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M.A.J le: 17, Sep, 2014 11:19 AM +02:00
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Le 10 juin 2014 à 11:24

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Bonjour Jérôme,

Pourrais-tu s'il te plaît corriger le plus rapidement possible les erreurs que l'on m'a signalé sur ton papier sur La Samaritaine:

1: Je n'ai jamais travaillé chez C de Portzamparc!!!

2: tu évoques une brève et non un Editorial.

je t'envoies un erratum qu'il serait aimable de publier,

tu peux m'appeler

merci Jerôme.

 

Dans votre article sur la Samaritaine, vous écrivez à tord que j'ai été chef de projet chez Christian de Portzamparc. Si j'ai bien travaillé quinze années en agence d'architecture avant de reprendre la rédaction en chef de d'a il y a 12 ans, je n'ai jamais travaillé pour Christian de Portzamparc.

 

merci Jérôme de m'envoyer un pti courriel quand tu auras corrigé l'article et publié l'erratum.

bien à toi

 

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Le 10 juin 14 à 11:41, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. a écrit :

 

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C'est fait

http://www.archicool.com/index.php?option=com_k2&view=item&id=3788:samaritaine-effarés-les-architectes-français-découvrent-que-les-mots-du-plu-à-paris-constitueraient-des-phrases-construites&Itemid=363

 

Bonne journée... sous la pluie parisienne

 

Jérôme

 

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Le 10 juin 2014 à 11:47

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Rép : erratum 2

 

merci, Jérôme,

Oublie moi un peu sur le web, tu feras moins d'erreurs

;o)

 

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Le 10 juin 14 à 12:18, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Emmanuel Caille <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>

 

Ah bon te lire est une source d'erreurs ?

 

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Le 10 juin 2014 à 12:24, Emmanuel Caille

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pour toi, visiblement

 

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Le 10 juin 14 à 14:44, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. a écrit :

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Un peu de sérieux Emmanuel, là tu deviens pathétique !  Tu as surement une très haute image de toi même, mais ton “éditorial“ sur la Samaritaine confondait le doigt (le juge) avec la direction  (le PLU).

 

Je comprend qu'il te soit si difficile de l'accepter, et ta promptitude à vouloir faire corriger un éventuel lien professionnel avec Christian de Portzamparc, (ce qui en flatterait d'autres,) est très intéressante. Mais ton article ne défendait pas l'architecture, ni la lecture du droit, mais donnait l'impression de seulement défendre le puissant groupe LVMH. LVMH peut ne pas avoir raison face au P.L.U, et peut être obligé de ne pas pouvoir faire ce qu'il lui plait à Paris sans pour autant que cela soit un scandale ou un abus de droit. (Et puis qu'ils se défendent eux mêmes, et fassent eux mêmes des tribunes dans les journaux après tout.)  A longueur d’année ; il y  a tant d'autres abus, tant d'autres incompréhensions, on ne semble pas vous y entendre si souvent que cela  malheureusement ! 

 

Ni Christian de Portzamparc, Ni l'Académie d'Architecture, ni toi, ni l'UNSFA et je ne sais qui encore dans la corporation si parfumée de la old school architecture,  ne nous ont convaincu pour le moment. Vous avez seulement, et très curieusement, donné l'impression d'essayer de détourner l'attention sur un éventuel abus de justice en oubliant le texte de Loi qui était à l'origine de cette même décision de Justice.

 

Alors, et que cela  te plaise ou non, à bientôt sur le dossier Samaritaine, à moins que tu revendiques vouloir essayer d'intimider d'éventuels contradicteurs ? 

 

A lire tes prochaines statistiques OJD et bien le bonjour chez vous !

 

Jérôme

 

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Le 10 juin 2014 à 15:31, Emmanuel Caille 

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Jérôme,

pourquoi tant de haine, d'invective et d'agressivité?

Tu as forcément raison dans tes accusations puisque tu fais généralement dire aux gens des choses stupides qu'ils n'ont pas dites.

J'écris 2 lignes anecdotiques et tu produits une abondante littérature, c'est toi qui me fais beaucoup d'honneur. Les lecteurs ne se préoccupent pas de moi et ils ont raison.

Tu gâches ton talent, tu es bien meilleur quand tu parles d'architecture.

 

 

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Le 11 juin 2014 à 10:32, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. a écrit :

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Oh ben ça alors !!!!  Citation “éditorial“  du grand Emmanuel Caille

 

13/05/2014 : “On ne croyait plus cela possible en 2014 à Paris mais il faut bien se résoudre à admettre que les esprits les plus étroits et les plus réactionnaires parviennent encore à imposer leurs visions sclérosées de la ville. En effet, le tribunal administratif de Paris a rendu publique aujourd'hui sa décision d'annuler un des permis de construire de la rénovation de l'ancien grand magasin de la Samaritaine, amorcée en 2012.“

…/…

“Eu égard notamment à la nature et à la destination de cet immeuble, et en dépit de ses qualités architecturales intrinsèques, les requérants sont fondés à soutenir que le projet, sur l'artère où il est implanté », ne satisfait pas aux exigences de la loi.“

.../... 

“Il est d'autre part étonnant qu'un juge, visiblement totalement ignorant de l'architecture, ait pu émettre un jugement esthétique.“

 

fin de citation -

 

C'est quoi cette phrase ?   Il est particulièrement suspect qu'un rédac chef, un Pritzker Prize, une association d'architecture et maintenant l'Ordre des architectes soutiennent ce type de raccourci. encore une fois; Un juge ne fait que lire la Loi (écrite par les législateurs,)  pour apporter une réponse au requérant en garantissant l'équité de sa décision eu égard des textes de Loi.

 

Si le législateur parisien a introduit des considérations à caractère esthétique pour définir et apprécier une composition urbaine (à Paris) qui lui est soumise, le juge n'invente rien, il compare ce qui est écrit dans la Loi par rapport à la demande du requérant et établit un raisonnement (les considérant,) qui lui permettent de justifier sa décision.   

 

Oui le P.L.U permet dorénavant aux juges d'entrer dans la chasse gardée des choix esthétiques (gratuits) des architectes. (au passage l'esthétisme ce n'est pas de l’architecture.)

 

Oui écrire;  “un juge, visiblement totalement ignorant de l'architecture“ est une crétinerie absolue, parce que un juge ne pratique aucun des métiers, professions, corpus auxquels il est amené à statuer et cela n'a rien à voir, parce qu'il ne s'agit pas d'expertise professionnelle, mais de considérations par rapport à des textes de Loi qui s’imposent à tous et qui régulent l’équité de la vie dans la Cité.

 

Oui vos réactions (Christian de Portzamaprc, Académie d'architecture, D'A, CROA, UNSFA,  transpirent le corporatisme aveugle et refusent sciemment d'élever le débat, pire cherche à l'éluder tout simplement,  comme on accuse son chien de la rage pour mieux s'en débarrasser.)  En fait vous voudriez de par votre autorité supposée faire pencher la balance et présenter LVMH comme une victime.  Vous cherchez à provoquer l'émotion, à faire pleurer dans les chaumières la veuve et l’orphelin,  pour mieux dissimuler  votre mépris et votre légèreté face à la démocratie locale.  L’affaire Samaritaine c’est d’abord un profond mépris de la démocratie locale.  Là est le débat ! Là est l’échec depuis trente ans de la transformation de la ville à Paris.

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[Communiqué] Académie d'architecture Paris le 11/06/2014

Cette année, la Cérémonie des Prix et Récompenses de l'Académie d'architecture se tiendra au Pavillon de l'Arsenal (Paris) le lundi 16 juin 2014 à 14h30 précises.

Grande Médaille d'Or : Bijoy JAIN, Architecte, Studio Mumbai
Médaille d'Honneur, médaille de vermeil : Odile DECQ, Architecte

Médaille de l'Urbanisme, médaille d’argent : Bernard BLANC, Directeur Général d’Aquitanis


Prix Le Soufaché 1874, médaille d’argent : Bruno HUBERT et Michel ROY, Architectes

Prix Dejean : Julien de SMET, Architecte

Fondation Académie d’Architecture 1977 : Adeline RISPAL, Architecte, Scénographe

Médaille de l’Analyse architecturale : Joseph ABRAM, Architecte

Médaille de la Recherche et de la technique : Patrice DOAT, Architecte, Chercheur

Médaille des Arts : Françoise CATALAA, Artiste, Sculpteur

Médaille de l’Histoire de l'art : Anne VAN LOO, Architecte

Médaille de la Formation, de l’Enseignement et de la Recherche : Richard KLEIN, Enseignant, Chercheur

Médaille des Publications : Bernard MARREY, Fondateur des Editions du Linteau

Médaille de la Restauration : Marie-Anne SIRE, Inspecteur Général des Monuments Historiques

Médaille de l’Archéologie : Jean-Luc MARTINEZ, Président de l’Etablissement public du Musée du Louvre

Médaille de la Jurisprudence : Jean-François PERICAUD, Avocat

Médaille de l'Académie d'Architecture : Catherine SIMONI, Directeur Général The Carlyle Group

Médaille du Logement de l’Ordre des architectes : Jad et Sami TABET, Architectes

 

“Chaque année, l'Académie d'Architecture distingue des personnalités dont l‘engagement contribue à faire rayonner l'architecture et l’art de construire. 

Ces prix sont répartis en trois séries : Architecture, Bâtiment, Jeunes architectes, saluant ainsi les talents, la qualité et la créativité dans les métiers qui façonnent notre culture commune et notre cadre de vie quotidien.

Ces récompenses sont également tournées vers les travaux et les recherches de ceux qui contribuent aussi bien au développement de l'enseignement de l'architecture, de l'urbanisme et des techniques de construction, qu’à l'avancement des sciences et à l'élargissement du débat architectural.

Cette année, la cérémonie de remise des Prix et récompenses de l'Académie d'Architecture se tiendra au Pavillon de l’arsenal, 28, Boulevard Morland, 75004 Paris, le lundi 16 juin 2014 à partir de 14h30.

 

ENTREE LIBRE     ENTREE LIBRE     ENTREE LIBRE     ENTREE LIBRE     ENTREE LIBRE     ENTREE LIBRE
Pavillon de l'Arsenal : 21, Boulevard Morland, 75004 PARIS
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(The mister Jourdain’ syndrome)

Obscene was the Venice Biennale of Rem Koolhass

On one side the fetishism of the industrial products and components (Italian International Pavilion) and on the other the celebration of the political failure of the world… as a naive agitprop able to wrap the architect with politically correct conscientiousness… self-complaisance for this comfortable dualism.

We are in the pursuit of the diagrammatic hoax he himself promoted 20 years ago, same arrogance of reductionism to avoid embracing and gathering complexity in a productive way, in an aesthetic way, for a critical production, not for a simulation of a critical behavior… sponsored by Rolex.

Lire la suite

http://www.new-territories.com/blog/?p=1741

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Finalement la XIV biennale internationale d’architecture de Venise est assez facile à interpréter.

 

Comment sauver l’architecture ? Dans un premier temps en en disséquant ses contingences comme on dissèque une grenouille.  

 

Les contingences sont à l’ordre de trois ;  Culturelles, techniques, politiques.

Par leur accaparement au fil du temps, elles polluent dorénavant toute visibilité de l’architecture, et noient cette dernière sous une multitude d’artéfacts.  

 

Rem Koolhaas divise sa démonstration dans un triptyque assez remarquable.  

 

La culture ( Monditalia.)   Qui peut mieux que l’Italie être un matériau d’analyse de l’influence culturelle ?  Influence culturelle imposant un esthétisme d’emprunt, d’importation, dénoncé dans le cinéma réaliste italien des années 60, en noir et blanc, ou une Italie séculaire et rurale incapable de changer, se voyait assommée par une modernité d’importation cheap and fast.  Influence religieuse dictant ses dogmes jusqu’à l’esthétisme. Influence théâtrale, pays de l’opéra, de la scène, souvent dernier rempart pour dénoncer la violence sanguinaire de la rue et de ses extrémismes. En parallèle l’architecture en Italie y vivra des heures mouvementées avec l’invention du post-modernisme, réponse déjà défensive, anti-corps sans lendemain d’un attachement à ce qui n’a jamais existé au delà d’un songe commun.

 

 

La technique ( elements of architecture.)   L’addition ou la profusion d’éléments distincts interrogent sur la contingence de la technique dans la définition même d’un simple élément devenu si familier que nous ne le voyons plus qu’au travers de notre vécu : “ Whithout my parents’ balcony I Would not be here. They lived on thé 5th floor of a new social democratic walk-up. Born in the last months of the war, a cold but very sunny winter, when everything that could burn had been burned, I was exposed to the sun, naked, every possible second to capture  its heat, like a mini solar panel. I remember my first escalator - etc etc …“ ( Rem Koolhaas texte d’introduction à “elements of architecture.“

 

Ainsi “The ceilling“ (premièr espace de l’exposition,) commence par l’étonnante salle voutée napoléonienne du pavillon central des Giardini, symbole ou souvenir d’une époque ou la capacité de  franchissement technique configurait à lui seul la volumétrie finale d’un espace.  Sur sa face intérieure on dessinait un ciel, une fresque, effacement symbolique de limites pour en imposer d’autres…  Puis est venue l’heure du confort technique avec ses exigences machinistes, et autre tripailles à dissimuler, puis la nécessité d’en procurer un éclairage artificiel pour en permettre l’usage dans l’obscurité. A chaque fois, la contingence technique imposera son pouvoir en faisant disparaître progressivement toute autre conjonction et en réduisant drastiquement l’espace.

De même pour un simple percement, demandant une négociation entre une volonté horizontale de soustraction à un extérieur, et une nécessité transversale d’en garantir une liaison. De cet antagonisme naîtra au fil du temps, au fil des latitudes, une multitudes de réponses réinventées. Aujourd’hui époque accélérée, époque paresseuse, il n’y plus d’interrogation, ni d’inventions mais seulement des réponses choisies sur étagères de fabricants pressés.

 

Pour la politique, Rem Koolhaas avait à sa disposition les pavillons nationaux (pour la plupart ex empires coloniaux et autoritaires,)

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Certains des jeunes architectes présents sur place étaient assez critique sur le pavillon français.  Thomas Corbasson, (Paris,)  puis Stéphane Malka (Paris) expriment leurs doutes.  Egalement une impression de Guy Amsellem, Président de la Cité de l'architecture et du Patrimoine, une pique d'Odile Decq, et deux courts moments des discours de Jean-Louis Cohen, Commissaire du pavillon français, et d'Aurélie Filippetti, ministre  de la culture et de la communication, lors de l'inauguration officielle le 5 jun 2014 à 11H00 (Giardini/Venise.)

http://archicool.com/video/pourcontre-pav-fr.mov

 

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Le pavillon français ayant été couronné….  on peut bien le critiquer.

 

1°) Le pavillon français: (Commissariat jean-Louis Cohen, scénographie agence Projectiles. Production;  Ministère de la culture et de la communication / Direction générale des patrimoines et l’institut français /opérateur du ministère des affaires étrangères et du développement international dans le cadre de la XIV exposition internationale d’architecture, en collaboration avec la Cité de l’architecture et du patrimoine, producteur délégué.)

 

Au delà du succès mérité de la mention offerte au pavillon français qui récompense un travail sérieux et pertinent par rapport à la problématique donnée, (il faut remonter à l’an 2000 et le Lion d’Or pour le pavillon français (commissaire Jean Nouvel), ou quelques années avant; 1996 (Odile Decq-Benoit Cornette,) pour retrouver le pavillon français dans le palmarès du jury international de la biennale d’architecture de Venise.  C’est donc un événement rare, en partie du fait du riche et dynamique concert naturel des nations présentes, mais aussi en partie du fait d’une grande faiblesse voire d’un désintérêt traditionnel complet des instances responsables françaises pour cette manifestation.

 

La France est une vieille connaissance pour Rem Koolhaas, Il faut se souvenir que c’est en France que Rem Koolhaas a mis le pied à l’étrier lorsqu’il était jeune.  D'abord avec les commandes de maisons individuelles qui deviendront des manifestes (Villa dall’ava, Villa Lemoine,)  comme le furent en leur temps la Villa Savoye et la Villa Laroche de Le Corbusier.  Puis avec Euralille, projet controversé, mais qui permit à Rem Koolhaas d'accéder au statut de théoricien constructeur de grands projets urbains.  Ce parallèle Rem/Corbu n'est pas innocent tant leurs statures respectives relèvent du commandeur de leur temps.

 

La France avait donc une fenêtre de tir cette année, à elle de ne pas la rater. Le ministère de la culture et le ministère des affaires étrangères  devaient faire l'effort de nommer un commissaire à la hauteur des enjeux, de même, et pour la première fois, ils décidèrent de prendre en charge la réalisation du pavillon, (par l'intermédiaire de la Cité de l'Architecture et du patrimoine.) Ce qui permet aujourd'hui aux instances officielles de ne partager le succès qu'avec eux mêmes.

 

La réponse apportée par Jean-Louis Cohen à une thématique imposée par Rem Koolhaas, (historique et non prospective,)  tout en évitant l’épineux Le Corbusier, dont il est un des plus grands spécialistes, mais dont il valait mieux se tenir à l'écart des questionnements (Rappelons le titre choisi par Jean-Louis Cohen; “Modernité promesse ou menace,“) à l'heure ou la France n'arrive pas à faire inscrire l'oeuvre de Le Corbusier au patrimoine mondial de l'Unesco, (Ce qui en devient franchement ridicule et pathétique.)

 

Peu de risques de la part de Jean-Louis Cohen

Tati, Prouvé, et Jean-Luc Godard, n'étant pas encore candidats au formol de l'humanité, ils feront donc très bien l’affaire, même si leur adoubement culturel général, limite la prise de risques en les choisissant. 

Qui conteste la valeur de ces personnalités aujourd’hui ? On osera ici formuler une remarque;  on aurait applaudi au choix de personnalités équivalentes dans la démonstration voulue par Jean-Louis Cohen, mais moins valeurs sûres reconnues aujourd’hui de tous.

 

Avec malice, Jean-Louis Cohen a choisi une période, de prime abord positive et optimiste, celle des trente glorieuses, ce qui efface qu'elle fut aussi celle de Dien Bien Phu, et de l'Algérie.  (Même en commençant avec Lods, Baudouin, Bodiansky et leur cité de la Muette à Drancy.) (1934) mais qui annonce la politique des grands ensembles des trente glorieuses.) 

 

Epoque dont en filigrane émarge la figure emblématique et fantomatique de l'autorité du Général de Gaulle, héros parmi les héros.  Sauveur parmi les sauveurs, Rassembleur parmi les diviseurs, fantôme semblant ineffaçable,  Mais dont les choix aujourd'hui ont tout de même un coût que les ex-générations futures d'hier,  découvrent un peu plus chaque jour. Enfin le parcours humain aussi bien du cinéaste Jacques Tati, qui connaîtra la ruine, de Jean Prouvé, qui devra déposer le bilan de son atelier, résonne avec la clairvoyance très solitaire, en dehors du système,  de Jean-Luc Godard. Bref des personnalités très marginales à l’époque, aujourd’hui statufiées comme mythes officiels et exemplaires de la nation.

 

 

2°) La biennale et ses Lion d’Or

Il faut entendre la spécificité de ce que sont devenus les prix de la biennale, couronnant à chaque session, un message politique plus qu'un enjeu architectural.  En fait la situation de la Biennale est aujourd’hui assez cocasse, d'un coté vous avez des pays qui nomment de façon, on ne peut plus officielle et politique, des commissaires, ou curateurs, de leurs pavillons; de l'autre vous avez un jury qui distribue à ces mêmes pays des prix aux champions de l’autoflagellation.  Cela devient un jeu entre gens de très haute éducation qui s'admonesteraient à eux mêmes,  de façon à peine audible au commun des mortels,  une doucereuse autocritique politique sous trois épaisseurs de masques vénitiens.  Mais l'architecture dans tout cela (Dieu n’en pardon plus) ?  

A ce jeu pour grandes personnes, bien sous tous les rapports, la prospective est systématiquement exclue. L'architecture est confisquée à la biennale d'architecture de Venise. Elle n’est plus qu’un moyen d’encapsuler des petites moqueries innocentes entre amis.

 

La biennale fait le grand écart entre statu-quo et starting-blocks sans jamais choisir, mais c’est aux architectes et leurs contemporains d’y apporter réponse. On soulignera tout de même la réalité décrite par les trois parties voulues par Rem Koolhaas;

  • l’art contemporain (Monditalia), 
  • la Politique (ou le politique,) avec les pavillons nationaux (Fundamentals,) 
  • et enfin le carnet de notes de Roland Barthes chapitre portes et fenêtres.) ( Element of architecture.)

 

 

Jérôme Auzolle


 

* En 1996, Odile Decq et Benoit Cornette obtiennent  le Lion d’or de la Biennale d’architecture de Venise, puis en  2000 c'est Jean Nouvel  qui aura droit à cet honneur.

 

 

** “Prendre en considération le rapport entre la permanence et le mouvement, la stabilité et l’évolution, c’est s’interroger sur une complicité possible entre les deux, ou comme le suggère Rem Koolhaas, une absorption ambivalente entre l’un et l’autre.“ Xavier Darcos. (Préface France 101 bâtiments 1914-2014 - La Modernité Promesse ou menace.}

 

*** Absorber ou adsorber ?   

“Pour en rester au champ sémantique de la physique, je repérerais cependant, dans le cas de la France, un autre phénomène, plus proche de l’adsorption - qui dénote la fixation d’atomes ou de molécules sur une surface leur restant imperméable.” Jean-Louis Cohen

 

 

**** Fundamentals : “After several architecture  Biennales dedicated to the celebration of the contemporary, Fundamentals looks at histories, tries to reconstruct how architecture finds itself in its current situation, and speculates on its future. Fundamentals consists of three interlocking exhibitions, each on differing from previous biennale models in keys ways…“ (Rem Koolhaas Curator of the 14th International Architecture Exhibition)

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Le 6 juin 2014 à midi, L'institut français proposait aux journalistes présents à venise, une visite privée du pavillon français présenté par son commissaire général, l'historien d'architecture Jean-Louis Cohen, et ses scénographes l'agence Projectiles de Paris. Durée 36'09" minutes avec les sons d'ambiance. 

“Etre moderne c'est surtout ne jamais prononcer ce mot !“ (Jean prouvé)

[AUDIO cliquez-ici] (captation archicool.com)

 

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C’était ce samedi 7 juin 2014 à 11H que le jury* de la XIV biennale internationale d’architecture de Venise a annoncé les  différents prix sous le chapiteau géant dressé aux Giardini

 

 

Lion d’Or : pavillon de la Corée

Citation : “Pour son extraordinaire capacité à présenter un nouveau corpus de connaissances sur l'architecture et l'urbanisme, dans une situation politique particulièrement délicate. Grace à l'utilisation de différentes formes de représentation, qui facilitent l'interaction a été lancé la recherche qui va au-delà des limites de l'architecture et implique la réalité géopolitique.

 

Lion d’Argent : pavillon du Chili

Citation : “Pour sa capacité à faire face à un chapitre essentiel de l'histoire de la mondialisation du monde. Axé sur un élément essentiel de l'architecture moderne - le mur de béton préfabriqué - La recherche chilienne souligne le rôle des éléments architecturaux dans différents contextes à la fois idéologiques et politiques.

 

Lion d’argent pour la section meilleur projet de recherche section Monditalia : “Sales Oddity. Milano 2 and the Politics of Direct-to-home TV Urbanism“

Citation : “Ce projet de recherche critique un aspect essentiel de la société moderne: le pouvoir des médias pouvant occuper d'autres espaces sociaux, à la fois physiquement et politiquement. Le projet est basé sur une recherche novatrice qui utilise des enquêtes et des entretiens avec les concepteurs et des résidents et en extrait la langue des médias  Bien que basé sur le cas italien, cette question est présente dans de nombreux autres contextes et est de plus en plus importante dans la situation internationale dominée par la culture technologique et néo-libérale.

 

 

Mentions spéciales pour les participations nationales.

 

Canada

Arctic Adaptations: Nunavut at 15

Citation : “pour l'étude en profondeur de la façon dont la modernité est capable de s'adapter à des conditions climatiques uniques et les besoins d'une culture d’une minorité.

 

France (Vidéo officielle remise du prix à Jean Louis Cohen)

 

Modernité : Promesse ou menace

Eugène Beaudouin, Vladimir Bodiansky, Maurice Cammas, Robert Camelot, Raymond Camus, Maurice Crevel, Jacques Lagrange, Marcel Lods, Jean de Mailly, Eugène Mopin, Jean Prouvé, Charles Ricome, Jacques Tati, Louis-Bernard Zehrfuss

Commissariat: Institut Français, Ministère de la Culture et de la Communication - Direction Générale des Patrimoines, en collaboration avec la Cité de l’architecture et du patrimoine. Curateur : Jean Louis Cohen.

 

Citation : “Pour avoir été en mesure de débattre des conséquences des réussites et des traumatismes liés à une vision utopique de la modernité.

 

Russie

Fair Enough: Russia’s past our Present

Anton Kalgaev, Brendan McGetrick, Daria Paramonova

Commissariat: Semyon Mikhailovsky. Curatori: Strelka Institute for Media, Architecture and Design (Anton Kalgaev, Brendan McGetrick, Daria Paramonova).

 

Citation : “Pour avoir mis en évidence le langage contemporain qui exprime la commercialisation de l’architecture.

 

 

Mentions spéciales pour les projets de recherche section Monditalia

Radical Pedagogies: ACTION-REACTION-INTERACTION

Beatriz Colomina, Britt Eversole, Ignacio G. Galán, Evangelos Kotsioris, Anna-Maria Meister, Federica Vannucchi, Amunátegui Valdés Architects, Smog.tv

Corderie de l’Arsenale

 

Intermundia

Ana Dana Beroš

Corderie de l’Arsenale

 

Italian Limes

Folder

Corderie de l’Arsenale

 

 

Le jury était composé de;  Francesco Bandarin (President, Italie), Kunlé Adeyemi (Nigeria), Bregtje van der Haak (Ouganda), Hou Hanru (Chine), Mitra Khoubrou (Emirats Arabe Unis),

 
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Fundamental(ism]s  : Commissaire général du pavillon son excellence  Hassan Abouyoub, Ambassadeur du Maroc à Rome. Commissaire scientifique du Pavillon du Maroc Tarik Oualalou pour FADA'  ( Fondation pour l'art le design et l'architecture.).
http://www.archicool.com/video/pav-maroc06062014.mov

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Venise Jeudi 5 juin 2014.  L’inauguration du pavillon français, situé au coeur des Giardini, se déroule sans surprise devant un parterre d’architectes parisiens venus spécialement pour l’occasion. (Voir la vidéo diaporama.)

 

La Corderie à L’Arsenale présente Monditalia. C’est sans doute la partie la plus déroutante, pas d’architecture, pas d’architectes, Tout se déroule dans l’invisible des choses. Pour ce faire Rem Koolhaas a convoqué la danse, les arts de la scène, les arts plastiques, le cinéma.  L’histoire n’y est pas écrite, mais le visiteur placé au bord de l’abîme  doit en constituer le rébus.  Façon d’interroger les architectes sur leur rapport et leur vitesse d’évolution par rapport aux autres arts. Le tout est cependant très esthétique, trop esthétique. Koolhaas, et ses nombreuses équipes, sont doués et intelligentes, mais ne dépassent pas le convenu esthétique.

 

Il reste la réelle performance d’avoir su fédérer un tel travail par une multitude d’intervenants.

 

“Elements of architecture“ est le point focal des Giardini.  Il prétend relire, scanner, désosser les éléments les plus familiers de l’architecture. Familiers au point d’en être devenus invisibles. Mais ce n’est pas le même invisible que Monditalia. A Monditalia l’architecture s’invente dans l’invisible.  à Elements of architecture, l’invisible ne demande qu’à se révéler.  

 

Dans les deux cas, la victime de Koolhaas c’est un certain discours sur l’architecture. Et plus particulièrement l’adjectif et le complément.

 

Les réactions à l’exposition Monditalia vont de la sidération au rejet complet. Parmi les premiers visiteurs français, deux, parmi ceux rencontrés,  rejettent complètement. 

Union inattendue ;  Ann-José Arlot se dit choquée par Monditalia; “Ils se moquent du monde“.  

Tout comme l’architecte François Roche ; citation;  “Entre le fétichisme industriel et le l’usurpation activiste.... Rem est égal à lui même.... une catastrophe de new wave... 

Ce qui compte c’est de produire une vision critique... non de jouer de la duplicité...entre merchandising et agit-prop…“ fin de citation.

 

Rumeur du jour :  Le Moniteur des travaux publics arrive à faire parler de lui dans les couloirs de la communauté française de Venise.  80 journalistes sur 160 seraient remerciés !  A vérifier dans les jours qui viennent,  ou si c’était juste pour briller dans les garden-party.  PLus sérieux mais pas encore arrivé aux oreilles de la Biennale : Moïse prend l'eau ! Enfin le projet de digues géantes qui devaient limiter les acqua alta les plus importantes. Alire sur Le Monde : “Orsoni arrêté. Giorgio Orsoni est le maire de Venise

 

à suivre !

 

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