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Rédaction

[Deadline 24 mai 2013] : Object: The objective of the current International Gastronomic Center competition for architecture students is the creation of a space for cultural exchange through gastronomy.

In this spirit, the International Gastronomic Center (IGC) will be a space for chefs from all around the world to exchange knowledge and share their experience in order to promote gastronomic research and for their own personal and professional enrichment.

Voulant célébrer la diversité et la multitude (en opposition à la consécration d'un seul architecte...) le magazine online d'architecture new yorkais, architizer annonce ses awards 2013 A+

On y retrouve un grand nombre de réalisations déjà largement publiées un peu partout. En tout 87 édifices sont primés dans 52 catégories. ( Voir le diaporama en plein écran (nécessite FLASH)

Deux agences remportent deux prix ( JDS Julien de Smedt, et Steven Holl )

Une cérémonie est prévue à New York Le 16 mai 2013 en parallèle de la semaine inaugurale de NYCxDESIGN

Claude Dufour est ancien président du SYNAAMOB ( Syndicat national des architectes, des agréés et des maîtres d’œuvre en bâtiment) qui regroupait 700 entreprises dont;  5% d’architectes, 50% d’agréés et 45% maîtres d’œuvre, au moment de sa fusion, début 2013 avec le Cnamome, pour devenir le Synamome dont il assure la co-présidence jusqu'en juin 2013.

On se souvient à ce sujet de la polémique lancée par l'Ordre des architectes, en 2012, sur la dénomination alors prévue issue de cette fusion (lire ici).

Sanctionné pour “signature de complaisance“ ce qui est absolument interdit selon les statuts de l'Ordre des architectes, même si le problème est encore assez récurent en France, il consiste pour un architecte, (ou agrée,) inscrit à l'Ordre des architectes, seul habilité à signer les permis de construire au dessus de170 m2 de surface de plancher, à poser sa signature sur un projet dont il n'est pas véritablement l'auteur et à ce titre ne peut en garantir le respect des “règles de l'Art“ inhérentes à ses devoirs.

Claude Dufour est par ailleurs ; chevalier dans l’ordre national du Mérite du fait de son “ engagement passionné, le courage et la ténacité du militant au service de ses confrères“ expliquait Catherine Bachelier, alors déléguée ministérielle à l’accessibilité en 2007,  lors de la remise de cette insigne. (lire ici)

Claude Dufour annonce vouloir porter le différent devant le Conseil d'Etat.

Paris, le 11 mars 2013 – [Texte agence Margot-Duclot] : Le projet trouve sa place dans une bande – inondable – entre Seine et voies ferrées, entre berge et coteaux. Ces derniers sont occupés par de belles demeures en meulière, leurs jardins et des parcs. Les rives elles, mêlent dans le désordre des résidences, cossues ou modestes – cabanons auto-construits, pavillons ou maisons d’antan, pâtés spéculatifs –, des usines ou des dépôts, expirantes ou désaffectés.

Stratégie urbaine

Pour ne pas gêner outre mesure les vues prises par les habitations sur les coteaux, et respecter leurs gabarits, les logements se regroupent en quatre plots alignés sur la rue, desservis par deux volumes transversaux en retrait qui les relient deux par deux. Elles abritent les circulations, et sont suffisamment vitrées pour laisser passer les vues et le soleil. Une respiration entre Seine et vues lointaines qui n’est pas seulement un passage mais l’espoir de rencontres de voisinage. Cette disposition, permet aussi de multiplier les orientations offertes aux logements. L’emprise est en outre économe en foncier – le bâtiment n’occupant que 40% du terrain. 

Les surfaces en pleine terre ont été pour partie accordées à des jardins privatifs, pour partie à des jardins vivriers partagés, séparés de l’arrière de l’immeuble par un sentier. Celui-ci permettra de passer de l’école voisine à la maternelle attenante, et au jardin prévu, quand ce dernier sera réalisé. À l’abri du bruit des trains, le sentier est bordé d’une noue qui recueille et absorbe les eaux de pluie du bâtiment.

Présent dans une soixantaine de pays, fort d'un chiffre d'affaires de près d'un milliard de dollars et 6000 collaborateurs ( architectes, planificateurs, ingénieurs, administrateurs, économistes, spécialistes de l’environnement) oeuvrant dans près de 140 pays, lui permettant d'être classé parmi les 20 premières firmes d’ingénierie par le media “Engineers News – Record“ (http://enr.construction.com),

Le prix de la Première œuvre attribué, en parallèle de l'annuelle Equerre d'Argent, par le groupe de services du Moniteur des Travaux Publics, couronne le travail d'une jeune équipe d'architectes jugée “remarquable“ et méritant d'être remarquée. Fidèle à sa tradition Le Moniteur des Travaux Publics encense ces dernières années des réalisations “qui reviennent aux fondamentaux“ comme cela avait été explicité lors de la fameuse polémique en 2007. Les “premières œuvres“ distinguées depuis retiennent l'attention par une rigueur formelle, voire une certaine raideur. Le Moniteur du BTP pourrait-il distinguer un futur Gehry ? Loin de ces préoccupations, cette année le jury couronne un projet simple, les plus difficiles à concevoir, mais peut-être prévisible dans son apparente parfaite stabilité.


 

Paris, le 12 mars 2013 – [Texte de présentation agence Tolila+Gilliland ] : Ceci n’est pas un hangar. Ceci est une île. La question que m’avait posée le maître d’ouvrage/artiste était celle de la possibilité d’une île culturelle dans un site industriel, la fabrication concrète d’un lieu utopique unique d’habitation, de recherche et de travail. La réponse architecturale donnée fut la recherche d’éléments de vocabulaire qui pourraient donner du sens à ce projet.

A peine cinq ans après son ouverture, le Jardin d'Eole, vaste friche sauvée de la promotion immobilière en bordure des voies ferrées desservant la Gare du Nord, est fermé... pour travaux de mise en sécurité. Dans ce quartier limitrophe entre deux arrondissements pauvres en espaces verts, l'échec est patent, à trop vouloir statufier la nature pour en faire un tableau contemporain au mépris de la réalité urbaine, voilà ce qui arrive. Pourtant la Ville s'était donnée les moyens, mais avait-elle pris le temps de réfléchir au devenir d'un tel espace ? En quelques années ce qui devait témoigner d'une générosité urbaine s'est révélé un cadeau aux dealers et trafics en tout genre qui se sont rapidement appropriés les recoins permis par les curieux choix paysagers. Ici on ne tombe pas à l'eau par négation du risque, mais on ignore la prégnante emprise psychologique de certains. Comment est-ce possible ? Qu'est ce que dessiner un espace public au XXIe siècle ? Quels arbitrages doivent s'imposer ?

 

On retrouve ici un paysagiste bien connu  (La suite de cet article est à lire dans l'édition abonnés)

- Le MIPIM a aussi ses awards

- L'architecte japonais Toyo Ito, Pritzker Prize 2013 + Diaporama

- Consécration : La dette des architectes envers un certain Jay
- Patrimoine : Henry Jacques Le Même, un Moderne art-déco aujourd'hui au sommet

 

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C'est un véritable massacre à la tronçonneuse qui se profile sur une œuvre de Le Corbusier et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de l'immeuble dit de “l'armée du salut“ dans le XIIIe arrondissement de Paris. Oeuvre majeure et pionnière de Le Corbusier imaginée en 1929, (http://en.wikiarquitectura.com/index.php/Armèe_du_Salut) , véritable laboratoire qui permettra à Le Corbusier de peaufiner ses modèles d'habitat collectif.

Alors que la France peine à imposer le dossier “Le Corbusier“ auprès de l'UNESCO pour un classement au patrimoine mondial ( http://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/1666/) . Alors que l'épisode malencontreux du couvent des Clarisses à Ronchamp avait fait grand bruit, (et dont le résultat construit relève du gadget mercantile dans sa touffe potagère,) c'est un curieux silence complice qui entoure la transformation rénovation de l'immeuble de l'armée du salut, alors qu'il bénéficie pourtant d'une protection des ; “Façades et couvertures, hall et escaliers : inscription par arrêté du 15 janvier 1975.“

D'abord le choix de l'équipe de maîtrise d'oeuvre interroge ; (Opéra architectes,) (un architecte, ancien d'architecture Studio, ayant travaillé avec Jacques Ferrier puis avec Patrick Chavannes, tous s'inscrivent davantage dans la filière des “carrossiers génériques du bâtiment“ que des exégètes reconnus de l'oeuvre de Le Corbusier. Certes, “Opéra architectes“ bénéficie de nombreuses références dans le normatif hospitalier, mais est-ce le débat ? Certes ils sont enseignants dans des ENSA, mais est-ce à Paris un blanc-seing ? Il faut se souvenir du projet de Opéra architectes pour l'église Orthodoxe de Paris ( Projet heureusement perdu) pour frémir de la distance qui les sépare de la compréhension du mouvement moderne.

Alors que s'annonce cette violente dénaturation, inculte et maladroite, on peut s'étonner que l'on ne sache toujours pas en France aborder le patrimoine moderne avec plus de respect et d'intelligence quant à sa transformation et sa préservation. Faut-il donc faire rentrer absolument le patrimoine architectural mondial, situé en France, dans la RT 2012 ?

Est-ce bien cela l'enjeu culturel ? Aujourd'hui c'est Le Corbusier qui est violenté, mais demain pourquoi pas la maison de Verre, Versailles, Le Louvre, Chambord et Chenonceau ? Pourquoi ne pas isoler de l'extérieur tout ce bazar une bonne fois pour toute ? 

La commission du Vieux Paris, appelé à donner son avis, à émise un voeu négatif, la fondation Le Corbusier, belle endormie au bois charmant, est en état de mort cérébrale. DOCOMOMO commence seulement à se poser des questions, notamment à la suite d'un article paru dans la presse spécialisée (AMC) signé de Hubert l'Empereur.

Déjà que de son vivant, une grande partie de la profession française des architectes n'avait eu de cesse de cracher sur Le Corbusier, il est consternant de s'apercevoir que l'oeuvre de le Corbusier, patrimoine mondial dont nous ne sommes, en France, que les dépositaires, n'est toujours pas respectée, ni valorisée comme elle devrait l'être. Elle n'est qu'une charge dont il faut se débarrasser au plus vite, et en catimini, non sans en avoir neutralisée toute essence, effacée toute signification. Le crime sera parfait, nous sommes à Paris en 2013 !

Une fois de plus la ville de Paris est à l'oeuvre dans un massacre urbain. La Cité de l'armée du salut, l'opération des Halles, Roland-Garros, le stade Jean Bouin... à chaque fois il est confondu architecture et gesticulation carrossière. A Paris on n'aime rien tant que spectaculariser l'incompétence !

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