Ceux qui choisirent les équipes qui répondent à ce marché de définition pour la rénovation de l'assiette du quartier des Halles de Paris mesurent tils la responsabilité de mettre ainsi dos à dos deux visions de la ville et de lurbanisme aussi contraires ?
Dun coté deux projets à la composition symétrique. Lun présente un toit comme centralité. Lautre un toit-terrasse qui couvre le vide dun carreau des halles.
De lautre un vitrail et des émergences colorés dégagés de larbitraire dune symétrie et options plus prometteuses quand à traiter de la polymorphie des attentes urbaines contemporaines.
Comment ne pas voir dun coté des projets de clôtures de la ville et de lautre des projets qui transmutent la ville ?
Dun coté des modèles urbains qui ne sont que des réinterprétations dun modèle qui date de la ville antique : Un volume central monolithique, une symétrie, une hiérarchisation des espaces sous leur "customisation" "technoïdes" et leur rétroviseur géant. Cest le mythe du château dans son parc.
De lautre rien de connu, une fluidité, des formes qui sadressent à toutes les cultures sans les offenser, les dominer, les humilier. Chacun pourra librement inventer sa représentation quil en fera, et au choix des uns et des autres, sera une invention urbaine ou une invention tout court.
Tout dun coup on comprend pourquoi lurbanisme français et sa vision de la ville sont pratiquement inexportables. .... Nous en sommes encore au modèle de la ville antique, nous ne savons pas urbaniser la polymorphie des échanges, ni exprimer autre chose que lordre social. Le défi urbain aujourdhui cest de faire oublier latteinte aux libertés, la vidéosurveillance, la société du big brother. Cest faire oublier la domination des référents occidentaux, du big du Monument impérialiste. Du colonialisme par lhumiliation du monolithe imposé, face à la diversité du monde qui lentoure. A croire que certains vivent encore sous Napoléon III. La vile nest plus ladoration par des sujets soumis du Roi dans son château. Pire ! Les projets français tiennent plus du casernement. Une ville qui prétend accueillir les jeux Olympiques de 2012 se doit d'opter pour des solutions urbaines inventives et jeunes. Un peu de d'air frais SVP !
Pire ! Les projets français tiennent plus du casernement. Une ville qui prétend accueillir les jeux Olympiques de 2012 se doit d'opter pour des solutions urbaines inventives et jeunes. Un peu d'air frais SVP.
Pourquoi il ny pas de critiques circonstanciées pour défendre valoriser certains projets ?
Consternants les arguments des défenseurs des projets français, ils ne dépassent pas la méthode Coué ou le slogan publicitaire. On recherche toujours largumentaire choc qui démontrera la pertinence de ces propositions.
Exemple Libération 16/08/2004 Pap NDIAYE historien, maître de conférences à l'EHESS :
Une des raisons pour lesquelles le projet de David Mangin a la préférence de tant de monde, et pas seulement des riverains, c'est qu'il pense la rénovation des Halles en liaison avec la ville dans son ensemble, plutôt que comme un événement architectural autonome, monumental ou ludique.
Mais au delà de cette affirmation gratuite, comment voir cette fameuse et originale liaison avec la ville ? Nous sommes davantage en campagne électorale, en recrutement dadhésion, que dans une démonstration circonstanciée. En quoi un toit magique ne serait-il pas non plus un événement architectural autonome, monumental ou ludique.
Il ne peut pas y avoir de création architecturale de qualité si il ny a pas une exigence de qualité qui sexprime.
Libération 16/08/2004
Préservons le lien social des Halles
Auteur : Pap NDIAYE historien, maître de conférences à l'EHESS
http://www.liberation.fr/page.php?Article=230787
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