour les travaux du tramway, Alstom pour le matériel roulant ( Qui jouit cependant d'un quasi monopole en France.)

Puis il y a les échecs ou les insuffisances lancinantes, le Logement, les places en crèche. Et la politique urbaine dans son ensemble. Si la crise du logement ne sera jamais résolue en France, c'est une volonté politique ! l'échec des grands équipements (Stade Jean Bouin, véritable démonstrateur Lafarge,) les Halles de Paris ( Unibail), Rolland Garros, voire les affinités remarquées avec certains groupes comme

Cela pourrait être la trame d'un blockbuster Hollywoodien avec; de la passion, de l'amour, de l'intrigue, de la tragédie, des rivalités, de la politique, de l'influence des médias, le tout dans un cadre unique et mystérieux.

L'histoire se passe après la seconde guerre mondiale, en 1952, le 28 juin 1952, un terrible accident de la route aux abords de Bedford ( Pennsylvanie, USA) coûte la vie à trois passagers; Harriet DeKrafft Whiteaker, Samuel Gore et Angelo Masieri, jeune architecte venant d'Italie pour un voyage initiatique des œuvres de Frank Lloyd Wright, et qui avait détourné son périple pour aller à la rencontre de Wright, alors en déplacement impromptu à

Publicité