En parallèle de l’exposition qui s’est tenue à Arc en Rêve, le seul endroit aujourd’hui en France capable de prendre des risques, un catalogue assez copieux relate en bande dessinées, sous formes d’historiettes, la genèse et l’explication des projets récents de l’agence BIG, alias Bjarke Ingels Group.
Bjarke Ingels est un phénomène de l’architecture danoise, âgé de trente huit ans seulement,
( voir :Exposition : Bjarke Ingels le “yes it’s me” de l’architecture ! )
Le livre
L’ouvrage édité chez Taschen, d’un prix abordable, est également d’une lecture abordable. il relate sous formes d’historiettes et de phylactères, la genèse des projets imaginés par le groupe BIG. Bjarke INgels se présente lui même comme un “yes-man”, celui qui dit toujours oui ! A l’en croire, il accepte toutes les demandes, et se fait fort face à cette adversité d’avoir suffisamment d’imagination et d’énergie pour réinventer à chaque fois les codes de pensées. Le résultat est ébouriffant, réjouissant, "gagesque" la plupart des fois. Cela serait inimaginable en France, ou au contraire c’est à celui qui se prendra le plus au sérieux. Il en résulte que Bjarke Ingels, formé chez OMA, est aujourd’hui une star mondiale, invité partout. Tout est possible semble nous convaincre Bjarke Ingels, tordre les préjugées comme les obstacles. Bref du sang neuf pour la vielle europe.
Ci dessous ; l’article paru à l’occasion de l’exposition d’Arc-en-rêve ( Bordeaux,)
Exposition : Bjarke Ingels le “yes it’s me” de l’architecture !
21/06/2010 Arc en rêve centre d’architecture à Bordeaux, situé dans l’entrepôt “Ferrere” à deux pas des quais récemment réaménages par l’équipe Corajoud, offre pour l’été 2010, une dynamique exposition sur BIG et son mentor ; Bjarke Ingels.
Plus qu’un trublion, plus qu’un viking aventureux, il pourrait bien être le “Rem Koolhaas des années 2015.”
Bjarke Ingels est un architecte danois, né le 2 octobre 1974 à Copenhague, il est aujourd’hui à la tête d’une agence de plus de 80 personnes, sa réputation est mondiale, on lui doit l’étonnant pavillon danois à l’exposition universelle de Shanghai, qui se tient en ce moment même, on lui doit aussi de nombreux projets “manifestes”. Vitalité ! énergie pure ! Bjarke Ingels c’est le “Red bull” de l’architecture, le viking du raccourci intellectuel, le provocateur pourchassant idées reçues et conformisme. Décomplexé, revendiquant l’architecture comme un “business” ou tout est bon pour faire passer la pilule. Chacun de ses projets tient à la fois du gag, et du rébus. Les danois n’ont pas froid aux yeux c’est bien connu.
Après un passage chez O.M.A, puis une association avec Julien de Smedt au sein de l’agence PLOT, il fonde BIG en 2005, déjà une deuxième vie !
BIG pour “Bjarke Ingels Groups.” Semblant avoir assimilé avec l’appétit d’un ogre, tout ce qui traverse l’architecture contemporaine, fort d’un charisme qui transforme ses conférences en messe, Bjarke Ingels est déjà un personnage en soi. Un architecte à la fois commerçant et businessman.
Yes is More !
Habile ! las des discours empoussiérés, l’exposition se déroule sous forme d’une bande dessinée de 130 m de long, commençant par égratigner, en phylactères caricaturaux, les carrières de quelques idoles bien installées, puis comme les schémas valent mieux que de longs discours, chaque projet est expliqué en images chocs. Le résultat est touffu, les maquettes nombreuses et un peu essoufflées ( l’exposition “Yes is more” a déjà été présentée à Copenhague cet hiver. ) On se souvient également en avoir vu une partie lors de la dernière biennale de Venise ( Comme quoi La biennale de Venise est le meilleur investissement pour voir d’un coup tout ce qui sera montré, diffusé, dans les deux ans qui suivent. )
Les danois sont grégaires, l’agence comprend une quarantaine d’architectes chercheurs aux multiples nationalités auxquels s’ajoutent une quarantaine d’étudiants. L’agence est décloisonnée, les repas sont pris en commun explique Wenwen Cai, architecte ayant participé au montage de l’exposition pour le compte d’Arc en Rêve, “C‘est le brain storming le plus efficace” Machine à imaginer, machine à décomplexer, machine à libérer et surtout machine à produire.
Cependant si la “vitesse de libération” de la planète “BIG” semble pouvoir s'émanciper des uns et des autres, on perçoit tout de même une fantastique machine à s’abstraire de toutes les fixations historiques. Le passé semble bien l’ennemi secret de BIG.... de même que la réalité politique et sociale de la ville.
Le diaporama
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