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*Proaction : comportement actif d'un sujet dans une dynamique de groupe


Fontainebleau : Septembre 2013 : Pétitions, rassemblements, manifestations, tribunes, rien n’y fait la halle municipale de Fontainebleau, dite Halle Esquillan, oeuvre en béton du XXe siècle, est livrée aux démolisseurs, la ville, ne sachant que faire de cet héritage, trop spécifique et unique, rêve d’un projet générique et rassurant comme il s’en construit partout en donnant aux centre-villes des airs de décors formatés et déjà vu partout !

 

Appelée en renfort, la ministre de la culture de l’époque ne cille. Il faut dire que la décentralisation est passée par là et que dorénavant le patrimoine local est sous l’autorité des élus locaux. Difficile pour un ministère de reprendre autoritairement ce qui a été donné auparavant, l’arme du classement relevant un peu de de la dissuasion nucléaire et ne devant être utilisée qu’en tout dernier recours dans des cas autrement plus graves… d’autant plus que l’heure est à la disette financière du coté des ministères, sans parler du manque d’idées.

 

La décision appartient donc aux décideurs locaux.  Décideurs aux croisés des rapports de force locaux, dont la dimension patrimoniale n’est qu’une dimension parmi d’autres, et encore à condition qu’ils en prennent conscience. Et c’est là que les dysfonctionnements apparaissent.  Les villes et les élus locaux préfèrent les solutions génériques, que l’on fait partout,  (ce qui absout par avance, les éventuels reproches)…   à la mise en valeur des spécificités de leurs villes. Des spécificités qui pourtant rendraient leur ville unique et rare. 

 

Il y a un coté caméléon dans l’aménagement urbain des villes aujourd’hui : ressemblons le plus possible aux voisins pour rassurer nos électeurs ! (on fait aussi bien et tout pareil que les autres.)  

 

Au final on obtient une mixture de tissu urbain, véritable Starbuck urbain ou tout est prévisible, attendu, formaté, déjà joué d’avance, sensé rassurer le touriste et le visiteur, et ou rien ne risque de créer une émotion non contrôlée, une surprise, voire même créerait le moindre souvenir.  Pourtant le principe même du tourisme est de se déplacer pour voir des choses uniques, des environnements uniques, des gens uniques.

 

Le Patrimoine, principale valeur ajoutée à une ville, est partout présent ! encore faut-il que les acteurs locaux s’achètent des lunettes.

 
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“Pinnacle design is dead“  titre ce 17 septembre 2014 le site spécialisé (sur abonnement) bdonline.uk.  Le “Bishopsgate Tower“ est un vieux projet conçu par l’agence KPF (Kohn Pedersen Fox Associates) au début des années 2000.  Projet un peu modeux à l’époque, jugé aujourd’hui maladroit. 

Haut de près de 288m, (941 feet) il avait obtenu son autorisation de travaux en 2006, travaux qui seront suspendus en 2012 au 7è niveaux, pour raison économique.

 

Malgré cet arrêt, Londres peut se targuer d’avoir le plus haut gratte ciel européen avec “The Shard“, (310m) oeuvre de l’architecte Renzo Piano inauguré en 2012, et quelques autres projets dont tous ne verront pas le jour (Page Wikipedia)

 

Paris peu ainsi un peu moins rougir avec ses vrais-faux projets de gratte ciel qui restent dans les limbes entre;  crise financière, directives européennes et franche opposition des riverains et associations voire même des élus : La tour Signal, La Tour Phare, Les Tours Duo, la Tour Triangle

Autant de projets imaginés dans le faste ou l’irréalité du marché immobilier tertiaire parisien qui se révèlent aujourd’hui à contre emploi…. et très encombrants !

 

Voir à ce sujet :

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Les premiers exemplaires d’imprimantes produites par la sémillante industrie 3D, laissent entrevoir la révolution probable qui va toucher l’industrie de la construction. On peut résumer ses avantages.

 

  • Durant le temps de l’impression-fabrication, le coût de la main d’oeuvre est égal à zéro, alors qu’il représente entre 40 et 60% sur un chantier.
  • Le coût de la matière première est pratiquement lui aussi égal à zéro
  • Le coût de la conception (l’établissement d’un fichier informatique lisible par l’imprimante,) sera réduit à néant du fait de la reproductibilité infinie de l’objet conçu.)
  • Le matériau, ainsi produit, est apte à constituer à la fois la structure, l’isolant et la capacité à canaliser les fluides, pour peu que les gaines et canalisations soient prévues dans l’épaisseur même du panneau.

    Au final, l’assemblage d’un édifice de la taille d’une cellule unifamiliale, pourra être imprimé-assemblé  sur le chantier en quelques jours, hors fondations et raccordements. (Et qui dit que dans dix ans, les constructions à énergie positive ne seront pas aussi autonomes quant à la gestion de leurs fluides et rejets, évitant alors de couteux raccordements à des réseaux d’assainissement démodés ?)

Explications et analyse

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Disparition de l’urbaniste chercheur, mais surtout enseignant, Bernardo Secchi. Né à Milan en 1934, Bernardo Secchi était diplômé de l’institut polytechnique de Milan, dont il deviendra par la suite enseignant puis directeur.  

En 2005 il devient Directeur du département doctorat en urbanisme de l'IUAV à Venise. 

Il enseignera dans plusieurs universités et instituts d’urbanisme à travers le monde, ce qui sera pour lui le plus important.

 

En 2008 il figurera parmi les dix équipes d’architectes appelées à réfléchir au Grand Paris.

Par  la suite, il sera également invité à réfléchir au devenir de Bruxelles et Moscou.

Son associée, Paola Viganõ (Studio 13), obtiendra le grand prix d’urbanisme en 2013 (France).

Son approche loin de tout dogmatisme était surtout liée à une capacité à voir les forces qui constituent réellement un territoire et la société qui vit dessus.

 

Il faut relire l’interview qu’il accorda en 1999 à Thierry Paquot, dont on s’autorisera ici, trois citations concernant la France.

 

Je dois dire que je voudrais travailler encore plus souvent à l'étranger et particulièrement en France. Je suis horriblement curieux et entrer dans des situations qui diffèrent de celles que l'on rencontre en Italie m'intéresse beaucoup, bien qu'il y ait quelque chose qui ne marche pas en France, avec vos lois du marché public.

 

…/…

 

Ceux qui nous consultent sont toujours tellement pressés... et en même temps, ils vont tellement lentement; ils retournent à la case départ, avec un nouveau mandat, sans jamais laisser le temps aux premiers mandatés de faire mûrir leurs idées. Comprendre une ville, une situation urbaine n'est pas l'affaire d'une journée. Il y a des architectes et des urbanistes qui aiment dire "veni, vidi, vici", "je suis arrivé là et, en dix minutes, j'avais tout compris", mais ils ne sont pas sérieux.

 

…/….

 

Thierry Paquot : Quels sont les auteurs qui vous inspirent, vous font réagir, vous aident à penser?

 

B.S : Dans le cas de la France, je retiendrais trois noms, sans vouloir faire un quelconque palmarès: Roland Barthes, Jean Starobinski que j'ai connu tard, lorsque j'enseignais à Genève et Michel Foucault, surtout Michel Foucault. L'œuvre de ce dernier a été importante pour moi, tant pour la méthode, l'épistémologie un essai comme L'Archéologie du savoir demeure une mine dans laquelle le chercheur trouve toujours une pépite , que pour l'analyse des relations entre les individus, et l'individu et la société. Qu'est-ce qui fait "société"? Et le pouvoir? Et le plaisir? En quoi participent-ils à notre existence, en nous libérant ou en nous enfermant? Il y a, chez Foucault, une attention au jeu des structures qui me fascine. Du reste, quand je serai plus vieux, je me convertirai à l'histoire... Pour "la ville contemporaine", on ne peut pas ne pas dialoguer avec Rem Koolhaas, c'est un urbaniste et un architecte majeur, ses réflexions sont une contribution essentielle à la compréhension de ce qui "travaille" nos sociétés.“

 

Citations extraites d’un interview donné à Thierry Paquot, à Paris, le 15 février 1999. Lien

 

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Le catalogue général
Fundamentals: 14th International Architecture Exhibition-- La Biennale di Venezia (Anglais) Broché – 19 août 2014
de Rem Koolhaas  (Auteur)
Le commander sur Amazon.fr

 
Elements of architecture
Elements (Anglais) Broché – 9 septembre 2014
de Rem Koolhaas  (Auteur)
 
 
La modernité en France Promesse ou Menace (Biennale de Venise 2014)Broché – 1 mars 2014
de Jean-Louis  Cohen  (Auteur)
 
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Le curieux rapport d’information du député Patrick Bloche qui conclut à la nécessité de vouloir créer un désir d’architecture au sein de la société française, revient naïvement à rêver à vouloir changer la Société.  

Cela serait à la Société de s’éduquer aux désirs compatibles avec la production actuelle de quelques professionnels.

Bon courage et bonne chance ! mais dans un contexte économique aussi contraint, il serait peut plus plus raisonnable de rendre désirable les architectes.

 

La vanité de ce type de rapport d’information, pommade sur une cautère de bois, est de ne toucher à rien mais lancer quelques promesses placebos inaccessibles.

 

Quelques industriels géniaux savent conjuguer désir et consumérisme.  On pense à Apple et ses IPhone, mais la leçon à en retenir c’est d’abord un énorme travail d’exigence sans faille, et une capacité à aller au delà de ce que l’on pourrait se contenter de produire pour exister. 

Ce n’est donc pas une politique attentiste se contentant d’atermoiements aux subsides publiques, mais un engagement “industriel“ de longue durée.

 

1 - Un environnement contraint

La première chose est de prendre en considération les contraintes des futurs clients.  La fortune des pavillonneurs ne repose pas seulement sur le fameux seuil qui permet d’éviter l’architecte, mais la capacité à proposer une offre compatible avec la demande….. du banquier.

Parce que l’achat d’une maison individuelle c’est d’abord l’acceptation d’un crédit. Il entraine donc un formatage résultant de la demande des financiers à en évaluer précisément le risque, contrefaçons comprises.

Lorsqu’un banquier voit arriver un plan d’architecte…. il est dans l’inconnu, il ignore combien de dents on va lui arracher et pour combien ? Situation que les banquiers détestent. La réponse serait donc de la part des architectes non pas à répondre en “oeuvre contextuelle,“ mais en “produit calibré.“ Ce qui les obligeraient à se rapprocher de l’ingénierie et de les éloigner de leurs démiurgiques petites cuisines.

 

2 - Une législation contradictoire.

Incruster un projet dans la règlementation existante… c’est devoir se coletiner ; le code du travail, le code Pompier, le code de la construction et pour finir le P.L.U. 

Souvent ces codes,  établis séparément parfois depuis la nuit des temps,  sont en contradiction voire se dédoublent, se chevauchent. Le législateur serait utile à mettre en chantier la coordination de ces textes plutôt que de courir après un hypothétique désir d’architecture.

 

3 - La recherche en architecture

Prévue dans la réforme de l’enseignement; c’est le D de L.M.D.  Mais qu’est ce qu’un Docteur en architecture ?  Curieusement nos faiseurs parisiens, semblent se contenter d’exploiter des étudiants dans les phases concours comme seule R&D.  Cela ne marche pas et le résultat c’est que nos banlieues tiennent dorénavant plus de cartes postales bataves du dernier week-end de l’architecte, que de la résolution des spécificités de chaque territoire.

 

Pourtant, et l’échec des projets parisiens;  de la Canopée à la Samaritaine en passant par Roland Garros, nous rappellent que le champ d’expertise qu’il aurait fallu développer ; c’est le questionnement autour de la transformation de la ville historique constituée.  C’est une affaire sérieuse qui va au delà du courroux de quelqu’uns et de l’écriture politiquement négociée à la va-vite d’articles de P.L.U, que chacun feint, aujourd’hui, de découvrir et reproche ensuite aux Tribunaux Administratifs de lire dans le texte.

 

Ce Travail n’a pas été entrepris. Pourtant depuis les bulldozers des années 70, la façadisme des années 80-90,  nous avions été prévenus, et l’on ne voit pas comment on pourra éviter d’y répondre.

 

Jérôme Auzolle

Directeur de Publication www.archicool.com

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Lire ici l'appel de candidatures pour la XVIe édition

Légende Diaporama Lien

1 Afterburn de Civilian Projects, Brooklyn, New York, États-Unis
Crédit photo : Louise Tanguay

2 Le bon arbre au bon endroit de NIPpaysage, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay

3 Edge Effect de Snøhetta, New York, États-Unis & Oslo, Norvège
Crédit photo : Louise Tanguay
 
4 Cone Garden Bocksili de Livescape, Séoul, Corée du Sud
Crédit photo : Louise Tanguay
 
5 Dead Garden II de Carlos M. Teixeira, Belo Horizonte, Brésil
Crédit photo : Louise Tanguay
 
6 Line Garden de Julia Jamrozik & Coryn Kempster, Brantford, Ontario & Bâle, Suisse
Crédit photo : Louise Tanguay
 
7 Méristème du Collectif Châssi, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay
 
8 Pink Punch de Nicholas Croft & Michaela MacLeod, New York, États-Unis
Crédit photo : Louise Tanguay
 
9 Réflexions colorées de Hal Ingberg, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay
 
10 Rotunda de Citylaboratory, Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne
Crédit photo : Louise Tanguay
 
11 Tiny Taxonomy de Rosetta Sarah Elkin, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay
 
12 Sacré potager de atelier Barda, Montréal, Québec, Canada
Crédit photo : Louise Tanguay
 
13 Orange Secret de Nomad Studio, New York, États-Unis
Crédit photo : Marjelaine Sylvestre
 
14 Courtesy of Nature de Anouk Vogel & Johan Selbing, Amsterdam, Pays-Bas
Crédit photo : Louise Tanguay
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Le Festival international de jardins, présenté aux Jardins de Métis dans la région de la Gaspésie au Québec (Canada), prépare sa 16e édition et lance un appel de candidatures international afin de sélectionner les concepteurs qui réaliseront les nouveaux jardins éphémères, qui seront présentés du 27 juin au 27 septembre 2015. (Diaporama édition 2014)

 

« Buzz » sera le mot clé qui guidera le Festival international de jardins 2015. Les installations sélectionnées par le jury proposeront une énergie toute particulière et seront en connexion avec le monde naturel. Ces jardins éphémères auront un concept central qui sera clairement défini et un degré d'interactivité qui encouragera les visiteurs à y entrer avec enthousiasme et repartir avec une volonté de dialoguer et discuter. Ils seront audacieux ou minimalistes, complexes ou très simples. Le but est d'intriguer les visiteurs avec de l’insolite ou de les impressionner par de nouvelles façons de présenter ce qui est banal. Intégrant des légumes et/ou des plantes aromatiques, médicinales ou comestibles, les nouveaux jardins seront remplis de couleurs et d'intensité.

 

Cet appel de candidatures est ouvert à tous les architectes paysagistes, architectes, designers et artistes du Canada et de l’étranger. Pour connaître toutes les modalités de cet appel de candidatures, les personnes intéressées sont priées de consulter le site internet du Festival :www.projets.festivalinternationaldejardins.ca.

 

 

La date limite de dépôt des candidatures est le LUNDI 17 NOVEMBRE 2014, 17 heures HNE.

 

À propos du Festival international de jardins 

 

Le Festival international de jardins est reconnu comme la plus importante manifestation de jardins contemporains en Amérique du Nord et l’un des principaux festivals de jardins à l’échelle mondiale. Depuis 2000, un million de personnes ont découvert quelques cent cinquante jardins contemporains et éphémères conçus par des créateurs en provenance d’une quinzaine de pays.

 

Cet événement artistique et touristique offre aux visiteurs la chance de découvrir des lieux inspirants qui permettent une interaction entre les arts visuels, l’architecture, le design, le paysage et l'environnement. C’est un rendez-vous annuel incontournable pour tous les amateurs de jardins contemporains et pour les concepteurs impliqués dans une réflexion sur le renouvellement de cet art.

 

La présentation du Festival est assurée par un organisme à but non lucratif qui a pour mission la mise en valeur, l’éducation et l’interprétation de la création contemporaine dans le domaine de l’art des jardins. L’événement est soutenu financièrement par le Conseil des Arts du Canada, Patrimoine canadien, le Conseil des arts et des lettres du Québec, Emploi-Québec, le ministère du Tourisme et la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent.

À propos des Jardins de Métis

Situés au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Mitis dans l’est du Québec, les Jardins de Métis, conçus par Elsie Reford de 1926 à 1958, figurent au palmarès des jardins nord-américains les plus réputés. Offrant des collections de plantes indigènes et exotiques, ils sont reconnus à l’échelle internationale comme une œuvre d’art horticole exceptionnelle. Lieu historique national du Canada et site patrimonial du Québec, les Jardins de Métis constituent un arrêt incontournable pour tous ceux qui visitent la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent. Visitez le www.jardinsdemetis.com pour en connaître davantage. Hydro-Québec est partenaire des Jardins de Métis depuis 1999.

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