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M.A.J le: 22, Juil, 2014 22:56 PM +02:00
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Après;  Christian de Portzamparc (auteur dans un passé récent de la tour LVMH  à New York; de l’Académie d’Architecture; d’Emmanuel Caille, rédacteur en chef de D’A. Après le CROAIF et pour finir... c’est l’UNSFA qui s’émeut de la décision du Tribunal Administratif qui serait coupable, selon eux, d’un jugement reposant sur une approche uniquement subjective et donc déplacée.    Il est temps de rendre justice….  au tribunal Administratif, dont la Loi a prévu les recours possibles, et d’inviter les architectes à réellement lire et entendre ce que dit le T.A

 

Préambule; Le Tribunal Administratif ne fait que dire le Droit, en fonction des textes votés par le législateur national (Code l’Urbanisme,) ou local (P.L.U),  et veiller au traitement équitable de chaque justiciable devant cette même Loi. Il est donc apte à lire les documents administratifs, et construire son jugement sur ce qui est écrit dedans.

 

La lecture attentive du jugement rendu par le Tribunal Administratif de Paris, lu en séance publique le 13 mai 2014 permet de mieux comprendre comment le tribunal a construit son raisonnement. 

 

Il faut particulièrement lire les “considérant“ 6 à 11 du jugement (reproduit ci-dessous,)  (Les cinq premiers Considérant consistent, pour le T.A,  à répondre aux requêtes dilatoires de la Défense visant à dénier le droit à agir des requérants.)

 

Le tribunal s’appuie sur l’article UG.1 1.1.3 du P.L.U ( Plan Local d’Urbanisme,)

 

Citation du P.L.U faite par le T.A  : 

«Les constructions nouvelles doivent s'intégrer au tissu existant, en prenant en compte les particularités morphologiques et typologiques des quartiers (rythmes verticaux, largeurs des parcelles en façade sur voies, reliefs...) ainsi que celles des façades existantes (rythmes, échelles, ornementations, matériaux, couleurs...) et des couvertures (toitures, terrasses, retraits... ). / L'objectif‘ recherché ci-dessus ne doit pas pour autant aboutir à un mimétisme architectural pouvant être qualifié esthétiquement de pastiche. Ainsi l'architecture contemporaine peut prendre place dans l'histoire de l'architecture parisienne/ Les bâtiments sur rue se présentent en général sous la forme de différents registres (soubassement, façade, couronnement), qui participent à leur composition architecturale, en particulier en bordure des voies et des espaces publics. Les traitements architecturaux contemporains peuvent ne pas traduire le marquage de ces registres, qui peuvent toutefois être imposés dans certaines configurations (..); 

que le paragraphe 2 (façades sur rues) du même article précise: 

« 2°— Façades sur rues :/ Le plan de la façade donne la lecture urbaine de l’implantation et de la volumétrie des constructions: il présente donc une importance particulière./ La bonne transition volumétrique et architecturale de Ia construction projetée nécessite que soient prises en compte les caractéristiques des bâtiments voisins (nus de façades, hauteurs des niveaux, modénatures 54'} »; 

que le paragraphe 4 (matériaux, couleurs et reliefs) dispose quant à lui que : «La pierre calcaire et le plâtre sont dominants à Paris et donnent à la ville sa tonalité générale. Le respect de cette tonalité majoritairement présente ne doit pas cependant interdire I’emploi de matériaux et teintes pouvant s'insérer dans le tissu existant, en particulier dans des secteurs de constructions nouvelles (...) / Le choix et la teinte des matériaux peuvent être imposés lorsque la construction se trouve dans une séquence d'architecture homogène » ;

 

8. Considérant que les dispositions impératives du premier alinéa de l'article UG.11.1.3 prescrivent que les constructions nouvelles s’intègrent au tissu urbain existant, et qu’en particulier, le caractère du quartier, les façades et les couvertures soient pris en compte ; que si le deuxième alinéa souligne que la réalisation de cet objectif n’implique pas le mimétisme des façades et que l’architecture contemporaine a sa place à Paris, le tempérament  ainsi apporté, qui permet au maire de Paris d’accorder des permis pour des projets s’écartant en tout ou partie des registres existants, n’a pas pour objet et ne saurait avoir pour effet de priver de portée concrète les dispositions précédentes qui prescrivent la bonne insertion des édifices nouveaux, fussent-ils résolument contemporains, dans leur environnement ; que, lorsqu’il est saisi pour une demande pour un projet s’exonérant des registres existants ou des prescriptions relatives au choix et à la teinte des matériaux, il appartient donc au maire de s’assurer, nonobstant l’intérêt qui s’attache à ce que l'urbanisme de la capitale ne soit pas figé et à ce que la créativité architecturale puisse s’y exprimer, que la construction nouvelle, compte tenu notamment de sa nature, de son volume, de ses formes et des matériaux utilisés, y s’intégrera dans un quartier dont auront été appréciés le caractère et la qualité ; fin de citation

 

Le tribunal poursuit en définissant la réalité du projet présenté, son ampleur et sa réalité décrite: un vaste volume en contrepoint du tissu urbain existant.

 

9. Considérant que le permis contesté autorise la construction d’un ensemble de bâtiments de sept étages sur trois niveaux de sous-sol à usage de commerce (6 893 m2) et de bureaux (8 648 m2) complété par la création de quarante et un logements sociaux; que cet édifice, dont la hauteur après révision du plan local d’urbanisme a été portée à 25 mètres, s’inscrit dans un rectangle de 73 mètres sur 48m que la façade prévue sur la rue de Rivoli est constituée d’un rideau de verre sérigraphié translucide qui, selon la notice architecturale, se présente comme « une double peau de verre finement ciselée, à l’ondulation douce...aboli(ssant) la notion classique de façade au profit d’une fine membrane établissant une interface subtile entre l’intérieur et l’extérieur  et réfléchi(ssant) dans ses plis les immeubles alentours (tout en laissant) deviner les nouvelles activités de la Samaritaine à travers un jeu subtil d’ondulations irrégulières et maîtrisées » ;

 

10. Considérant que le tissu urbain du quartier entourant la Samaritaine, dans lequel s’insèrent de nombreux monuments, certains exceptionnels ou emblématiques, est surtout constitué d’immeubles de pierre construits au dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle pour les constructions bordant la rue de Rivoli, et au dix-huitième siècle pour les immeubles des rues adjacentes ; que si les ornementations et les rythmes de ces immeubles peuvent avoir varié suivant l’époque de construction, l’homogénéité de l’ensemble est assurée par l'emploi de la pierre de taille en façade, par un même traitement des toitures, en pente, en ardoise ou en zinc, par une unité des registres décoratifs notamment ceux des fenêtres et des balcons, et par une relative régularité des volumes ; que si des façades d’immeubles voisins de la Samaritaine comportent des éléments disparates, voire peu heureux, la cohérence de l’ensemble du tissu urbain de la section commerciale et populaire de la rue de Rivoli a cependant’ été globalement préservée 

 

11. Considérant que les requérants soutiennent que le permis de construire, en ce qu’il autorise une façade sur rue en verre plissé, ne s’insère pas dans le tissu urbain existant ; que si la notice architecturale indique que la façade relève d’une «architecture sensible, immatérielle et fluide », les documents graphiques ne confirment pas totalement cette impression; qu’il ressort de la présentation qu’en a donnée l’architecte dans le cadre de l’enquête publique que si le «voile de soie» recouvrant les boutiques du rez-de-chaussée et du premier étage « sera pratiquement translucide », la sérigraphie de la façade des étages supérieurs sera plus opaque en sorte que soit caché l’intérieur des bureaux; qu’il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que « les ondulations de la façade reproduisent le rythme des bâtiments de la rue de Rivoli » comme le soutiennent les auteurs du projet; que le choix d’une façade ondulante exclusivement réalisée en verre compromet l’insertion de la construction nouvelle dans une artère représentative de l’urbanisme du dix-neuvième siècle bordée d’immeubles de pierre où la notion classique de façade n’a pas été abolie, et ne contribue guère à mettre en valeur les édifices environnants ; que la juxtaposition de cette ample façade de couleur blanche, de 73 mètres de long et 25 mètres de hauteur, quasiment dépourvue d’ouvertures, sans autre élément décoratif que les ondulations verticales du verre sérigraphié, et d’immeubles parisiens en pierre, variés mais traditionnels, apparaît dissonante ; qu’ainsi, eu égard notamment à la nature et à la destination de cet immeuble, et en dépit de ses qualités architecturales intrinsèques, les requérants sont fondés à soutenir que le projet, sur l’artère où il est implanté, ne satisfait pas aux prescriptions de l’article UG.1l.l.3 ; fin de citation.

 

 

Il est temps pour les architectes d’arrêter de geindre et de prendre conscience que le P.L.U est responsable de leurs maux à Paris.  On pourrait rappeler qu’au lieu de s’égarer dans le faux débat des “tours à Paris“ (Merci Thierry Paquot,)  contre-feu soigneusement entretenu par la ville de Paris, les architectes n’ont pas réalisé à ce moment là, qu’ils étaient exclus du vrai débat; celui du P.L.U et du devenir de Paris. Mais il vrai qu’il est plus facile aujourd’hui d’hurler contre un jugement que contre le Politique qui les nourrit si bien.

 

Enfin il faut rappeler à Christian de Portzamparc ce qu’il dit souvent dans ses propres conférences, “l’architecture c’est ce qui est invisible entre les murs“  pour se demander si nos chers architectes, si contemporains, ne sont pas un peu paresseux, là ou la difficulté est d’être contemporain sans donner dans la surenchère esthétique du contrepoint urbain clinquant ?


*Erratum reçu le 10/06/14 de Emmanuel Caille rédacteur en chef de D'A ; “Dans votre article sur la Samaritaine, vous écrivez à tord que j'ai été chef de projet chez Christian de Portzamparc. Si j'ai bien travaillé quinze années en agence d'architecture avant de reprendre la rédaction en chef de d'a il y a 12 ans, je n'ai jamais travaillé pour Christian de Portzamparc.“

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SCAN et reproduction in-extenso du jugement du 13 mai 2014 TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS 

( ! ATTENTION SEUL LE TEXTE ORIGINAL FAIT LOI ! cette reproduction n’a pas de valeur légale.)

 

 

 

TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS

 

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

Formation de section (7ème section)

 

 

N°1302162 - 1307368 1 / 7

 

 

Association SPPEF et association SOS Paris

M. Laurent Menière 

M. et Mme Virot

——————-

M. Bernier

Rapporteur

——————-

Mme Rimeu

Rapporteur public

——————-

Audience du 29 avril 2014

Lecture du 13 mai 2014

 

68-03

68-06-01-04

C+

 

 

 

1° Vu la requête, enregistrée le 15 février 2013 sous le n“ 1302162; présentée pour l’association S.P.P.E.F (Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France) dent le siège est sis 39 avenue de la Motte Picquet à Paris (75007), pour M. Lament Manière, demeurant 25 quai des grands Augustins à Paris (75006), pour M. et Mme Virot demeurant 138 rue de Rivoli à Paris (75001) et pour l’association SOS Paris dont le siège est sis 103 rue de Vaugirard à Paris (75015) par Me Mondoloni; les requérants demandent au Tribunal : 

 

- d’annuler le permis de construire 11° 075 101 11 V 0026 du 17 décembre 2012 par lequel le maire de Paris a autorisé la SA Grands Magasins de la Samaritaine Maison Ernest Cognacq à restructurer l’ensemble de bâtiments dit « Îlot Rivoli >> du site de la Samaritaine ;

 

 

PAGE 2

 

N°1302162, 1307368

 

- de mettre à la charge de la Ville de Paris et de la société des Grands magasins de la Samaritaine Maison Emest Cognacq la somme de 4 000 euros sur le fondement de l’article L, 761-1 du code de justice administrative ;

 

...................................................................................

 

2° Vu la requête, enregistrée le 29 mai 2013 sous le n“ 1307368, présentée pour l’association Société pour la protection des paysages et de l’esthétlque de la France, dont le siège est au 39 avenue de la Motte-Picquet à Paris (75 007), représentée par ses représentants légaux, pour M. et Mme Virot, domiciliés au xxxxxxxxxxxxxxx (75 xxx), et pour l’association «SOS Paris », dont le siège est au 103 rue de Vaugirard à Paris (75 015), représentées par ses représentants légaux, par la SCP de Chaisemartin-Courjon ; les requérants demandent au juge des référés :

 

- de suspendre, sur le fondement de l’article "L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l’arrêté du 17 décembre 2012 par lequel le maire de Paris a accordé un permis de construire n“ PC 075 101 11 V 0026 à la société Grands Magasins de la Samaritaine Maison Emest Cognacq pour la démolition partielle d’un ensemble de bâtiments de sept étages sur trois niveaux de sous-sol en vue de la construction d’un bâtiment de sept étages sur trois niveaux de sous-sol, sur la rue de Rivoli, la rue de la Monnaie et la rue Baillet, et l’extension des bâtiments conservés sur la rue de l’Arbre Sec, l'ensemble à usage de commerce, de bureau et d'habitation ;

 

- de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

​...................................................................................

 

Vu le permis de construire attaqué ;

Vu les autres pièces du dossier ;

 

Vu le décret n° 2007-487 du 30 mars 2007 relatif aux monuments historiques et aux zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager ;

 

Vu le code du patrimoine ;

 

Vu le code de l’urbanisme ;

 

Vu le code de justice administrative ;

 

 

PAGE 3

N°1302162, 1307368

 

Les deux affaires ayant été renvoyées en formation de section en application de l’article R.222-21 3° du code de justice administrative;

 

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

 

Après avoir entendu au cours de l’audience publique du 29 avril 2014:

 

- le rapport de M. Bernier, rapporteur ;

- les conclusions de Mme Rimeu, rapporteur public ;

- les observations de Me de Chaisemartin et de Me Perret, pour les requérants ;

- les observations de Me Froger et de Me Claude-Loonis, pour la Ville de Paris ;

- et les observations de Me Tirard, pour la société des Grands Magasins de la Samaritaine Maison Ernest Cognacq ;

 

1. Considérant que, par un arrêté n” 075 101 l1 V 0026 du l7 décembre 2012, le maire de Paris a autorisé la société des Grands Magasins de la Samaritaine Maison Ernest Cognacq à démolir et reconstruire, dans le cadre de la restructuration de l’ensemble immobilier de la Samaritaine, le groupe de bâtiments dit "îlot Rivoli"; que, par un arrêté  n° 075 101 1l V 0027 du 17 décembre 2012, le maire de Paris a également autorisé la société des Grands Magasins de la Samaritaine Maison Ernest Cognacq à démolir et reconstruire, dans le cadre de la restructuration du même ensemble immobilier, le groupe de bâtiments dit "Ilot Seine " ; que, par la présente requête, enregistrée le 15 février 2013 sous le n° 1302162, les requérants demandent au Tribunal d’annuler le permis de construire n° 075101 il V 0026; que, par un mémoire enregistré le 23 avril 2014, ils sollicitent également l’annulation du permis modificatif délivré le 2 avril 2014 ;

 

 

2. Considérant que, par la requête enregistrée le 29 mai 2013 sous le n" 1307368, les requérants demandent au juge des référés de suspendre l’exécution du permis de construire dont ils sollicitent par ailleurs l’annulation; que l’affaire ayant été renvoyée au Tribunal par décision du Conseil d’Etat en date du 5 mars 2014, il y a lieu de joindre les deux requêtes qui ont fait l’objet d’une instruction commune en sorte qu’il soit statué sur la demande de suspension et sur le fond par un seul jugement ;

 

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N°1302l62, 1307368

 

Sur la requête n° 1302162 :

 

Sur les fins de non-recevoir opposées par les défendeurs ;

 

3. Considérant en premier lieu qu’aux termes de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme : « En cas (..'.) de recours contentieux à l'encontre (...) d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir, () l’auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. (...) / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du référé ou du recours. / La notification du recours à I buteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. » ; que ces dispositions font obligation à l’auteur d’un recours contentieux de notifier une copie du texte intégral de son recours à. l’auteur ainsi qu’au bénéficiaire du permis attaqué ; que lorsque le destinataire de cette notification soutient que la notification qui lui a été adressée ne comportait pas la copie de ce recours, mais celle d’un recours dirigé contre un autre acte, il lui incombe d‘ établir cette allégation en faisant état des diligences qu‘il aurait vainement accomplies auprès de l’expéditeur pour obtenir cette copie ou par tout autre moyen ;

 

4. Considérant que les requérants disposaient d’un délai de quinze jours à compter du 15 février 2013, date d’enregistrement de la présente requête, pour notifier ce recours, dirigé contre le permis de construire n° 075 101 11 V 0026 concernant "l’îlot Rivoli" au maire de Paris et à la société des Grands Magasins de la Samaritaine; qu’il est constant que les requérants ont informé le maire de Paris et la société des Grands Magasins de la Samaritaine de l’existence des recours dirigés contre les deux permis de construire n° O75 101 l1 V 0026 et n° 075101 1l V 0027 par deux courriers reçus 1e 26 février 2013;

que s‘il résulte du procès-verbal de constat dressé ce jour-là par l’huissier de justice requis par la société des Grands Magasins de la Samaritaine dès réception de ces deux courriers que chacune des deux enveloppes contenait, jointe à cette lettre d’information, une même copie de la requête n°1302156 dirigée contre le permis n° 075101 ll V0027 concernant “l’îlot Seine", la société des Grands Magasins de la Samaritaine ne justifie pas des diligences qu’elle aurait vainement accomplies auprès de l’expéditeur pour obtenir copie de la requête manquante dirigée contre le permis concernant "l’îlot Rivoli" ; qu’en application des principes énoncés au paragraphe précédent, les allégations des défendeurs ne sauraient être regardées comme établies; que la fin de non-recevoir tirée de ce que les notifications prévues par l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme n’auraient pas été accomplies doit donc être écartée;

 

 

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N°1302l62, 1307368

 

5. Considérant en second lieu qu’il ressort des statuts produits par les requérants et dont les défendeurs ont eu connaissance dans le cadre de l’instance en référé que la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France a notamment pour but « 2° d empêcher que les sites naturels ou urbains qui font la beauté du paysage de la France ne soient dégradés ou détruits par des spéculations des industries, des constructions, des travaux publics, conçus, installés, exécutés sans aucun souci de l'aspect de la région et des intérêts matériels qui sont attachés à cet aspect» ; que l’association SOS Paris a quant à elle «pour but d ’initier et de développer à Paris toutes actions en faveur de la qualité de la vie, du respect et de la mise en valeur des monuments et des sites, de la protection de l'environnement et de la défense du cadre de vie des habitants » ; que ses statuts précisent que cette association «se réservera a’ ’agir par tous les moyens légaux y compris les recours en justice pour assurer la défense des Parisiens »; que ces associations justifient d’un intérêt suffisant leur donnant qualité à agir contre ce permis de construire; qu’il ressort par ailleurs des justificatifs produits le 23 avril 2014 que les présidents de ces associations ont été régulièrement autorisés à introduire le présent recours et que Mme Virot justifie être domiciliée au 138 rue de Rivoli, à proximité du projet contesté ; que, sans qu’i1 soit besoin de statuer sur l’intérêt à agir de M. Manière, les fins de non-recevoir opposées par les défendeurs tirées du défaut de qualité dormant intérêt à agir doivent être écartées ; qu'il en résulte que la requête est recevable ;

 

 

Sur la méconnaissance de l’article UG.1 1.1.3 du plan local d’urbanisme :

 

6. Considérant qu’aux termes de l’article UG 11.1 (dispositions générales) du règlement du plan local d’urbanisme : «Les interventions sur les bâtiments existants comme sur les bâtiments à construire, permettant d'exprimer une création architecturale, peuvent être autorisées. / L'autorisation de travaux peut être refusée ou n'être accordée que sous réserve de prescriptions si la construction, l'installation ou l'ouvrage, par sa situation, son volume, son aspect, son rythme ou sa coloration, est de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales »;

 

 

7. Considérant qu'aux tenues de l'article UG.1l.1.3 du même règlement relatif aux constructions nouvelles : «Les constructions nouvelles doivent s'intégrer au tissu existant, en prenant en compte les particularités morphologiques et typologiques des quartiers (rythmes verticaux, largeurs des parcelles en façade sur voies, reliefs...) ainsi que celles des façades existantes (rythmes, échelles, ornementations, matériaux, couleurs...) et des couvertures (toitures, terrasses, retraits... ). / L'objectif‘ recherche’ ci-dessus ne doit pas pour autant aboutir à un mimétisme architectural pouvant être qualifié esthétiquement de pastiche. Ainsi l'architecture contemporaine peut prendre place dans l'histoire de l'architecture parisienne/ Les bâtiments sur me se présentent en général sous la forme de différents registres

 

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(soubassement, façade, couronnement), qui participent à leur composition architecturale, en particulier en bordure des voies et des espaces publics. Les traitements architecturaux contemporains peuvent ne pas traduire le marquage de ces registres, qui peuvent toutefois être imposés dans certaines configurations (..); que le paragraphe 2 (façades sur rues) du même article précise: « 2°— Façades sur rues :/ Le plan de la façade donne la lecture urbaine de l implantation et de la volumétrie des constructions: il présente donc une importance particulière./ La bonne transition volumétrique et architecturale de Ia construction projetée nécessite que soient prises en compte les caractéristiques des bâtiments voisins (nus de‘ façades, hauteurs des niveaux, modénatures 54'} »; que le paragraphe 4 (matériaux, couleurs et reliefs) dispose quant à lui que : «La pierre calcaire et le plâtre sont dominants à Paris et donnent à la ville sa tonalité générale. Le respect de cette tonalité majoritairement présente ne doit pas cependant interdire I emploi de matériaux et teintes pouvant s'insérer dans le tissu existant, en particulier dans des secteurs de constructions nouvelles (...) / Le choix et la teinte des matériaux peuvent être imposés lorsque la construction se trouve dans une séquence d'architecture homogène » ; ,

 

8. Considérant que les dispositions impératives du premier alinéa de l'article UG.11.1.3 prescrivent que les constructions nouvelles s’intègrent au tissu urbain existant, et qu’en particulier, le caractère du quartier, les façades et les couvertures soient pris en compte ; que si 1e deuxième alinéa souligne que la réalisation de cet objectif n’implique pas le mimétisme des façades et que l’architecture contemporaine a sa place à Paris, le tempérament  ainsi apporté, qui permet au maire de Paris d’accorder des permis pour des projets s’écartant en tout ou partie des registres existants, n’a pas pour objet et ne saurait avoir pour effet de priver de portée concrète les dispositions précédentes qui prescrivent la bonne insertion des édifices nouveaux, fussent-ils résolument contemporains, dans leur environnement ; que, lorsqu’il est saisi pour une demande pour un projet s’exonérant des registres existants ou des prescriptions relatives au choix et à la teinte des matériaux, il appartient donc au maire de s’assurer, nonobstant l’intérêt qui s’attache à ce que l'urbanisme de la capitale ne soit pas figé et à ce que la créativité architecturale puisse s’y exprimer, que la construction nouvelle, compte tenu notamment de sa nature, de son volume, de ses formes et des matériaux utilisés, y s’intégrera dans un quartier dont auront été appréciés le caractère et la qualité ;

 

 

9. Considérant que le permis contesté autorise la construction d’un ensemble de bâtiments de sept étages sur trois niveaux de sous-sol à usage de commerce (6 893 m2) et de bureaux (8 648 m2) complété par la création de quarante et un logements sociaux; que cet édifice, dont la hauteur après révision du plan local d’urbanisme a été portée à 25 mètres, s’inscrit dans un rectangle de 73 mètres sur 48 g que la façade prévue sur la rue de Rivoli est constituée d’un rideau de verre sérigraphie translucide qui, selon la notice architecturale, se présente comme « une double peau de verre finement ciselée, à l’ondulation douce...aboli(ssant) la notion classique de façade au profit d’une fine membrane établissant une interface subtile entre l’intérieur et l’extérieur  et réfléchi(ssant) dans ses plis les immeubles alentours (tout en laissant) deviner les nouvelles activités de la Samaritaine à travers un jeu subtil d’ondulations irrégulières et maîtrisées » ;

 

 

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N°1302l62, 1307368 

 

10. Considérant que le tissu urbain du quartier entourant la Samaritaine, dans lequel s’insèrent de nombreux monuments, certains exceptionnels ou emblématiques, est surtout constitué d’immeubles de pierre construits au dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle pour les constructions bordant la rue de Rivoli, et au dix-huitième siècle pour les immeubles des rues adjacentes ; que si les ornementations et les rythmes de ces immeubles peuvent avoir varié suivant l’époque de construction, l’homogénéité de l’ensemble est assurée par l'emploi de la pierre de taille en façade, par un même traitement des toitures, en pente, en ardoise ou en zinc, par une unité des registres décoratifs notamment ceux des fenêtres et des balcons, et par une relative régularité des volumes ; que si des façades d’immeubles voisins de la Samaritaine comportent des éléments disparates, voire peu heureux, la cohérence de l’ensemble du tissu urbain de la section commerciale et populaire de la rue de Rivoli a cependant’ été globalement préservée 

 

11. Considérant que les requérants soutiennent que le permis de construire, en ce qu’il autorise une façade sur rue en verre plissé, ne s’insère pas dans le tissu urbain existant ; que si la notice architecturale indique que la façade relève d’une «architecture sensible, immatérielle et fluide », les documents graphiques ne confirment pas totalement cette impression; qu’il ressort de la présentation qu’en a donnée l’architecte dans le cadre de l’enquête publique que si le «voile de soie» recouvrant les boutiques du rez-de-chaussée et du premier étage « sera pratiquement translucide », la sérigraphie de la façade des étages supérieurs sera plus opaque en sorte que soit caché l’intérieur des bureaux; qu’il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que « les ondulations de la façade reproduisent le rythme des bâtiments de la rue de Rivoli » comme le soutiennent les auteurs du projet; que le choix d’une façade ondulante exclusivement réalisée en verre compromet l’insertion de la construction nouvelle dans une artère représentative de l’urbanisme du dix-neuvième siècle bordée d’immeubles de pierre où la notion classique de façade n’a pas été abolie, et ne contribue guère à mettre en valeur les édifices environnants ; que la juxtaposition de cette ample façade de couleur blanche, de 73 mètres de long et 25 mètres de hauteur, quasiment dépourvue d’ouvertures, sans autre élément décoratif que les ondulations verticales du verre sérigraphié, et d’immeubles parisiens en pierre, variés mais traditionnels, apparaît dissonante ; qu’ainsi, eu égard notamment à la nature et à la destination de cet immeuble, et en dépit de ses qualités architecturales intrinsèques, les requérants sont fondés à soutenir que le projet, sur l’artère où il est implanté, ne satisfait pas aux prescriptions de l’article UG.1l.l.3 ;

 

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N°1302162, 1307368

 

Sur les autres moyens de la requête :

 

12. Considérant que les autres moyens de la requête et notamment ceux tirés du caractère incomplet ou de l’irrégularité du dossier de demande de permis, de l’insuffisance ou de l’irrégularité de l’avis de l’architecte des bâtiments de France, de l’illégalité du permis de démolir, de ce que l’opération aurait dû faire l’objet d’une demande et d’un permis de construire unique, et de l’illégalité de la révision simplifiée du plan local d’urbanisme, et de la méconnaissance de l’article UG.11.1.2 du plan local d’urbanisme ne paraissent pas fondés au vu des pièces du dossier ;

 

13. Considérant que la façade de verre sérigraphie’ constitue un élément indissociable du reste du projet ; qu’il résulte de ce qui précède que le permis de construire n° 075 101 11 V0026 doit être annulé ;

 

Sur la requête n° 1307368 :

 

14. Considérant que le permis de construire étant annulé, les conclusions tendant à sa suspension sont dépourvues d’objet ; qu’il n’y a pas lieu d’y statuer ; 

 

 

Sur les conclusions présentées au titre de l’ article L. 761-1 du code de justice administrative :

 

15. Considérant que les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants qui ne sont, dans la présente instance, parties perdantes, la somme que la Ville de Paris et la société des Grands Magasins de la Samaritaine leur demandent au titre des trais exposés par elles et non compris dans les dépens; qu’il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de condamner les défendeurs à verser aux requérants les sommes qu’ils leur réclament à ce titre ;

 

 

 

DÉCIDE :

 

Article 1°‘: Le permis de construire n° 075 101 11 V 0026 du 17 décembre 2012 par _

lequel le maire de Paris a autorisé la SA Grands Magasins de la Samaritaine Maison Ernest Cognacq à restructurer l’ensemble de bâtiments dit « Ilot Rivoli » du site de la Samaritaine est annulé.

 

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N°1302162, 1307368

 

Article 2.: Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête 11° 1307368.

 

Article 3: Les conclusions des parties présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

 

Article 4: Le présent jugement sera notifié à l’associafion Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, à M. Meniere, à M. et Mme Virot, à l’association SOS Paris, à la Ville de Paris et à la société Grands Magasins de la Samaritaine Ernest Cognacq.

 

 

 

Délibéré après l'audience du 29 avril 2014, à laquelle siégeaient :

Mme Merlin-Desmartis, président de section,

 

Mme Giraudon, vice-président,

 

M. Bemier, premier conseiller,

 

M. Ho Si Fat, premier conseiller,

 

Mme Labetoulle, premier conseiller,

 

 

 

Lu en audience publique le 13 mai 2014.

 

   

(Signatures de ;

  • Le rapporteur : M Ch Bernier)
  • Le Président : Mme Merlin-Desmartis
  • Le greffier : Y Fadel

 

 

La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

 
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Fantastique Timelapse  (Voir la vidéo sur le site VIMEO,) réalisé entre août et octobre 2013 par le photographe Alexandr Kravtsov avec un Canon 7D.  En sevoir plus en lisant l'article consacré à ce travail sur Webzeen. Lien

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Ci dessous pour nos abonnés un petit agenda de quelques manifestations les 4, 5, 6, 7 juin aux journées d'inauguration de la XIV biennale internationale d'architecture de Venise.

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Les organisateurs annonce la composition du jury de la XIV biennale internationale d’architecture de Venise.

 

Ce jury aura en charge l’attribution du Lion d’or et du Lion d’argent pour la participation nationale et le Le Lion d’argent pour le projet de recherche présenté à l’exposition Monditalia

 

Ainsi que selon les choix du jury, un maximum de trois mentions pour les participations nationales et trois mentions spéciales pour les projets de recherche présentés à Monditalia

 

La biennale de Venise, Présidée par Paolo Baratta, avec, pour cette XIVe édition dédiée à l’architecture, comme commissaire générale, l’architecte néerlandais  Rem Koolhaas ont choisi le jury  suivant ; (textes de présentation livrés en anglais.)

 

Kunlé Adeyemi (Nigeria) is a prominent architect with experience in India, Korea, Africa, and Europe

Francesco Bandarin (Italy) is former director of UNESCO's World Heritage Centre and now UNESCO's Assistant Director-General for Culture and has been instrumental in developing heritage and preservation strategies worldwide

Bregtje van der Haak (The Netherlands) is a prize-winning documentary maker with a longstanding interest in architecture

Hou Hanru (China) was the co-curator of the Cities on the Move exhibition at the Hayward Gallery in 1999, and following his involvement at the San Francisco Art Institute is now the artistic director of Maxxi - National Museum of XXI Century Arts of Rome

Mitra Khoubrou (United Arab Emirates) is director of Dubai based Pink Tank with extensive involvement in economic and cultural issues throughout the Middle East.

 

Pour mémoire le Lion d’or 2014, pour l’ensemble de son oeuvre a été attribué à la canadienne Phyllis Lambert. Au sujet de Phyllis Lambert  1, 2

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François Roche, architecte, [eIf/bʌt/c] / R&Sie(n), nous annonce sa venue et sa programmation à la XIVe biennale internationale d'architecture de Venise, dans une lettre ouverte reproduite in-extenso ci-dessous.

1 ------------------- Lettre ouverte -------------------

2 lettres ouvertes/ Adult Contents (english translation soon)

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Chers amis  

Qu’avez donc vous fait ?

La Kultur que vous portez en étendard, les >>>>>dans le désordre MigalRoux,  Ha(l)-bba, Ricottta, BaRe, Blok-L’aine, Arrhes-lot, Chal(hein !), Edelfmen, BelleMon, JeanLouiPourlesIntimes, JeanleBoiteux, Cast(rot), Ramber/aupied! et quelques petites Cailles…  mais d’autres le savent …ils sont a-venir dans cette liste ad-hominem… … de cette création française que vous avez rendue moribonde, inaudible ailleurs que dans vos petits boudoirs de pouvoir…

Qu’avez-vous fait d’autre que de créer le lisier de la puanteur d’aujourd’hui

Vos intelligences n’étaient qu’au service de vous-même… de votre superbe…hypocrisie

Cela vous va bien de crier au loup, alors que vos arrogances d’enfermer la création dans l’arrière boutique de vos propres intérêts, de vos petites affaires Franco-Francaises, sont à l’origine de la situation.

Chacun doit balayer devant sa porte… et le petit crime de l’architecte (et de ses administrateurs!) n’est pas moins punissable que celui d’un politique…il en est devenu son jouet, grâce a vous…

Non la Samaritaine n’est pas le problème… c’est de construire le Philarmonique qui devrait en être un (et on tournerait le second opus de Ferreri  'Touche pas à la femme Blanche' dans le chantier avorté), c’est le choix du curateur du Pavillon de la Biennale de Venise qui aurait dû en être un, c’est le PLU de Paris et ses passe-droits… qui en est déjà un ….c’est d’ avoir depuis vingt ans préféré  le plagiat à l’original (JeanleBoiteux & Ricotta en tête de gondole,  épigones inclus -voir pavillon de Milan, clone débile de Seville), mais plus encore de l’avoir organisé, orchestré sciemment … avec ses officines de représentations pour faire ‘à la manière de’ ….comme du temps du conflit entre Bernini et Colbert… votre Modèle… non le mien…… ou le pouvoir de l’administration se plie,  au service de l’ignorance du prince pour in fine le manipuler (voir le dairy pathétique de Frédéric Mitterrand)…Vous avez ensemencé l’abus de pouvoir, celui d’une administration politico-culturelle dominante ennivrée de sa puissance regalienne…et simultanement ignorant du Monde....Aux Elites d'opérettes...  de récolter maintenant les providences malsaines...

AA (le magasine FRanchouillard d’architecture) est aux mains de faquins, l’ordre n’a pas quitté les faubourgs de Vichy et les institutions sont aveuglées par leur manque de moyen… bon prétexte en fait pour n’en prendre aucun … 

Mais cette fois ci je viendrais à vos discours, à vos médiocrités pour vous faire face, à Venise….ou malgré vos disqualifications, nous y sommes  encore et encore invités… Mais aussi pour vous faire réplique….à toute les facondes que vous avez façonnées…. A la puanteur que vous avez créée…. Voyez-vous le prix à payer… ?

Ce n’est pas tant un vindicatif dans la foule servile de la Biennale, qui vous fera face que celui qui a vu et combattu vos systèmes de cooptations, de l’intérieur, depuis 20 ans et peux témoigner des mascarades et canulars démocratiques à l’origine des mécanismes de la commande publique et de sa médiation, le petit doigt sur la couture, ..,faux journalistes (d’A, AA…etc).

L’architecture vous en avez fait une petite affaire personnelle… J’ai honte de ‘NOUS’ avoir rencontré …

FR /

Pour mémoire / Lettre de démission du curating du Pavillon Français en 2002>>> http://www.new-territories.com/biennal%20suite%20et%20fin.htm / L’exception culturelle couchait déjà avec la préférence Nationale / Concept Siamois /

 

La déformation de noms semble 'intentionnelle'...sorte de méssages codés et lointain de  Jacquou le Croquant aux Rastignac. 

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Et Plus directement lettre au Frac Orleans /

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Chers Amis du Frac Orleans 

Vous étiez un outil d’émancipation, de confrontation, voir une zone de conflit …et non un ghetto réservé à quelques Happy Few…pour une consommation abrutie… avec en prime…. un physionomiste de boite de Nuit en éminence grise.

Le FRAC a construit ses Turbulences ‘has been’ et insipides tout en se gargarisant à la première expo de maitres es-robotiques, avec Friedman en Alibi, à défaut d’avoir porté le projet Lauréat  Olzweg  qui aurait pu produire une déflagration, une ambition…et modifier le paysage ‘de ce qu’il était admis de concevoir et de faire’… et nous n’en serions pas là aujourd’hui. Le saviez vous ?

Pour mémoire / Le projet de 2006, Olzweg (Co-Lauréat) était de nature à réconcilier la curiosité des uns avec l’ignorance des autres (Machine Célibataire sur 20 ans).  Nous avions à l’époque stoppé la procédure judiciaire d’annulation du concours pour corruption passive au second tour, cela sur votre demande et afin de sauver votre tête, ce que Michel Sapin, président de la région Centre en 2006, avait mis en balance, si nous dévoilions les supercheries de la consultation. … Grave erreur stratégique que la nôtre en fait.

A cause de votre politique d’exclusion et de naïveté culturelle et intellectuelle… on se tape encore un plagiat à Milan, encore un…pavillon Français…sous influence…c’est cela votre réussite… ?  De laisser faire…..après avoir été bâillonné par la DAPA de l’époque vous obligeant, sans que vous trouviez à redire, à employer ses sbires et exposer ses progénitures…pour piloter votre navire là où il était sûr de s’échouer…. sur un récif sympathique et inoffensif, une sorte de jardin d’enfant, avec pelles, bac à sable et râteaux… !?

D’avoir surfer sur une génération combative et généreuse, à l’origine du Frac pour installer par la suite ses prétendants, sans qu’aucun travail historique ne soit fait ? Est-ce là vôtre réussite de participer aux brouillages, aux barbouillages des évènements et des émergences…de ceux qui les initient à ceux qui les poursuivent et in fine (nous sommes toujours dans cette France aux atavismes  Beaux-Arts) à ceux qui les plagient…

Votre archivage est magnifique, certes, et comme conservateurs de musée, on ne peut que vous respecter…mais votre politique culturelle en temps réel est affligeante de complaisance….ce qui n’intéresse plus personne…. voir le taux de fréquentation… ce que vous Estampillez ‘recherche’ ne fait plus recette… Faut-il en questionner le contenu ? Est-ce là vôtre nouveau cahier des charges de produire des cocottes en papier…indolore, inodore, abscons.  Beaucoup sont mes amis, ils attendaient mieux que votre instrumentalisation infantile, et qu’au contraire… vous les aidiez à dépasser ce stade de Geeks pré-pubères qui leur collent à la peau. La faute à qui ? A votre Mentor, et son ‘Que Sais-je’ de philosophie en poche ? ou à votre manque de ‘science politique culturelle’ ?

Vous croyez ne pas être responsable de la montée des indifférences…mais vous en êtes l’un des vecteurs. On aurait pu attendre de vous du courage, mais vous avez fait de la culture un passe-droit, une sorte de privilège monarchique, réservé aux abonnés…et  le peuple se révolte…c’est violent, obscène…mais ce Golem monstrueux et méchant… vous avez participé à son éclosion…

J’avais refusé en 2004 (voir plus haut) d’être co-curateur-scénographe  avec vous du pavillon Français. Les raisons n’ont pas changées, les conséquences elles s’aggravent… mais RAS, tout va bien aller, chez les ‘teletubbies’  Culturels  Français…vous serez rémunérés à la fin du mois… ’Bonjour chez vous’.

FR /

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Biographies critiques des Grands Commis de l’Etat / Joseph Belmont, Francois Barré,  Jean-Michel Bloch Lainé, et des plus petits / Frederic Migayrou, Ann-Jose Arlot, Dominique Alba / Des critiques 'autorisés' / Jean Louis Cohen, Frederic Edelman, Francois Chaslin / sans oublier les portes drapeaux, porte flingues et porte plumes, de Rambert à Caille à venir…

 

 

—-

—-------------------- Fin Lettre ouverte -------------------

 

 

2)  New-Territories / ‘The TIMIDITY SYMPTOM’


[eIf/bʌt/c]  / Francois Roche-Camille Lacadee

It’s a pleasure to invite you to the Biennale, ‘TIME SPACE EXISTENCE’/

‘Eventi Collaterali Pavilion’ at the Bembo Palazzo, both evenings 5 and 6 June 2014 / each day from 18:00-22:00 (invitation attached)

We are presenting ‘The TIMIDITY SYMPTOM’ /

Contemporary Art Museum in Bangkok-Thailand among other things /

(More on / http://www.new-territories.com/blog/?p=1424)

‘The design phase has been done on this past year, ignorant of the future Evolution of Thai political situation, but not naïve on the way that Western architects are completing their testosterone fantasy in Asia. ‘Timidity symptom’ has been developed as a Allopathic Antidote’.

Preview days (June 5-6) / Biennale passes are not required for Bembo

Pavilion access / In any case / http://card-eng.labiennale.org/private/

Palazzo Bembo location above

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Sincerely

Francois Roche

New-Territories

François Roche, architect

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new-territories.com
[eIf/bʌt/c] / R&Sie(n)
BKK-NYC-(rarely)Paris
-President of the laboratory of research / New-territories 
-Co-founder and Principal of R&Sie(n) / Studio of architectural practices / Paris
-Co-founder of [eIf/bʌt/c] / Institute for contingent scenario / NYC-BKK
-Guest Researcher in master class at Columbia-Gsapp / NYC since 2006
-Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

-Web site:  www.new-territories.com

-Blog: http://www.new-territories.com/blog  
-Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Francois_Roche 
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Après le premier épisode qui s’étonnait du sens des affiches choisies, il est temps de s’interroger sur l’étonnante concomitance des journées portes ouvertes des agences d’architectes avec l’inauguration au même moment de la XIV biennale internationale d’architecture de Venise. On voudrait confiner les architectes, les empêcher de venir se confronter à la réalité on ne s’y prendrait pas mieux !  Hasard, insouciance, incompétence ou vice ?

 

Organisée tous les deux ans, la biennale internationale d’architecture de Venise commence par deux ou trois journées d’inauguration rassemblant l’élite mondiale de l’architecture. Moment de retrouvailles, mais aussi de confrontation avec ce qui se fait de mieux, et surtout moment qui donne le La pour les deux années à venir.  Véritable garden-party mondiale, Davos des architectes, C’est là que les forces se jaugent, c’est la que les contacts peuvent se nouer.  

 

Si les français sont très présents à Venise en “touristes“ tout au long de l’année, ils sont rares à l’intérieur de la biennale, et encore plus rares parmi les équipes invitées dans l’exposition centrale. A l’inverse les anglo saxons sont en force, nouant de savants contacts, partenariats avec le restant du monde. Pour eux la biennale est une occasion unique de parfaire une conquête du monde.

 

Si par le passé les français pouvaient se reposaient en enfants gâtés sur leur commande publique, aujourd’hui avec le désengagement de l’Etat français de toutes ses missions non régaliennes, la donne change, le monde change, mais seuls les architectes français en bons notables de régions se croient immunisés à vie de devoir se mettre en concurrence, de devoir venir se confronter à la réalité contemporaine, de devoir se remettre en cause.

 

Le résultat; c’est de nombreuses occasions perdues, une absence internationale criante, une invisibilité dans les concours internationaux, colloques, et partenariats.  

 

Il faudrait citer en 2004 Bjarke Ingels alors inconnu, partageant le pavillon danois avec la Chine alors que le ministre de la culture de l’époque; M Donnedieu de Vabres, contemplait l’étendue du désastre du pavillon français laissée sous la houlette de Françoise Jourda. 

 

En 2006 c’était l’insouciance aimable de Patrick Bouchain squattant jour et nuit le pavillon français.

 

En 2008 la farce de la “French Touch“, (avec le souvenir inoubliable, de retour de la proclamation des Lions d’Or,  de la mine déconfite de Rudy Ricciotti ne semblant pas comprendre une telle mise à l’écart de la participation française….)

 

En 2010 C’était Dominique Perrault qui nous vantait le Vide comme arme absolue de la ville à l’heure ou les villes chinoises et d’Amérique latine voient des dizaines de millions de nouveaux habitants débarquer en force.

 

En 2012 c’était Yves Lion qui cherchait sa route entre la Marne et la Vallée.

 

A chaque fois le monde entier se demandait ce que les français venaient faire ici, à chaque fois

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Plus que la montée d’un extrême, toujours autour de 20 à 25% en France depuis les années 60-70, que ce soit avec le Parti communiste à l’heure de sa gloire ou le Front National aujourd’hui, c’est l’effondrement des traditionnels partis, dits de gouvernement, qui révèle une crise des élites.  

Rejetées et incapables d’incarner autre chose que leur conquête pour elles mêmes du pouvoir, elles réussissent l’exploit d’afficher la disparition de leur crédibilité politique. c’est la confirmation de ce scrutin du dimanche 25 mai 2014.

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